Conseil aux voyageurs Kenya

Carte Kenya
Date: 16 juillet 2014
Toujours valable le 28 août 2014

Dernière mise à jour

Les voyages vers certaines régions sont déconseillés.

Des attentats terroristes ont régulièrement lieu sur le territoire kenyan.  Les voyageurs doivent dès lors se montrer particulièrement vigilants.

Dans le contexte d’affaires judiciaires actuellement en cours, on considère que le risque d’enlèvement de Belges est à prendre au sérieux. Une vigilance particulière également recommandée à cet égard.

Sécurité générale

Le Kenya est une destination touristique populaire. Il est possible d’y voyager à condition de respecter les mesures de sécurité mentionnées ci-dessous. Les voyages non-essentiels vers certaines régions sont toutefois déconseillés. Des information spécifiques par région sont reprises dans ce conseil aux voyageurs.

Plusieurs enlèvements d’occidentaux ont été commis dans la région frontalière avec la Somalie depuis septembre 2011. Tous les voyages à moins de 60 km de la frontière somalienne sont dès lors déconseillés. Des tensions ethniques donnent régulièrement lieu à des conflits locaux et violents dans les régions de Samburu North, Moyale, Lamu County, Tana Delta, Mandera et Wajir.
Des rassemblements publics et des manifestations ont lieu de temps à autre. Tout rassemblement de foule, même déclaré pacifique, peut tourner à l’émeute, particulièrement à Mombasa. Il est fortement conseillé de s’en tenir éloigné et de consulter les médias locaux à ce sujet.

Des actes de banditisme violents sont rapportés à plusieurs endroits, y compris à Nairobi. Des car-jackings sont régulièrement signalés, en particulier dans la capitale.

Risque terroriste

Le risque d’actes terroristes, pouvant éventuellement cibler des intérêts occidentaux, reste élevé. L’offensive par l’armée kenyane contre la mouvance islamiste violente Al Shabaab en Somalie depuis le 16 octobre 2011 a donné lieu à des menaces spécifiques d’attentats terroristes sur tout le territoire kenyan. Tenant compte de ce risque, il est conseillé aux Belges voyageant ou résidant au Kenya de faire montre d'une vigilance accrue, en particulier dans les grandes villes comme Nairobi et Mombasa, dans les endroits touristiques et à la côte. Il est conseillé de suivre les instructions des autorités locales chargées de la sécurité et de suivre l'actualité avant et pendant le séjour.

Le21 septembre 2013, un attentat terroriste a eu lieu dans un centre commercial de Nairobi, où étaient présents un grand nombre d’expatriés. Parmi les victimes décédées, beaucoup de Kenyans mais également des personnes d’autres nationalités. Depuis cette date, des attentats à la bombe ont régulièrement eu lieu dans les transports publics, mais aussi à l’aéroport de Nairobi et dans des lieux touristiques.

Le 15 juin 2014, le village de Mpeketoni et plusieurs villages aux alentours, situés à une trentaine de kilomètres de l’archipel de Lamu, ont été visés par deux attaques imputées à Al Shabaab. Le 5 juillet 2014, de similaires attaques ont eu lieu à une dizaine de kilomètres de l’archipel (Hindi) et plus au sud dans la région de Tana River (Gamba). L’ensemble de ces attaques ont fait au moins 80 morts.

Situation par région

Nairobi

Voyager dans les grandes villes touristiques, Nairobi et Mombasa, reste possible mais il convient d’éviter au maximum les endroits très fréquentés comme les bars dans les quartiers populaires, les stations de bus, les centres commerciaux, les lieux de loisirs, les manifestations publiques, les évènements sportifs. Les terrasses en plein air sont particulièrement déconseillées.

