Conseil aux voyageurs Djibouti

Kaart Djibouti
Date: 08 mars 2012
Toujours valable le 23 mai 2012

A condition de respecter les précautions d'usage, il est généralement possible de voyager en Djibouti en sécurité.

Tous les voyages dans les régions frontalières de l’Erythrée et de la Somalie sont déconseillés.

Sécurité générale

Jusqu'en 1994, le pays a connu de sérieuses tensions ethniques et politiques, mais un accord entre les principaux mouvements rivaux a permis la pacification du pays. Les sensibilités ethniques demeurent néanmoins un facteur assez important dans la situation interne, et peuvent être à l'origine de manifestations pouvant donner lieu à des incidents sporadiques.

Régions déconseillées

Tous les voyages vers les régions frontalières de Djibouti sont déconseillés. C’est principalement le cas pour la région frontalière avec l’Erythrée. Il y a quelques années, de sérieuses confrontations entre les armées des deux pays y ont eu lieu. On peut actuellement parler d’une paix armée mais pas de normalisation.

Les voyages dans la région frontalière avec la Somalie, en particulier avec la région semi-indépendante du Somaliland, sont déconseillés également. Pour voyager dans la région frontalière avec l’Ethiopie, la plus grande prudence est de mise.

Risque terroriste

Dans le contexte de l'augmentation généralisée des risques de terrorisme, Djibouti, comme d'autres pays de l'Afrique de l'est, constitue un des pays où la menace d'actes terroristes s'est accrue. Djibouti soutient activement le Gouvernement Fédéral de Transition en Somalie et fournit des troupes à la mission  de l’UA en Somalie (AMISOM), ce qui augmente le risque d’attentat.

En général, Djibouti est un pays calme et la situation interne y est stable. Mais l'existence de bases permanentes de troupes étrangères (françaises, américaines et dans une moindre mesure allemandes et japonaises), ainsi que le voisinage de zones de conflits, pourraient en faire une cible pour des groupements terroristes. Il est dès lors malgré tout recommandé aux Belges qui séjournent à Djibouti d'être vigilants, surtout dans les endroits fort fréquentés par les touristes, les troupes étrangères et par les occidentaux établis dans le pays (clubs, hôtels, restaurants, centres commerciaux) ainsi que de se tenir informé de l'actualité.
 
Criminalité

Sur ce plan également, Djibouti est un pays généralement sûr. On constate néanmoins une certaine augmentation de la petite criminalité. La vigilance s'impose donc à l'encontre des voleurs à la tire et des pickpockets surtout dans la ville de Djibouti. Il est également déconseillé de fréquenter les régions ou plages reculées où sévit la petite criminalité, certainement si vous vous déplacez non accompagné.

Transport

Sécurité/info routière

Le réseau routier de Djibouti est limité et mal entretenu. Après la tombée de la nuit, il est déconseillé de se déplacer en dehors des zones urbaines. La circulation à Djibouti n'est pas particulièrement dangereuse, bien que d'assez nombreux conducteurs aient des réactions parfois imprévisibles, et que de nombreux véhicules soient vétustes et mal entretenus. Il est conseillé de ne pas circuler en dehors des agglomérations ainsi que sur les plages pendant la nuit. Il est également formellement déconseillé de s'écarter des routes et pistes sans guide dûment patenté parlant l'arabe et la langue locale de la région visitée. Hors de la capitale, peu de gens pratiquent le français ou une langue internationale.
Il faut également prévoir des réserves suffisantes en eau potable et carburant.

Sécurité/info navigation

La navigation de plaisance est un passe-temps répandu parmi les expatriés et ne présente pas de danger particulier lorsqu'on ne s'éloigne pas des zones proches des côtes et fréquentées par les plaisanciers. Plus au large et plus particulièrement du côté de la Somalie, le risque de piraterie est réel.

