Conseil aux voyageurs Burkina Faso
Suite aux récentes crises socio-militaires de ces derniers mois, tout voyageur décidant de venir au Burkina doit être conscient qu’il court un risque accru, peut-être sans aide extérieure possible, en raison du caractère imprévisible des troubles, de la qualité des acteurs impliqués (militaires et police) et du fait que les autorités décident parfois de couper en temps de crise certains moyens de communication (sms, …).
- Sécurité générale
- Transport
- Climat et catastrophes
- Santé et hygiène
- Législation locale
- Infos pratiques
Sécurité générale
Il est recommandé de ne pas se rendre dans la zone frontière dans le nord-est du pays. Dans les grandes villes du pays, une vigilance accrue et les précautions habituelles sont de mise suite à des troubles sociaux en croissance et une augmentation des vols à la tire. Sur les axes routiers du pays, des "coupeurs de routes" sévissent de temps à autre tant de jour que de nuit. Il est recommandé d'éviter les déplacements nocturnes isolés et à pied. Sur les axes routiers burkinabés, il est déconseillé de circuler la nuit.
Troubles sociaux
Entre février et mai 2011, le Burkina a été en proie à des troubles sociaux, des manifestations parfois violentes et des mutineries de militaires et de policiers. Cela s’est souvent accompagné de pillages, de vandalisme et de diverses exactions, comme des car-jackings et le harcèlement des clients d’hôtels internationaux. Les émeutes ne se limitent pas à Ouagadougou et à d'autres grandes villes. Bien que la situation soit redevenue calme, une vigilance accrue est de mise dans l'ensemble du pays. Les manifestations et les rassemblements de protestation sont à éviter. Les déplacements de nuit sont déconseillés sur l'ensemble du territoire du Burkina Faso. Nous conseillons aux voyageurs et aux résidents de suivre de près l’information par les médias et de bien s’informer de l’évolution de la situation.
Tout voyageur décidant de venir au Burkina doit être conscient qu’il court un risque accru, peut-être sans aide extérieure possible, en raison du caractère imprévisible des troubles, de la qualité des acteurs impliqués (militaires et police) et du fait que le gouvernement déconnecte à ces moments les moyens de communication comme les SMS.
Terrorisme
A Dori et au nord de cette ville, dans un rayon d’environ 100 km autour du point de convergence des frontières burkinabè, malienne et nigérienne, une vigilance extrême s’impose. Les voyages touristiques individuels y sont déconseillés, ainsi que les déplacements pour des raisons professionnelles s’ils ne sont pas absolument indispensables. Il est conseillé aux voyageurs de se signaler aux forces de gendarmerie ou de police à Dori. Quant aux Occidentaux de passage qui désirent séjourner brièvement dans ces localités, il est très vivement recommandé non seulement de se signaler à la police locale, mais en outre de respecter de strictes consignes de prudence et de bon sens.
Les autorités burkinabés préconisent ce contact avec les forces de sécurité locales en raison d’informations faisant état de menaces d’enlèvement contre des Occidentaux.
Des actions terroristes ont été perpétrées dans les régions frontalières maliennes et nigériennes, au Nord et Nord-Est du Burkina Faso. En conséquence, il est indiqué de consulter aussi les conseils aux voyageurs de ces pays si l’on se déplace dans cette zone.
Criminalité
Dans l'ensemble, peu d'étrangers sont victimes d'actes de criminalité sur le territoire burkinabé. Toutefois, la vigilance doit être de mise, surtout après la tombée de la nuit. Il est recommandé d'éviter les déplacements nocturnes isolés et à pied. Sur les axes routiers burkinabés, il est déconseillé de circuler la nuit non seulement en raison d’accidents de la route mais aussi suite à des attaques régulières par des coupeurs de routes qui n'hésitent pas à recourir à la violence armée envers tout type de véhicules, y compris les transports en commun et les minibus de liaison. Ces derniers mois, des attaques de jour ont été également notées. Après les pillages des dépôts d’armes et de munitions, un certain nombre d’armes de guerre sont en circulation illégale, ce qui augmente l’insécurité.