Les déplacements vers et dans les environs des bidonvilles de Kibera, Mathare, Huruma, Kariobangi, Kawangware et le quartier somalien d’Eastleigh sont formellement déconseillés. Uhuru Park et City Park sont à éviter la nuit. Si vous vous rendez dans ces endroits, faites-vous accompagner par un guide local.
Les transports publics (matatus) sont déconseillés.
Le risque terroriste n’est pas absent à Nairobi (voir ci-dessus) :
*Le 16 mai 2014 deux explosions ont eu lieu sur un marché local (Gikomba Market) dans le sud de Nairobi, qui ont fait 12 morts ;
* Le 4 mai 2014 deux explosions ont eu lieu dans des bus sur Thika Highway causant plusieurs morts et plus de 70 blessés.
* Le 31 mars 2014, trois explosions ont eu lieu dans le quartier d’Eastleigh. Il y a eu 6 morts.
* Le 16 janvier 2014, une tentative d’attentat à la bombe a eu lieu à l’aéroport international (Jomo Kenyatta International Airport).
* Le 14 décembre 2013, un bus local a été explosé à distance, causant la mort de 6 personnes et une trentaine de blessés.
* Un assaut particulièrement meurtrier dans un centre commercial à Nairobi le 21 septembre 2013 a coûté la vie à plus de 60 personnes, parmi lesquelles beaucoup d’étrangers.

Mombasa (côte méridionale et lieux touristiques)

Tout déplacement individuel dans les quartiers populaires et le centre historique de Mombasa est déconseillé. Il est vivement recommandé aux voyageurs de ne pas quitter les parcours touristiques, de rester prudents lorsqu’ils quittent leur hôtel et de ne pas utiliser les transports en commun (matatus).

Comme à Nairobi, le risque terroriste n’est pas absent à Mombasa :
* le 4 mai 2014, une bombe a explosé dans un hôtel touristique sans faire de victimes et le même jour plusieurs bombes ont explosé près d’une gare de bus populaire faisant plusieurs victimes mortelles.
* le 17 mars 2014, une voiture piégée a été découverte à Mombasa.
Des attentats ou tentatives d’attentats ont également eu lieu à Likoni, à proximité du ferry (la seule connexion par route entre Mombasa et la côte méridionale). Il est conseillé aux voyageurs d’éviter le ferry et d’opter pour un vol vers Ukunda, pour les voyages vers la côte sud (Diani).

La prudence est également de mise sur la côte méridionale, un attentat à la grenade ayant eu lieu en janvier 2014 dans la station balnéaire touristique de Diani.
Le Consul honoraire à Mombasa peut être joint au numéro +254 736 394 298.

Région côtière au nord de Mombasa (y inclus Lamu County)

Toute la région côtière au nord de Malindi doit être évitée. La région de Tana River doit être évitée suite à des conflits sur les droits de pâturage et de propriété foncière ayant fait quelques 160 morts depuis août 2012, et de même pour Lamu County vu la récente infiltration et les attaques meurtrières contre des chrétiens par Al Shabaab.  En plus, les voyages à moins de 60 km de la frontière somalienne sont déconseillés. A Malindi, qui n’est pas épargnée par les attaques violentes, il est conseillé aux voyageurs de se tenir informés de la situation sécuritaire locale avant de quitter leur hôtel.

Ouest du pays - Vallée du Rift

Dans la Western Province et dans toute la partie nord de la Rift Valley Province (au-delà du lac Baringo), la prudence est de mise, y compris de jour, en raison du banditisme et de possibles barrages routiers. Les alentours de Burnt Forest, de Molo et de Kilgoris doivent être évités. Le site du Mont Elgon est inaccessible.

Le nord et l’est du pays

Lors de déplacements vers les districts de Turkana, d'Isiolo et de Marsabit et Mandera, Wajir et Garissa, il fortement conseillé de vérifier les conditions routières avant le départ et d'effectuer les déplacements par le biais d’agences de voyage reconnues.

Il est déconseillé de se rendre dans la ville de Garissa, où un attentat très brutal sur deux communautés ecclésiastiques a eu lieu le 1er juillet 2012, impliquant des attaques à la grenade ainsi que des tirs sur la foule, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

La prudence est de mise au nord de la Rift Valley Province (voir ci-dessus).Toute la région frontalière avec le Soudan, l'Ouganda, la Somalie et l'Ethiopie est peu sûre car fréquentée par des bandes armées qui opèrent des raids sur le bétail des populations locales. En ce qui concerne plus particulièrement la frontière avec le Soudan, pour les voyages dans la région de Lokichiogo et du Lac Turkana, il convient de privilégier les déplacements en avion et, une fois sur place, de prévoir une escorte armée lors des déplacements.

