Conseil aux voyageurs Géorgie

Carte Georgie
Date: 18 août 2014
Toujours valable le 23 décembre 2014

Dernière mise à jour

A condition de respecter les mesures spécifiques mentionnées ci-dessous, il est possible de voyager en Géorgie.

Sécurité générale

Depuis la guerre avec la Russie en août 2008, il y a deux régions occupées en Géorgie: l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Il est fortement déconseillé de se rendre dans ces régions qui échappent au contrôle des autorités centrales, inclusivement la zone à proximité de la ligne de démarcation entre la Géorgie et ces deux territoires (en particulier la route M27, également connue sous le nom M1, près de Gori, Kashouri, Stephantsminda, Gauduri et la vallée de Akhalgori).

Selon la loi géorgienne du 23 octobre 2008 sur les territoires occupés, l'entrée sur le territoire de la République Autonome d'Abkhazie ne peut être autorisée que par la direction de la municipalité de Zugdidi et l'entrée dans la région de Tskhinvali (l’Ossétie du Sud) ne peut être autorisée que par la direction de la municipalité de Gori .

Il est illégal d’entrer en Géorgie de Russie via l'Abkhazie ou l'Ossétie du Sud car il n’y a pas de contrôle officiel des frontières. Entrer en Géorgie de cette manière peut résulter à une poursuite avec peine d’emprisonnement s’élevant jusqu’à quatre ans.  

Il n'est pas possible d’accorder de l’assistance consulaire en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Autre région à éviter: le Caucase du Nord 

La Géorgie a des frontières avec les républiques russes du Caucase du Nord (Tchétchénie, Daghestan, Ossétie du Nord) et avec la vallée de Pankissi située au-dessus d’Akhmeta. Il est conseillé de ne pas entrer ou partir en Géorgie par la Russie et d’éviter les points de contrôle des troupes russes proches de la frontière avec le Caucase du Nord.

Les voyageurs qui envisagent des activités en montagne sont conseillés de se renseigner auprès de guides spécialisés. En particulier pour la région de Svanétie. Il y a un risque de munitions non-explosées dans les zones où on a combattu pendant la guerre en août 2008.

Le reste du pays, ainsi que la capitale Tbilissi, ne posent pas de problèmes de sécurité majeurs. A Tbilissi, le voyageur sera attentif à ses effets personnels dans les quartiers fréquentés par les touristes (Vake, Saburtalo, la rue Akhvlediani ainsi que les alentours de la Place de la Liberté).
Des manifestations des partis d'opposition à Tbilissi sont possibles. Il est conseillé d’éviter les endroits où des rassemblements et des manifestations ont lieu.

Les risques d'attaques terroristes sont limitées mais ne peuvent être exclues.

La violence et la grande criminalité existent. De manière générale, la prudence est de mise lors de tout déplacement nocturne, en particulier lorsque l’on est seul.

D'une manière générale, la délinquance de droit commun reste modérée. Bien  que la criminalité ait considérablement diminué ces dernières années, le voyageur restera vigilant. Il lui est aussi recommandé d’observer une certaine prudence dans le choix de ses fréquentations (lieux et personnes).

Transport

Transport routier

Conduite à droite. La vitesse est limitée à 60km/h dans les agglomérations et à 80km/h lorsque les limitations ne sont pas clairement indiquées. Les conducteurs sont pour le moins audacieux, les piétons doivent être vigilants. Le réseau routier connait des améliorations notables. Les axes principaux ont été rénovés ou sont en cours de rénovation. L’axe routier transversal ainsi que les principales routes de Kakhetie sont dans un état relativement bon. En cas d'accident, il faut appeler la police pour le constat. Le taux d'alcoolémie toléré est de 0%. En cas d’infraction, l’amende peut atteindre 250€.

Les sièges pour enfants sont obligatoires jusqu’à l’âge de 7 ans.

Il est déconseillé de prendre la route de nuit, particulièrement en dehors des agglomérations.
Les taxis n’ont pas de compteurs. Pour éviter les mauvaises surprises, il convient de négocier le prix du trajet avant l’embarquement.

