Commerce et développement durable

a) Le processus de Kimberley (PK) est un partenariat regroupant, sur une base volontaire, gouvernements, ONG et industriels du diamant, et qui œuvre pour l’interdiction des « diamants de la guerre ». Il compte près de 50 membres  représentant 75 États. La Commission européenne, représentante de l’Union européenne, a présidé le processus en 2007.

Les participants du PK se réunissent deux fois par an afin de faire le point et de discuter du respect du système de certification du processus de Kimberley (SCPK) et des perspectives d’avenir.

Instrument de régulation, le SCPK vise à lutter contre le commerce des diamants de la guerre. En Belgique, ce système de certification fait l’objet d’un suivi via un accord de coopération entre le SPF Économie (service des licences), le SPF Affaires étrangères et le SPF Finances et son administration des douanes, en collaboration avec l’industrie diamantaire anversoise.

Principal centre de tri et de commerce de diamants au monde, la Belgique est considérée comme un acteur international honorable et important au sein du PK.

www.kimberlyprocess.com

b) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) est un programme lancé pendant le sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg, en 2002, par le premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair. L’ITIE soutient la « bonne gouvernance » dans les pays riches en ressources naturelles, par le biais d’un partenariat tripartite volontaire entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile. L’ITIE œuvre pour la vérification et la publication complète des paiements effectués par les entreprises et des revenus perçus par les gouvernements dans les secteurs du pétrole, du gaz et des minerais. Ardent défenseur du programme de l’ITIE dans les pays en développement, riches en ressources naturelles, la Belgique concentre ses efforts sur la mise en œuvre de l’Initiative en RDC. Le programme ITIE est financé par le Fonds commun multi-bailleurs (FCMB) sous les auspices des Nations unies. La Belgique est devenue membre de ce fonds en 2007.

www.eitransparency.org

c) Le Pacte mondial (PM) est une initiative des Nations unies qui encourage les entreprises à se montrer socialement plus responsables et durables.

Les entreprises participantes s’engagent à améliorer la transparence de leurs activités en ce qui concerne, entre autres, les droits de l’homme, les normes du travail, la lutte contre la corruption et l’environnement. Le Pacte mondial rassemble plus de 6 700 organisations, dont 5 200 entreprises établies dans 130 pays. La participation est volontaire, mais requiert des entreprises qu’elles rendent régulièrement des comptes sur l’application des principes onusiens dans leur culture d’entreprise.

À l’heure actuelle, le PM dispose de 50 réseaux locaux et réunit des participants de 90 pays, dont la Belgique. Un réseau local rassemble des entreprises qui promeuvent les principes des droits de l’homme, de l’environnement, de la lutte contre la corruption et des normes de travail au niveau national, tout en tenant compte de la culture, de la langue et des coutumes locales.

Le réseau belge a été lancé officiellement le 15 octobre 2009.

www.unglobalcompact.org

www.globalcompact.be