Criminalité

Le taux de criminalité est élevé dans les grandes villes. Les attaques à main armée (vols et car-jackings) et les vols à la tire sont fréquents, principalement à Nairobi, Mombasa, Kisumu et le long de la côte (Kwale, Kilifi, Mtwapa & Changamwe).
Il convient d’adopter les mesures de précaution suivantes :
• toujours rester vigilant et toujours fermer son véhicule;
• ne pas porter sur soi des bijoux et objets de valeur de manière ostentatoire;
• ne pas emporter de grosses sommes d'argent ou des cartes de crédit si ce n’est pas absolument indispensable;
• se méfier des escrocs qui, pour un motif ou un autre, sollicitent l'assistance des voyageurs;
• se méfier de certaines personnes qui se présentent comme policiers. Demander leur identification. Si les voyageurs ont l’impression que le comportement de l’officier est non conforme à la loi, ils peuvent toujours préciser que l’Ambassade en sera informée. Les voyageurs ne sont en aucun cas obligés de prendre un policier dans leur véhicule pour le transporter, que ce soit dans un commissariat de police ou ailleurs ;
• ne JAMAIS accepter de la nourriture et/ ou des boissons proposées par des inconnus ;
• ne pas opposer de résistance en cas d'agression;
• ne pas se déplacer seul la nuit à pied, que ce soit en ville ou en province, et particulièrement sur les plages, dans les parcs publics et dans les quartiers peu fréquentés.
Les réserves naturelles et parcs nationaux sont en principe sûrs. Il est cependant conseillé de réserver tout voyage par le biais d’une agence expérimentée pour ce genre d’activités et d'essayer de rejoindre le camp avant la tombée de la nuit. Il est impératif de se plier aux règlements des parcs nationaux et de suivre les instructions des gardiens de parc.

Si les voyageurs louent une maison de vacances à la côte, ils prêteront attention au système de sécurité du logement.
Il est déconseillé de voyager de nuit dans les villes et dans les provinces. Si un voyage doit être effectué le soir, il est préférable de le faire en convoi de plusieurs véhicules. Eviter, en tant que touriste, de prendre le volant et choisir un chauffeur que l’on connaît bien, ou qui a été recommandé par une société ou un hôtel.
Il est conseillé de fermer les fenêtres des véhicules et de verrouiller les portières surtout si l’on est bloqué dans le trafic. Les voleurs à la tire sont particulièrement intéressés par les montres, colliers et sacs à main des passagers. La prudence s'impose sur les routes : en raison du mauvais état du réseau routier , les chances d'être attaqué sont nombreuses. Un peu partout dans le pays mais particulièrement à Nairobi, Mombasa ainsi que sur la route Nairobi-Mombasa, des accidents routiers sont provoqués intentionnellement afin de dévaliser les passagers.
Il est conseillé aux voyageurs impliqués dans un incident de sécurité de contacter l’Ambassade de Belgique et de lui rapporter cet incident.

Transport

Les transports locaux sont souvent très sommairement entretenus. Dès lors, il est conseillé au voyageur de se renseigner auprès des voyagistes afin d'obtenir des informations utiles sur les conditions de transport lors d'excursions.

Sécurité /info routière

Il est à noter que malgré des efforts dans les années passées, le réseau routier n'est pas très bon au Kenya et certaines routes sont en très mauvais état (la route Nairobi- Masai Mara / Kisumu/ Amboseli/ Turkana). Par contre les routes pour Mombasa, Nakuru et Amboseli ont récemment été refaites en grande partie.

Sécurité /info aérienne

Plusieurs compagnies organisent des vols intérieurs sur les principales villes du pays. Le réseau le plus étendu est celui de Kenyan Airways.

Jomo Kenyatta (JKIA)
Jeudi 16 janvier 2014 à environ 22h, une bombe artisanale a explosé dans une poubelle d’un café à la proximité de Terminal 1 des départs internationaux. Il n’y a pas eu de blessées. Nous vous conseillons de faire montre d'une vigilance accrue.

Le 7 août 2013, un grand incendie a détruit le hall des arrivées et les services des douanes à l'aéroport international Jomo Kenyatta (JKIA) de Nairobi. Les autorités aéroportuaires à JKIA et le gouvernement Kenyan ont rétabli la capacité opérationnelle. Les passagers arrivants pourraient néanmoins s’attendre à des délais.

Wilson Airport
Les mesures de sécurité sont faibles. Cet aéroport est principalement utilisé pour les vols nationaux, y compris les vols charters. Il est recommandé de bien se renseigner quant à la fiabilité de vols privés que vous pourriez réserver.

