Amérique du Nord
Poltique étrangère de la Belgique : Relations bilatérales
1/ Amérique du Nord/Canada : compétences de la Direction bilatérale
Les relations bilatérales de la Belgique couvrent les Etats-Unis d’Amérique et le Canada, parallèlement avec les pays membres de l’Union européenne jusqu'au grand élargissement de 2004, les pays européens occidentaux non membres de l’UE (Norvège, Islande et Confédération helvétique) et les petits Etats européens (Saint Siège, Andorre, Saint Marin et Monaco).
Elle a donc sous juridiction les Ambassades de Belgique bilatérales accréditées dans ces deux pays et les Consulats généraux et Consulats de carrière (New York, Atlanta, Los Angeles, Montréal et Toronto).
Elle a pour principale mission d’assurer le suivi permanent des événements à caractère politique et économique que rapportent nos Ambassades et Consulats généraux et de préparer sur cette base les dossiers de mission du Ministre des Affaires étrangères, des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires, en collaboration avec les directions thématiques compétentes.
Etant spécialisée dans la gestion des affaires qui concernent la Belgique avec ces pays (affaires dites « bilatérales »), son domaine de compétence chevauche souvent les dossiers politiques régionaux et les dossiers thématiques spécifiquement traités par d’autres Directions, en particulier dans le domaine des questions politiques régionales comme l’Afghanistan/Pakistan, l’Iran, le Processus de Paix au Proche Orient, les Balkans, les relations avec l’Europe orientale, avec les pays de l’Afrique des Grands Lacs ou avec l’Amérique latine, les questions de défense, les questions économiques et commerciales ou celles liées au réchauffement climatique et à l’énergie (énumérées de façon non limitative).
Parmi les affaires spécifiquement bilatérales, figurent des dossiers aussi variés que la politique des candidatures de la Belgique aux grandes organisations et fonctions internationales (Nations Unies, Conseil de l’Europe, OCDE, AIEA, Conseil des Droits de l’Homme, OTAN …), des dossiers liés aux intérêts commerciaux et économiques de la Belgique dans un des pays de la juridiction (en particulier dans le domaine de nos investissements à l’étranger ou des investissements étrangers en Belgique), des dossiers ponctuels à caractère politique, culturel, scientifique ou de défense, qui peuvent parfois aussi n’avoir qu’un rapport de circonstance avec le pays concerné, et des dossiers qui touchent à la politique fiscale de notre pays, comme la fiscalité de l’épargne, ou la participation à des conférences bilatérales. La Direction bilatérale entretient aussi les contacts qui permettent de traiter de problèmes ponctuels ou de débattre des problèmes internationaux généraux.
Le service est aussi sollicité par les Ambassades bilatérales de ces pays en Belgique pour prêter son concours aux différentes manifestations qu’elles organisent. A ce titre, il assure la représentation protocolaire de notre administration aux différentes réceptions qui y sont offertes, reçoit et informe les fonctionnaires et les Ambassades de ces pays sur les positions que prennent la Belgique dans tous les domaines qui relèvent de notre politique étrangère et prépare les réunions de hauts fonctionnaires.
Si les relations politiques de notre pays avec l’Amérique du Nord sont prises en charge par les autorités fédérales belges, la promotion du commerce extérieur est du ressort de nos régions, tandis que les relations culturelles et celles liées à l’enseignement sont assurées par nos Communautés. Sur le terrain, la promotion de nos investissements à l’étranger est assurée conjointement par nos Ambassades et Consulats généraux, d’une part, et nos Régions, d’autre part, quand elles sont représentées dans le pays de juridiction.
2/ Les thèmes
A l’exception des Etats-Unis d’Amérique et du Canada, l’essentiel de nos relations avec les pays de la juridiction est dominé par nos intérêts européens.
Concernant les Etats-Unis d’Amérique et le Canada
La Belgique suit de près et contribue au dialogue transatlantique, qui met en vis-à-vis, à échéances régulières, l’Union européenne, d’une part et les Etats-Unis ou le Canada, d’autre part (par la pratique de Sommets formels et informels des Chefs d’Etat et un dialogue continu dans les dossiers politiques, économico-commerciales et ceux relatifs aux Affaires de Justice et des Affaires intérieures). Ce dialogue est de toute première importance pour ses partenaires, car il réunit des groupes de pays partageant un socle de valeurs et d’intérêts culturels et historiques communs, et a pour vocation, s’ils les points de vue sont mis en concordance et synchronisés, à influencer de façon significative les affaires du monde dans tous les dossiers multilatéraux importants. Il peut s’agir des questions politiques régionales comme le processus de paix au Moyen Orient, les relations de l’Occident avec l’Iran, l’adoption d’une approche cohérente en Afghanistan et au Pakistan ou des relations avec les deux nouveaux géants du XXIème siècle, que sont la Chine et l’Inde. Sur le plan thématique tous les dossiers de notre génération sont concernés (climat, sécurité énergétique, droits de l’Homme, désarmement, relations de voisinage, etc…).
Enfin, comme la Belgique a une longue tradition de coopération avec l’Afrique des Grands Lacs et que notre expertise dans cette partie du continent est reconnue, une mention particulière mérite d’être faite concernant l’influence que nous sommes en mesure d’exercer sur la définition des politiques nord-américaines sur cette partie du continent.