Transport aérien

Tbilissi et Batumi disposent d'un aéroport moderne et fonctionnel. La Géorgie dispose d'une compagnie aérienne nationale, Georgian Airways.

Transport maritime

Il y a eu dans le passé des accidents avec des voyages en ferry dans la Mer Noire et il convient donc d'être prudent et se renseigner sur la réputation de la compagnie en question.

Réseau ferroviaire et transports publics

D'une manière générale, le réseau ferroviaire est peu dense et très lent, et il a été sérieusement endommagé lors du conflit en 2008. Il n'est pas conseillé de voyager seul, la nuit, en classe économique. Le train de jour Tbilissi-Batumi est, en revanche, confortable et permet de traverser la Géorgie dans des conditions de sécurité acceptables. Il existe également une liaison ferroviaire qui relie, de nuit Tbilissi à Bakou, à bord de trains relativement modernes.

Le réseau de lignes d’autobus est développé et bon marché, mais la plupart des véhicules sont anciens.

Climat et catastrophes

La Géorgie est situé dans une région d’activité sismique.  Des tremblements de terre ne sont pas à exclure.

Si une catastrophe ou un évènement imprévu se produit pendant leur séjour, les voyageurs sont invités à prendre contact au plus vite avec leur famille ou amis en Belgique pour les informer de leur situation. Si les communications avec l'étranger sont impossibles, ils s'adressent au Consulat honoraire de Belgique à Tbilissi (voir infos pratique: assistance consulaire) ou à l’Ambassade de Belgique à Bakou compétente pour la Géorgie (+994 12 437 37 70 (pendant les heures d’ouverture) ou +994 50 291 88 22 (numéro d’urgence), embassy.baku@diplobel.fed.be )

Santé et hygiène

Risque eau potable et alimentation

Les eaux minérales sont parfaitement conformes aux normes. D'une manière générale, il est préférable de ne pas boire l'eau du robinet.

Vaccinations

Si vous voyagez dans des conditions sanitaires incertaines, ou si vous séjournez fréquemment ou pour une longue période à l'étranger, la vaccination contre l'hépatite A est fortement conseillée, ainsi qu'une mise à jour des vaccins contre la polio, le tétanos et la diphtérie. Consultez au moins 2 à 6 semaines avant votre départ les sites web de l'Institut de Médecine tropicaleLien externe et de l'Organisation mondiale de la santéLien externe afin d'obtenir des informations plus détaillées.

Malaria

En Géorgie il y a un risque très limité dans les régions éloignées de juin à fin octobre dans quelques villages dans la partie est du pays à la frontière avec l'Azerbaïdjan.

Rage

Parmi les chiens errants, certains sont porteurs de la rage. Il convient d'être prudent et de prévoir une vaccination pour les cas de situation à risque (randonnées, contacts de nature professionnelle avec les animaux).

En cas de problèmes de santé, l'Ambassade de France recommande :
Mme Nathalie Tchoisseli, pédiatre francophone, 37, rue Iosseliani, Tbilissi. Tél : 337.556 ou 899.116.017. Mme Maria Gogoberichvili, généraliste francophone : 18, rue de Tachkent, Tbilissi. Tél : 382.562 ou 893.313.205.

Il est conseillé de souscrire une assurance de rapatriement sanitaire.

Peste porcine africaine

Fin janvier 2014 on a constaté la peste porcine africaine chez 2 sangliers en Lituanie. La peste porcine africaine est une maladie animale d'origine virale touchant les porcs et sangliers, qui, potentiellement, peut se dissiper rapidement et sur grande échelle en traversant les frontières nationales. Il n’existe pas de vaccins ni de traitement contre cette maladie. Le virus n'est néanmoins pas dangereux pour les gens. Il est rappelé aux voyageurs qu’il est strictement interdit de ramener de la viande de porc ou de sanglier ou tout autre produit issu de la filière porcine en général de la Géorgie vers la Belgique. Il est demandé aux chasseurs qui se rendent en vacances de chasse en Géorgie, de faire preuve de la plus grande précaution compte tenu de la résistance importante de ce virus qu’il pourrait ramener en Belgique.

