OTAN
Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)
La Belgique est membre fondateur de l'Alliance Atlantique. Celle-ci a vu le jour à l'occasion de la signature le 4 avril 1949 à Washington du Traité de l'Atlantique Nord. La Belgique reste attachée au caractère collectif et défensif de l'Alliance énoncé à l'article 5 du Traité de Washington prévoyant : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que si une telle attaque se produit, chacune d'elles, dans l'exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d'accord avec les autres parties, telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique Nord ».
L’OTAN est donc une alliance militaire qui doit garantir la sécurité de ses membres. En outre, l’OTAN constitue aussi un instrument politique pour des consultations transatlantiques nécessaires à la sécurité et à la défense.
Venant après la période de la Guerre Froide, les attentats du 11 septembre 2001 ont révélé l’existence de nouvelles menaces, comme le terrorisme international et la prolifération des armes de destruction massive. Ces menaces sont moins visibles et sont imprévisibles. La nécessité de protéger les populations civiles et les institutions démocratiques sur le territoire même est essentielle.
Afin d'assurer une plus grande sécurité, l'Alliance s'est fixée au fil des dernières années un certain nombre d'objectifs prioritaires :
1) Poursuite d’une politique d’élargissement et d’expansion. C’est ainsi que l’Alliance s’est élargie en 1999 à 3 et en 2004 à 7 nouveaux membres. En 2009, ce fut au tour de l’Albanie et de la Croatie d’adhérer à l’Alliance. Cette politique d'élargissement (« open door policy ») revêt une importance particulière dans la mesure où elle devrait faire de l'Europe toute entière une zone de paix et de sécurité.
2) Développement d'une politique de bon voisinage au travers de la multiplication de partenariats et de contacts. Dès après la chute du Mur de Berlin, l'OTAN a multiplié ses partenariats dans un esprit de «partenariat pour la paix» devant favoriser la stabilisation et la démocratisation. Il s'agit notamment des partenariats suivants :
- le partenariat avec la Russie qui a donné naissance à l'établissement d'un Conseil OTAN-Russie
- le partenariat euro-atlantique ouvert aux pays membres de l'OSCE
- le partenariat spécifique avec l'Ukraine
- le Dialogue méditerranéen, regroupant 7 pays
- l'Initiative de Coopération d'Istanbul
3) Accroissement du nombre d'opérations et missions en dehors de son territoire propre. En tant que contribution au maintien de la paix et de la sécurité en général, l'Alliance atlantique participe à un certain nombre d'opérations et de missions extérieures. En général les opérations et missions se déroulent dans le cadre d'un mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
4) Amélioration des capacités militaires de l’OTAN.
L'évolution sécuritaire mondiale souligne clairement le besoin pour l'Alliance d'adapter ses capacités militaires. Là où l'accent était mis, durant la Guerre Froide, sur la défense territoriale contre une attaque externe, l'évolution actuelle invite l'OTAN à développer ses capacités d'intervention rapide et souple. De manière générale, la déployabilité des forces armées doit être sensiblement améliorée. Le principal projet est la mise sur pied d’une force de réaction de l’OTAN (NATO Response Force ou NRF) : environ 25.000 militaires qui doivent pouvoir être déployés dans les 5 jours n’importe où dans le monde.
Dans cette première décennie, l’OTAN et l’Union Européenne vont collaborer davantage. Depuis le Conseil européen de Nice fin 2000, l'OTAN et l'UE se consultent à intervalles réguliers ; les accords dits de “Berlin Plus” de 2003 prévoient en outre l’utilisation par l’UE des moyens de l’OTAN. Le développement cohérent des capacités militaires constitue un défi majeur tant pour l’OTAN que pour l’UE. La constitution d’un partenariat stratégique entre l’UE et l’OTAN est toutefois freiné par les divergences d’opinion entre, notamment, la Turquie (membre de l’OTAN, pas de l’UE) et Chypre (membre de l’UE, pas de l’OTAN).