L'insécurité ainsi constatée surtout dans les régions périphériques du pays (sur les axes vers les frontières du Niger, du Bénin, du Ghana et du Mali) doit inciter les voyageurs à n'emprunter ces axes qu'avec vigilance et en connaissance de cause. Sur certains tronçons mentionnés ci-avant, les forces de l’ordre (Police-CRS ou Gendarmerie) organisent des convois à des heures régulières.
Il est déconseillé de porter des bijoux et autres objets de valeurs de manière ostentatoire. Au Burkina Faso comme ailleurs, les signes extérieurs de richesse suscitent ou peuvent accroître les risques de vol à la tire. Il convient de se prémunir contre les vols des documents d'identité et de voyage en gardant les originaux en lieu sûr et en n'emportant dans ses déplacements que des photocopies.
Sécurité/info routière
Les routes reliant les principales villes du pays sont bitumées. En dehors de ces grands axes, l'utilisation d'un véhicule tout terrain est conseillée. Bien que l'assurance responsabilité civile à l'égard des tiers soit obligatoire, la grande majorité des conducteurs ne sont pas ou mal assurés. Il importe d'être vigilant sur les axes routiers burkinabé, eu égard à l'état de vétusté et du mauvais entretien du parc automobile, au comportement imprévisible des villageois, et au nombre important d'animaux sur les routes. Dans les centres urbains, il conviendra de tenir compte d'une circulation de plus en plus dense et du nombre élevé des véhicules à deux roues au comportement imprévisible.
Sécurité/info aérienne
La compagnie nationale « Air Burkina » relie quelques villes du pays ainsi que nombre de capitales ouest-africaines. Ces dernières années, cette compagnie n'a guère connu d'accidents mortels.
Sécurité/info ferroviaire et bus
La ligne de chemin de fer Abidjan-Ouagadougou est vétuste. Les conditions de voyage et de sécurité y sont précaires. Il n'est guère conseillé d'utiliser cette liaison en territoire ivoirien, pour raisons de sécurité. Les transports publics ne sont guère développés. A Ouagadougou, il existe une compagnie de bus publics (SOTRACO) qui effectuent des trajets réguliers sept jours sur sept. Hormis ce réseau, le moyen de transport le plus commode sont les taxis dont les véhicules apparaissent dans un état de sécurité aléatoire, à l'instar des minibus de liaison et des cars qui relient régulièrement les principales villes du pays
Climat et phénomènes météorologiques
Le climat burkinabé est de type pré-sahélien au nord et tropical au sud. Saison sèche et froide de novembre à février (température moyenne de 25°C). Saison chaude de mars à mai (température moyenne de 40 à 45°C). Saison pluvieuse de juin à octobre (température moyenne de 28°C). Les mois d'hiver sont les plus agréables. Il s'agit d'ailleurs de la saison touristique.
Catastrophes naturelles
Le pays est à l'abri des zones sismiques.
Si une catastrophe naturelle ou un événement imprévu se produit pendant leur séjour, les voyageurs sont invités à prendre contact au plus vite avec leur famille ou amis en Belgique pour les informer de leur situation. Si les communications avec l'étranger sont impossibles, ils s'adressent aux services de l'ambassade ou du consulat de Belgique le plus proche.
Coûts/infrastructure soins médicaux
Les infrastructures médicales burkinabé sont en général de qualité médiocre et n'offrent qu'un service basique. N'oubliez pas votre pharmacie de secours dûment remplie!
Risque eau potable et alimentation
Il est recommandé de consommer l'eau en bouteille et de bien laver les fruits et les légumes avec de l'eau en bouteille.
Vaccinations
La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire.
Compte tenu de la grave épidémie de méningite à méningocoque qui se développe actuellement au Burkina Faso, il est très vivement recommandé aux voyageurs de se prémunir contre cette maladie par une vaccination anti-méningococcique avec le vaccin tétravalent (A, C, Y, W135).
Tous les voyageurs en Afrique, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégés contre l'hépatite A. La vaccination contre la fièvre typhoïde est également conseillée ainsi qu'une mise à jour des vaccins contre la polio, le tétanos et la diphtérie.