Sécurité /ferroviaire et bus

Le réseau ferroviaire est principalement utilisé pour les déplacements vers Mombasa. Par contre le train tombe régulièrement en panne. Il existe un réseau dense de bus et minibus. La sécurité (surtout des minibus et les bus de nuit) laisse à désirer.

Climat et catastrophes

Problèmes météorologiques

Les conditions climatiques varient considérablement d'une région à l'autre surtout à cause des différences d'altitude.

La Côte et le Lac Victoria: tropical et humide, pluies abondantes (T°: 22° C- 30 °C).
Zones de basse altitude: très chaud avec peu de pluie (T°: 22 °C-34°C).
Hauts Plateaux (Nairobi): Climat tempéré avec saison fraîche (juin-septembre), saison des petites pluies (octobre-décembre) et saison des longues pluies (mars-juin).
En général les périodes les plus chaudes sont septembre-octobre et janvier-mars. Nord et Nord-Est: Zone aride et semi-aride.

Catastrophes naturelles fréquentes

Le Kenya se situe sur une faille et il s'y produit de fréquentes secousses sismiques.

Si une catastrophe ou un évènement imprévu se produit pendant leur séjour, les voyageurs sont invités à prendre contact au plus vite avec leur famille ou amis en Belgique pour les informer de leur situation et les rassurer. Si les communications avec l'étranger sont impossibles, ils s'adressent aux services de l'Ambassade ou du Consulat de Belgique le plus proche.

Santé et hygiène

Frais médicaux/infrastructure médicale

Il est fortement recommandé de souscrire à une couverture médicale pour tout voyage. Nairobi dispose d'hôpitaux privés qui correspondent aux standards européens mais qui sont très coûteux.

Hôpital Aga Khan : +254 20 374.00.00
Nairobi Hospital : +254 20 271.21.60
Les « flying doctors » opèrent depuis Nairobi : +254 20 31.54.54/5

Ne pas oublier d'emmener votre pharmacie.

Eau et nourriture

Sur le plan de l'alimentation et de l'hygiène, il est conseillé de prendre des précautions et d'éviter de boire l'eau du robinet, de ne boire que de l'eau minérale en bouteille. N'achetez pas de la nourriture vendue dans la rue. De plus amples informations à ce sujet peuvent être consultées dans la brochure « Votre santé durant le voyage » de l'Institut de médecine tropicale.

Lien externe
Vaccinations

Il est impératif de demander conseil à votre médecin avant d'entreprendre un voyage et de s'assurer des vaccinations à faire avant le départ.

Tous les voyageurs en Afrique, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégés contre l'hépatite A. La vaccination contre la fièvre typhoïde est également conseillée ainsi qu'une mise à jour des vaccins contre la polio, le tétanos et la diphtérie. Consultez au moins un mois avant le départ les sites de l'Institut de médecine tropicaleLien externe et de l'Organisation mondiale de la santéLien externe (OMS).

Risques sanitaires particuliers

Epidémie de choléra dans le district nord-ouest du Kenya: le choléra a fait 6 victimes à Mandera (Isiolo) et 130 personnes reçoivent des soins médicaux (60 personnes ont été hospitalisées). Cette épidémie est le résultat d'une mauvaise hygiène générale dans la ville de Mandera, et plus particulièrement de la consommation de l'eau polluée d'une proche rivière, la Dawa, qui forme une partie de la frontière entre le Kenya et l'Ethiopie. Le choléra subsiste au Kenya de façon endémique. La forme aiguë de la maladie est caractérisée par des selles très fréquentes et des vomissements. Le traitement se fait par réhydratation.

Malaria

La malaria endémique est présente tout au long de la côte, ainsi qu'à Kisumu, la région autour du Lac Victoria.

Virus HIV, hépatites B et C

Les maladies sexuellement transmissibles sont répandues au Kenya. Il faut se protéger en conséquence.

Diarrhée du voyageur

Les mesures visant à prévenir la diarrhée du voyageur, telles le lavage des mains et la désinfection de l'eau potable, sont essentielles. Dans le traitement de la diarrhée, il est primordial de prévenir et de traiter la déshydratation. Pour prévenir la déshydratation, on peut utiliser des solutions salines spéciales, disponibles en pharmacie. Il vaut mieux éviter les anti-diarrhéiques en vente dans les pharmacies locales ; ceux-ci sont le plus souvent inefficaces voire même dangereux.

