Réaction du ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo aux chiffres de l’ONU sur la plus grande crise humanitaire de tous les temps

Au cours des derniers mois et des dernières semaines, notre pays a promis près de 60 millions d’euros d’aide humanitaire d’urgence, affectée à de l’aide ciblée notamment au Sud du Soudan et au Yémen, et à l’appui général au Programme alimentaire mondial (PAM) et à l’OCHA, le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires de l’ONU, tous deux actifs sur le terrain. C’est ce qu’a indiqué le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo, compétent en matière d’aide humanitaire.
 
"Les plus grandes crises humanitaires se déroulent actuellement au Soudan du Sud, au Yémen, au Nigéria, en Syrie et en Irak. Nous suivons cela de près et sommes en contact étroit avec l’ONU et ses organismes d’aide humanitaire actifs sur le terrain ", a déclaré Alexander De Croo.
 
"Mais nous devons aussi avoir le courage d’affronter la réalité du problème fondamental : 80% de ces crises sont causées par l’Homme et non par des catastrophes naturelles. Débloquer de l’aide humanitaire d’urgence ne suffit pas. Nous devons bien plus nous mobiliser pour résoudre les conflits, notamment en mettant les pays et les régions où se déroulent ces conflits devant leurs responsabilités. Il faut déployer plus d’efforts pour résoudre les crises au lieu de les amplifier. Je pense notamment au Sud-Soudan, au Yémen, à la crise autour du lac Tchad et à la situation en Syrie", poursuit-il.
 
"Un petit pays comme la Belgique ne peut y parvenir seul. Pour cela, nous avons besoin d’une capacité d’action européenne accrue et de plus de coopération internationale. Ce n’est pas en tournant le dos au monde, comme le prônent aujourd’hui les populistes et les extrémistes, que nous parviendrons à mettre un terme à ces effroyables drames humanitaires", conclut le vice-Premier ministre.