Steven Vanackere sur le rapprochement de la Serbie avec l’UE
Le Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere s’est entretenu aujourd’hui avec son homologue serbe Vuk Jeremic. Les deux Ministres ont ensuite assisté au déjeuner de travail offert par le Premier ministre Yves Leterme au Président serbe Boris Tadic.
Les Ministres ont pu constater l’état excellent des relations entre la Belgique et la Serbie. Ils ont signé aujourd’hui un accord bilatéral de coopération en matière de sécurité sociale, tandis que d’autres accords, en matière d’investissements et de coopération policière, sont en préparation. Ils se sont également penchés sur l’intensification de nos relations économiques.
L’agenda européen a bien entendu été un important sujet de discussion, notamment à la lumière de la présidence du Conseil Affaires générales de l’UE exercée par Steven Vanackere. Ces derniers mois, la Serbie a réalisé des progrès sensibles sur la voie de son intégration dans l’Union européenne. Steven Vanackere a souligné le rôle constructif joué par la Serbie dans les Balkans : « la déclaration du Parlement serbe sur les événements de Srebrenica et la présence remarquée du Président Tadic lors des commémorations du weekend dernier sont très encourageantes ». Le gouvernement serbe a également fait des efforts sur le plan des réformes internes et de la coopération avec le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie. « Comme je l’ai déjà dit à la conférence de haut niveau à Sarajevo : tous les pays des Balkans détiennent eux-mêmes les clefs de leur avenir; j’invite dès lors la Serbie à poursuivre ses efforts. Comme président du Conseil Affaires générales, j’ai l’intention d’arriver à un consensus parmi les 27 Etats membres au sujet des nouvelles étapes à franchir dans le rapprochement de la Serbie envers l’UE. »
La visite de la délégation serbe est intervenue à un moment important, quelques jours avant l’avis que doit formuler la Cour internationale de Justice sur le statut du Kosovo. Le Ministre Vanackere « espère que toutes les parties concernées réagiront de façon mûre et maîtrisée à l’avis de la Cour internationale de Justice ». Beaucoup dépend en outre du dialogue qui doit rétablir la confiance entre Belgrade et Pristina par le biais de mesures concrètes, comme la lutte commune contre le crime organisé et l’impunité, ou la prévention de la violence gratuite.