Consultez au moins 2 à 6 semaines avant votre départ les sites web de l'Institut de Médecine tropicale
et de l'Organisation mondiale de la santé
afin d'obtenir des informations plus détaillées.
Malaria / Paludisme
La malaria est endémique au Burkina Faso. Il est fortement conseillé de dormir sous une moustiquaire, d'utiliser des produits anti-moustiques contenant du DEET et de prendre un produit prophylactique pour les courts séjours. En fonction de votre état général, votre médecin vous indiquera le type de traitement le mieux adapté.
Diarrhée du voyageur
Les mesures visant à prévenir la diarrhée du voyageur, telles le lavage des mains et la désinfection de l'eau potable, sont essentielles. Dans le traitement de la diarrhée, il est primordial de prévenir et de traiter la déshydratation. Pour prévenir la déshydratation, on peut utiliser des solutions salines spéciales, disponibles en pharmacie. Il vaut mieux éviter les anti-diarrhéiques en vente dans les pharmacies locales ; ceux-ci sont le plus souvent inefficaces voire même dangereux.
Bilharziose
Ne vous promenez pas pieds nus dans des eaux stagnantes.
Tout voyageur est soumis aux lois locales, à l'instar des autochtones.
Drogues
L'importation de produits stupéfiants est strictement interdite. Contrairement à ce que prétendent les revendeurs, la consommation de cannabis et des autres drogues constitue un délit au Burkina Faso. A ce titre, elle est punissable d'un emprisonnement de 1 à 6 mois.
Us et coutumes
Tout voyageur est invité à adopter une attitude respectueuse envers les personnes, être prudent en matière de photographie (demander au préalable l'avis des personnes), respecter les consignes en matière de protection de la flore et de la faune.
Sexualité
La prostitution est une réalité dans certains quartiers urbains. Les risques de SIDA ne sont pas absents, même s'ils demeurent plus faibles que dans de nombreux pays africains.
Photographie
La photographie de bâtiments publics, d'ouvrages militaires et stratégiques est à proscrire.
Documents, monnaie, communication
Tous les documents de voyage nécessaires sont mentionnés sous la rubrique du même nom sur ce site web.
Permis de conduire
Le permis de conduire belge est valable mais un résident doit le remplacer par un permis local. L’alternative est le permis de conduire international qui peut être obtenu à la commune de résidence belge.
Assurance de voyage
Vous êtes prié de vérifier si l'assurance fournie par votre mutualité couvre suffisamment les risques liés à votre destination et votre façon de voyager. Tenez compte du fait que cette assurance échoit après un séjour de 3 mois. Une assurance tous risques (assistance judiciaire, soins médicaux et rapatriement) est absolument indispensable. Les voyageurs doivent consulter leur assurance pour vérifier les plafonds financiers, qui souvent ne sont pas suffisants. Vérifiez aussi si cette assurance est valable dans les pays à risques.
Modes de paiement
En cas de perte, vol ou fraude de vos moyens de paiement belge, contactez immédiatement Card Stop (00.32.70.344.344). La monnaie est le Franc CFA (XOF), qui a une parité fixe par rapport à l’euro (1 euro = 655,957 FCFA).
GSM et facilités de communication
Le GSM est utile et fonctionne dans la capitale ainsi que dans les principales villes de province. Le réseau le plus fiable sur l’ensemble du territoire est le réseau Airtel.
Assistance consulaire
En cas de problèmes sérieux imprévus à l'étranger, les Belges peuvent faire appel à l'ambassade ou au consulat de Belgique. Une assistance consulaire est donnée aux compatriotes ayant invoqué en vain une aide de la part des autorités locales (par exemple la police locale) ou de société de service privé (banque, agence d'assurance de voyage), et n’ayant plus d’autre solution que de se diriger vers une représentation diplomatique ou consulaire belge. Dans le cas où l’ambassade ou le consulat ne sont pas joignables, les Belges peuvent demander l'assistance consulaire à une représentation diplomatique ou consulaire d'un autre Etat membre de l'Union européenne. Cette assistance prend fin dès que les voyageurs peuvent poursuivre leur voyage par leurs propres moyens.