Sécurité/info ferroviaire et bus

Il n’existe qu’une seule ligne de chemin de fer, Djibouti – Dire Dawa (Ethiopie), et encore celle-ci n’est-elle utilisée que de façon sporadique.Le service pour passagers est très irrégulier (il y a un seul trajet par semaine entre Djibouti et Dire Dawa).

Les services de bus sont peu fiables. Le trajet Dire Dawa (Ethiopie) – Djibouti dure plus d’une demi-journée.

 

Climat et catastrophes

Si une catastrophe ou un événement imprévu devait se produire pendant leur séjour à l’étranger, les voyageurs doivent informer dès que possible leurs familles ou amis proches en Belgique sur leur situation et les rassurer. Si les communications avec l’étranger sont impossibles, ils peuvent s’adresser à l’Ambassade la plus porche (celle d’Addis Abeba, dans le cas de Djibouti).

Catastrophes naturelles

Si ce n'est des sécheresses, Djibouti n'a pas connu ces dernières années de catastrophe naturelle susceptible d'affecter les visiteurs. Certaines parties du pays sont situées en zones de haute activité sismique. A la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée (région de l’Afra-Aseb), une éruption volcanique, le 12 juin 2011, a occasionné quelques jours de chaos dans le trafic aérien en Ethiopie.

Problèmes météorologiques

Le climat est très chaud. L'humidité de l'air est élevée mais les précipitations rares. Pendant la saison la plus chaude, de mai à septembre, des températures diurnes dépassent souvent les 40°. Le restant de l'année, la température avoisine les 30°. Ce site donne des informations utiles.

Santé et hygiène

Coûts/infrastructure soin médical

L'infrastructure médicale et hospitalière est limitée, et les cliniques privées chères. Une assurance voyage est fortement recommandée. En cas d'urgence, un accord entre la Belgique et la France permet aux visiteurs belges d'avoir recours aux services de l'Hôpital Bouffard, l'hôpital militaire français. Quelques autres cliniques sont disponibles :

Polyclinique
Nicolas Georgalis, Place Lagarde, BP. : 1188, Tél : 35.38.59, E-mail : georgalis@intnet.dj ou nicolasgeorgalis@hotmail.com
Clinique Dentaire
Immeuble Bouche, BP. 2671, Tél. : 35 52 78/35 52 79 ( Dentistes/Chirurgiens).
Pôle Médical
Immeuble Bouche, Avenue Pierre Pascal, Tél : 35 27 24

Risque eau potable et alimentation

Il est conseillé de consommer seulement de l'eau minérale ou de l'eau bouillie et filtrée, et de s'assurer que les légumes qu'on mange sont bien lavés.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée pour les visiteurs en provenance des pays suivants : Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, République Centrafricaine, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée équatoriale, Guinée (Conakry), Guinée Bissau, Côte d'Ivoire, Cap-vert, Cameroun, Kenya, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Somalie, Tanzanie, Togo, Tchad.

Tous les voyageurs en Afrique, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégés contre l'hépatite A. La vaccination contre la fièvre typhoïde est également conseillée ainsi qu'une mise à jour des vaccins contre la polio, le tétanos et la diphtérie. Consultez au moins 2 à 6 semaines avant votre départ les sites web de l'Institut de Médecine tropicaleLien externeet de l'Organisation mondiale de la santéLien externeafin d'obtenir des informations plus détaillées.

Risques sanitaires particuliers

SIDA

Le sida comme pratiquement partout en Afrique sub-saharienne, est endémique.

Cholera

Dans les régions de Yoboki en Balbala il y a un risque de choléra et il est donc conseillé de faire attention à l'hygiène et à l'alimentation.

Méningite

Plusieurs autres maladies infectieuses (notamment méningites A et C) ou parasitaires sévissent dans le pays, parfois sous forme épidémique.

Malaria

La malaria est assez répandue dans le pays.

Rage

Vu le nombre de chiens sauvages et d'autres animaux enragés, une vaccination préventive est recommandée avant le voyage.