Législation locale

En tant que visiteur du pays, vous êtes soumis aux lois locales, tout comme les autochtones.

Us et coutumes

La religion orthodoxe joue un rôle important dans la vie d’une majorité de Géorgiens. Le  Patriarche Elie II de Géorgie est une figure très respectée dans tout le pays. Le voyageur, à condition de rester discret, peut pénétrer librement dans les églises, y compris durant les offices. Pour les femmes, le port du foulard est recommandé pour visiter les églises.

Drogues

Le trafic, la consommation ou la possession de stupéfiants de tout type sont défendus et peuvent mener à des peines lourdes. Le trafic de drogues est passible de peines de prison de 5 à 25 ans Il convient d'être prudent. La Géorgie étant un point de passage important de la drogue (héroïne) de l’Afghanistan et l’Asie centrale - via la Tchétchénie notamment - vers la Turquie puis l’Europe, il est recommandé d’être vigilant. La toxicomanie est en augmentation

Attention: Des médicaments antidouleur comme Dafalgan codéine, prescrits sans difficulté en Belgique, sont interdits en Géorgie, comme toutes les substances de type opiacé. En cas d’infraction, l’amende peut atteindre plusieurs milliers d’euros.

Sexualité

La plupart des Géorgiens font preuve d’une mentalité ouverte. Tbilissi est une ville cosmopolite. En zones rurales, des attitudes plus conservatrices sont notées. L'homosexualité n'est plus punissable mais est souvent mal considérée par la société géorgienne. Des manifestations violentes  à l’encontre d’homosexuels ont eu lieu en mai 2013. Il convient donc de garder une certaine discrétion dans les comportements et marques d’affection.

Photographie

Généralement prendre des photos ne pose pas de problèmes. Toutefois, il faut éviter de photographier des installations militaires ainsi que certaines institutions gouvernementales comme le Palais présidentiel à Tbilissi. Le respect et le discrétion sont de mise pour toute photographie prise à l’intérieur des églises.  
 
Varia

L'exportation d'œuvres anciennes peut entraîner des complications avec la douane. Il convient de s'assurer que la législation est respectée.

Infos pratiques

Documents, monnaie, communication

Tous les documents de voyage nécessaires sont mentionnés sous la rubrique du même nom sur ce site web. Les ressortissants belges sont exemptés de visa pour un séjour égal ou inférieur à 360 jours en Géorgie. Tout séjour supérieur à cette durée nécessite l’obligation préalable d’un visa retiré auprès des consulats géorgiens à l’étranger ou à l’arrivée (aéroport)

Souvenirs

L’exportation de livres anciens, de peintures ou d’icônes, voire de tapis, qui peuvent être classés patrimoine national, peut entraîner de graves complications avec les douanes, si elle n’est pas faite en accord avec la législation. Il est recommandé de demander au marchand de fournir le document visé par le ministère de la Culture (37, avenue Rustaveli - tél : 932.255 ou 987.430).

Permis de conduire

Un permis de conduire belge suffit pour conduire une voiture en Géorgie.

Modes de paiement

La monnaie locale est la lari. Dollars et Euros sont généralement acceptés dans les villes, ainsi que les cartes de crédit.

Assurance de voyage

Il convient de se procurer une assurance de voyage complète, y compris les soins de santé et le rapatriement.

GSM /facilités de communication

Les téléphones portables belges fonctionnent en Géorgie, pourvu que le roaming nécessaire ait été installé.

Assistance consulaire

En cas de problèmes sérieux imprévus en Géorgie, les Belges peuvent faire appel au consul honoraire Mr. Pierre Orloff (+995 32 237 22 20,pierre_orloff@access.sanet.ge ) et à l'ambassade de n'importe quel pays membre de l'UE par exemple aux Ambassades de France, Pays-Bas et Allemagne.

Une assistance consulaire est donnée aux compatriotes ayant invoqué en vain une aide de la part des autorités locales (police locale) ou de sociétés de service privées (banque, assureur), et ne pouvant plus que se diriger vers une représentation diplomatique ou consulaire. Cette assistance prend fin dès que les voyageurs peuvent poursuivre leur voyage par leurs propres moyens.