International Conference on Mediation: opening speech by Didier Reynders

Didier Reynders

 
Mediation: possibilities and limits
Recent experiences in the pursuit of peace


14 February 2017, Brussels, Egmont Palace

Opening session

Speech by Minister Didier Reynders

 
(Speech given in English and French)

 
Sire,
Chers collègues,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur et un plaisir de vous accueillir aujourd’hui au Palais d’Egmont pour notre Conférence Internationale de Haut niveau sur la médiation.

Je vous remercie d’avoir accepté en si grand nombre notre invitation.

Je vous remercie tout particulièrement, Sire, d’avoir accepté de rehausser cet événement de votre présence et de continuer de la sorte à témoigner de votre intérêt et de votre engagement en faveur des actions et des initiatives au bénéfice de la paix et de la sécurité internationale.

Je tiens à saluer la présence de mes collègues les Ministres des Affaires étrangères d’Algérie, de Malaisie, du Népal, d’Ouganda et de Slovaquie, les vice-ministres du Costa-Rica, d’Irak et de Lituanie, ainsi que le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique.

Je salue également les représentants des co-présidents du Groupe d’amis de la médiation, la Turquie et la Finlande.

Vous vous souviendrez peut être que, lors de la réunion de ce Groupe d’amis, pendant la semaine ministérielle de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’année passée, j’avais annoncé la tenue de cette Conférence. Je suis très heureux d’avoir tenu parole.

We now live in a world where conflicts, which are several years old, drag on and where we do not seem to be able to stem the ones that starts. It is time to  deal with conflicts in other ways and to prioritize the prevention and the building of a sustainable peace. These are the key priorities that the Secretary-General of the United Nations, Antonio Guterres, clearly endorses. I welcome the success of the coordinated mediation conducted by the United Nations and the ECOWAS, which allowed a peaceful resolution of the succession crisis in Gambia.

For its part, Belgium wishes to act responsibly in the promotion and safeguarding of the international peace and security. As a Federal state, multicultural, Belgium is equipped with a complex institutional system and is used to processes that are aimed at finding negotiated solutions and reconciling the various points of view. These are reflexes and methods that can, in my opinion, help to maintain international peace and security. We have therefore decided to  run for a non-permanent seat on the Security Council for the period 2019-2020 and we chose as common thread for our campaign "Fostering consensus, Acting for peace".

In the context described above, the mediation has become a crucial diplomatic tool. It can be used for various reasons such as to prevent, contain or solve conflicts. This tool has already been transformed and adapted considerably to new types of conflicts such as: internal conflicts, asymmetric conflicts or regional conflicts. We know that in order to be successful, mediation should always be used in a quiet manner without, in the long run, conflict with a reflection on the causes for its success and the reasons for its failure so that lessons can be withdrawn for the future.

Our current objective is to evaluate the challenges that lie in front of us in the mediation's process in the lights of specific country situations and different mediation formats. This will enable us to enhance our understanding of these processes. We deliberately chose speakers who are experts and practitioners in mediation processes.

Dans quelques minutes, je donnerai la parole à deux « vétérans » infatigables de la médiation : Monsieur Marti Ahtisaari et le Sénateur George Mitchell, qui pourront faire part de leur propre expérience et de leurs suggestions pour l’avenir.

Ensuite, nous aborderons diverses thématiques dans trois panels interactifs. Ces panels se tiendront sous les Chatham House rules et ils seront chacun suivis d’une session de questions et réponses.

  • Le premier panel portera sur les opportunités et les limites de la médiation lorsque celle-ci doit s’exercer dans des circonstances extrêmes, en particulier dans de nouvelles formes de conflits, très violents, asymétriques, impliquant de nouveaux acteurs ;
  • Le 2ième panel  abordera les interactions et la complémentarité entre les divers intervenants de la médiation, qu’il s’agisse d’organisations internationales ou régionales, d’Etats, d’organisations non gouvernementales et de la société civile ;
  • Enfin, le 3e panel se penchera sur la mise en œuvre des résultats de la médiation.

A la fin de la journée, Monsieur Peter Maurer et Madame Teresa Whitfield concluront avec moi-même nos débats et nous aiderons à dégager quelques pistes  pour l’avenir.

Sire, chers collègues, Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je tiens encore à tous vous remercier pour votre présence aujourd’hui et je vous souhaite une conférence intéressante et riche en débats.