En tant que visiteur du pays, vous êtes soumis aux lois locales, tout comme les autochtones.

Législation locale

En tant que visiteur du pays, vous êtes soumis aux lois locales, tout comme les autochtones.

Drogues

La consommation de toute drogue est interdite. Le Khat n'est néanmoins pas considéré comme un stupéfiant interdit et est très prisé par de nombreux Djiboutiens.

Sexualité

La prostitution est répandue, mais la majorité de la population est de mœurs très conservatrices. Il y a donc lieu de faire preuve d'une réserve raisonnable dans sa tenue vestimentaire et dans ses rapports avec des personnes djiboutiennes de l'autre sexe. La pornographie (y compris la simple détention de magazines ou de cassettes vidéo) est interdite, ainsi que l'homosexualité.

Photographie

Il est formellement interdit de photographier des bâtiments ou ouvrages publics (aéroports, ponts), de stationner à proximités de casernes, de bases militaires, de résidences de dignitaires de l'état ou de tout autre bâtiment jugé sensible. Il est également prohibé de photographier les personnes et plus particulièrement les femmes voilées sans leur consentement explicite. Dans le cadre d'activités professionnelles, veillez à vous procurer les autorisations requises auprès des autorités djiboutiennes.

Patrimoine naturel et culturel

Il convient de respecter la législation nationale sur la protection des animaux et végétaux menacés. Des touristes ont connu la prison pour avoir essayé d'emporter des plantes protégées, des animaux ou des fossiles proposés par des vendeurs de rues. Les visiteurs sont tenus de respecter la législation djiboutienne quant à la protection du patrimoine national. Afin d'éviter des ennuis de douane, il est utile de demander un «certificat de non-antiquité» lors d'éventuels achats de souvenirs présentant un aspect ancien.

Us et coutumes

La quasi totalité de la population est musulmane, et une grande partie pratique cette religion de façon stricte, mais sans chercher à l'imposer aux autres. Les étrangers sont rarement incommodés. Il est néanmoins conseillé de faire montre de respect envers les traditions et normes locales (éviter les tenues vestimentaires qui pourraient être considérées comme provocatrices : minijupes, shorts - et faire preuve de réserve dans les contacts entre personnes de sexes différents).

Infos pratiques

Tous les documents de voyage nécessaires sont mentionnés sous la rubrique du même nom sur ce site web.

Visa

L'obtention préalable d'un visa auprès de l'Ambassade de Djibouti à Bruxelles est nécessaire. En ce qui concerne l’obtention d’un visa à l’arrivée aux frontières de Djibouti, il est conseillé de se renseigner à l’avance auprès de l’Ambassade de ce pays à Bruxelles.

Permis de conduire

Pour pouvoir conduire à Djibouti, il est recommandé de se munir d'un permis de conduire international (qui peut être obtenu auprès de votre administration communale).

Modes de paiement

Les cartes de crédit sont acceptées dans quelques grands hôtels et restaurants, mais la plupart des payements se font en espèces (francs djiboutiens). On peut facilement changer des dollars et des Euros cash, et quelques changeurs privés acceptent de remettre des francs djiboutiens contre cartes de crédit (visas et master card surtout).

Assurance de voyage

Une assurance soins médicaux couvrant un éventuel rapatriement médical est recommandée.

GSM/ facilités de communication

Le téléphone et le réseau GSM fonctionnent de façon acceptable (y compris le roaming avec une carte belge Mobistar ou Proximus), mais l'achat d'une carte locale prepaid est conseillée, compte tenu du coût du roaming même pour les appels de Djibouti à Djibouti). Internet fonctionne bien mais assez lentement.

Assistance consulaire

La Belgique n’a ni ambassade ni consulat à Djibouti. En cas d’urgence, vous pouvez vous adresser à l’Ambassade de France à Djibouti ou prendre contact avec l’Ambassade de Belgique à Addis Abeba (tel: 00215 11 661 18 13 of e-mailadres: AddisAbaba@diplobel.fed.be).