Fièvre jaune

Vaccination obligatoire (pas pour les passagers en transit d'aéroport) si provenance dans les 6 jours d'une zone d'endémie (sauf si transit d'aéroport dans cette zone); vaccination recommandée pour les parcs Masai Mara, Nakuru et l'ouest du pays; vaccination non recommandée pour les régions côtières (Lamu, Malindi, Mombasa) et à l'est d'une ligne Nairobi-Amboseli parc et au sud d'une ligne Nairobi-Lamu/Kiunga Marine Reserve (y compris les parcs Amboseli/Namanga, Tsavo, Kiunga Marine Reserve).

Bilharziose

Ne vous promenez pas pieds nus dans des eaux stagnantes.

Hautes altitudes

Les voyageurs qui souhaitent parcourir le Mont Kenya ou le Kilimandjaro devront vérifier si leur condition physique leur permet d'être actifs à de telles altitudes. Monter en haute altitude comporte des risques même pour les personnes en bonne santé. Prenez contact avec l'Institut de Médecine tropicaleLien externe avant votre départ. Éventuellement à compléter avec informations spécifiques via la Fédération du Tourisme kenyan concernant guides, routes et avertissement en matière d'assurances (+254 20 601.343).

La maladie de Gélineau

La maladie du sommeil est un trouble du sommeil chronique, caractérisée par un temps de sommeil excessif durant lequel une personne ressent une extrême fatigue et peut s'endormir durant un temps mal-adapté. La maladie est causée par un parasite qui s’est transmis par la mouche tsé-tsé. Les patients présentent une insomnie sévère après un certain temps. Si elle n'est pas traitée à temps, la maladie pourrait être mortelle. En outre, les médicaments actuels utilisés dans les cas d’infections avancées ne sont pas idéals. Ils contiennent de l'arsenic toxique qui a des effets secondaires graves chez certains patients, et même mortels.

Les voyageurs sont invités à prendre les précautions nécessaires. Cela signifie qu'il est conseillé de porter des vêtements longs et de dormir sous des moustiquaires, même en haute altitude.

La fièvre dengue

La fièvre dengue est une maladie due à un virus transmis par certains moustiques qui piquent pendant la journée. Les symptômes sont: fièvre aiguë, douleurs musculaires et possible éruption cutanée. La dengue pouvant être dangereuse, voire mortelle dans certains cas, il est important de consulter immédiatement un médecin lors de l'apparition desdits symptômes. Il est conseillé de se protéger de manière préventive contre les moustiques au moyen de produits anti-moustiques. La maladie apparaît tant dans les villes qu'à la campagne.

La mouche de Nairobi (cantaride)

Bien qu'il ne s'agisse pas encore d'une épidémie, un nombre élevé d'attaques de cet insecte a été signalé à Nairobi et dans les régions environnantes. Ce coléoptère de petite taille provoque des cloques dès qu'il touche la peau. Les zones les plus touchées sont le visage, le cou et les mains. Il en existe deux variétés dont le nom scientifique est le crebinpunctatis Paederus et le sabaeus Paederus. La tête est noire, le thorax et le ventre sont rouges. Certaines personnes décrivent l'insecte comme une fourmi.

Contrairement à ce que les gens pensent, cet insecte ne pique pas mais lorsqu'il est agacé ou écrasé sur la peau, il dégage un venin. C'est un des plus puissants répulsifs naturels produits par certains insectes afin de se protéger. Lorsque le venin de cet insecte rentre en contact avec la peau, il provoque une réaction allergique. Les symptômes décrits sont des démangeaisons, une sensation de brûlure et d'oedème. Si l'on n'agit pas rapidement, des cloques se forment emplies d'un liquide jaunâtre. Ces cloques provoquent des infections bactériennes et peuvent conduire à des complications. Ces dernières années, ce coléoptère a été associé à une recrudescence d'infections cutanées.

Afin d'éviter que la peau n'entre en contact avec le venin, il est préférable de ne pas écraser l'insecte mais plutôt de le chasser en soufflant dessus. En cas de contact avec le venin, il est conseillé de laver immédiatement l'endroit touché avec de l'eau et du savon et appliquer un onguent afin de diminuer les risques d'oedème.

