Didier Reynders se réjouit de la présidence UE du processus de Kimberley, en 2018

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders se réjouit de la décision de confier la présidence du processus de Kimberley à l’Union européenne en 2018.
 
La semaine dernière, les 81 pays participants au processus de Kimberley (PK) se sont rangés derrière la candidature de l’UE. Le PK est la plateforme centrale pour la lutte contre le commerce des diamants de conflits. La Belgique considère que la présidence de l’UE est une occasion unique de continuer avec succès le processus de réforme du PK. Le cycle de réformes sera lancé à partir 2017 sous la présidence australienne et poursuivra sa concrétisation pendant la présidence européenne en 2018.
 
La Belgique adresse tous ses vœux de succès à la présidence australienne et l’assure de son plein soutien lors du processus de consultation que l’Australie s’apprête à effectuer en préparation des réformes.
 
Notre pays remercie les Émirats Arabes Unis (EAU) pour leur présidence du PK en 2016. Les propositions de réformes lancées par les EAU durant sa présidence serviront de point de départ pour alimenter le cycle de réformes. La Belgique estime que l’implémentation du PK et le rôle de la Civil Society Coalition (CSC) sont des priorités importantes parmi les réformes.
 
Comme Anvers est le centre mondial le plus important au monde pour le commerce du diamant brut, la Belgique coopère étroitement avec l’Union européenne et d’autres partenaires au sein du PK. Ainsi la Belgique plaide pour la réintégration des organisations de la société civile qui sont membres de la Civil Society Coalition (CSC). Celles-ci forment un partenaire essentiel à l’intérieur de la structure tripartite du PK. Ensemble avec les autorités et les industries, elles sont censées donner de la force à l’efficacité et à l’implémentation du PK.
 
La Belgique s’est constamment investie dans une application rigoureuse des normes du PK. Le Diamond Office, mécanisme de contrôle belge, qui contribue pour 84% au commerce mondial de diamants bruts, joue un rôle de pionnier dans l’implémentation du KPCS (Kimberley Process Certification Scheme) où l’efficience et la transparence sont des notions centrales. La Belgique s’engage à partager avec les pays producteurs de diamants l’expérience accumulée par le biais de renforcement des capacités. La Belgique continue d’œuvrer pour un champ d’application égalitaire des règles du PK.
 
Le Kimberley Process Certification Scheme (KPCS) impose des exigences détaillées à ses membres pour qu’ils puissent certifier que le commerce du diamant brut est 'hors conflit', afin d’éviter que des diamants de conflit n’aboutissent dans le commerce légal.