Le chigoe (tunga penetrans) ou puce des sables qui prolifère dans le sable et les sols en terre battue fait des ravages dans de nombreux villages à l'intérieur du pays et sur la côte. Elle ressemble aux autres puces mais est de plus petite taille. Les piqûres de ce parasite localisées aux pieds et aux mains causent de vives douleurs. Lorsque cette puce pique, elle dépose ses oeufs dans la peau de sa victime. La blessure doit immédiatement être ouverte afin d'être nettoyée et ainsi d'éviter des douleurs aiguës.

La « Rift Valley Fever » règne dans la province du nord-est du pays. C'est une maladie virale qui sévit sur le bétail, mais qui est également dangereuse pour l'homme. Les symptômes de la maladie ressemblent à la grippe. Ils se déclarent par une fièvre importante, jaunisse, vomissement de sang, diarrhée, maux de tête, gonflement des mains et des jambes. Les complications causées peuvent être, entre autres, une cécité, et une méningite. Il y a un risque mortel dans 38% des cas.

Le risque d'infection pour les touristes est assez faible à moins de se promener dans les zones affectées et d'être piqué par des insectes vecteurs de la maladie ou de rentrer en contact avec le bétail (et ou viande) contaminé. L'épidémie se situe dans les parties éloignées dans le Nord-Est du Kenya, essentiellement dans les territoires qui ont été inondés de Garissa, ainsi que Korakora, Chanta Abak, Shell Gulliet, et Shimbirey. Récemment, un cas isolé a également été signalé à Nairobi.

Il n'existe aucun remède préventif pour cette maladie. Il est conseillé aux voyageurs qui se rendent dans les endroits à risque de s'enduire de produits anti-moustiques (surtout la journée), de porter des pantalons et des chemises à longues manches et d'éviter tout contact avec le bétail.

Législation locale

En tant que visiteur du pays, vous êtes soumis aux lois locales, tout comme les autochtones.

Drogues

La détention, la consommation et le trafic de drogue sont passibles de lourdes peines d'emprisonnement.

Sexualité

L'homosexualité est punissable. Les rapports sexuels avec mineurs sont interdits par la loi et sévèrement punis.

Photographie

Sauf autorisation officielle, il est interdit de photographier les infrastructures militaires, les commissariats et postes de police, les bâtiments publics et les monuments d'état. Il est recommandé de ne photographier les personnes qu'avec leur consentement.

Us et coutumes


Les voyageurs sont invités à respecter les traditions et coutumes locales.

Infos pratiques

Documents, monnaie, communication

Tous les documents de voyage nécessaires sont mentionnés sous la rubrique du même nom sur ce site web. Il est conseillé d’avoir sur soi son passeport, ou du moins une copie du passeport et du visa, lorsqu’on se déplace dans le pays.

Permis de conduireLe permis de conduire international est requis.

Modes de paiement

Le Shilling Kenyan est la monnaie locale. Il y a moyen de payer avec des cartes de crédit dans les hôtels et les grands centres commerciaux. La carte la plus courante est la VISA. Du cash peut-être retiré des distributeurs de billets.

Assurance de voyage

Vous êtes appelé à vérifier si l'assurance fournie par votre mutualité couvre suffisamment les risques liés à votre destination et façon de voyager. Tenez compte du fait que cette assurance échoit après un séjour de 3 mois. Une assurance de voyage adaptée avec une couverture des risques complète est absolument indispensable (assistance judiciaire, soins médicaux et rapatriement).

GSM et facilités de communication

Il y a deux compagnies de téléphone mobile : Kencell & Safaricom. Safaricom est la ligne qui couvre le plus les parcs nationaux. Pour une communication internationale il faut composer le 000 ou (avec un portable) le signe « + » avant de composer le numéro du pays.

Assistance consulaire

En cas de problèmes sérieux imprévus à l'étranger, les Belges peuvent faire appel à l'ambassade et aux consulats de Belgique. Une assistance consulaire est donnée aux compatriotes ayant invoqué en vain une aide de la part des autorités locales (police locale) ou de sociétés de service privées (banque, assureur), et ne pouvant plus que se diriger vers une représentation diplomatique ou consulaire belge. Cette assistance prend fin dès que les voyageurs peuvent poursuivre leur voyage par leurs propres moyens.