Europe du Sud

Albanie

La Belgique soutient la volonté de l’Albanie de rejoindre l’Union Européenne et salue dans ce cadre l’adoption du Plan d'Action pour l'intégration européenne, visant à encadrer au mieux les réformes pour remplir les 12 priorités clés, déterminées par le Conseil, nécessaires à l'octroi du statut de pays candidat.

Les relations bilatérales entre l’Albanie et la Belgique sont cordiales mais restent encore trop faiblement développées en ce qui concerne les échanges économiques et commerciaux, malgré le potentiel économique existant, notamment dans les domaines de l’aménagement urbain, des transports, de l’agriculture et du tourisme, secteurs jugés prioritaire par les autorités albanaises. Les rencontres politiques et techniques entre autorités albanaises et belges sont régulières.

Ancienne République yougoslave de Macédoine

La "question du nom" domine les relations de Skopje avec la communauté internationale, notamment sur le plan du processus de l’intégration euro-atlantique du pays. La Grèce s’oppose en effet au nom constitutionnel de "République de Macédoine" revendiqué par Skopje. La "question du nom" plane également sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec l’UE. La Belgique, qui a reconnu le pays sous le nom provisoire d’Ancienne République yougoslave de Macédoine, soutient les négociations en cours entre les deux pays, sous la houlette de Mathew Nimetz, Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations unies, en vue d’une solution communément agréée à cette question. La Belgique estime qu’un différend bilatéral, sans lien avec le processus d’élargissement de l’UE, ne doit pas peser sur ce dernier. Elle invite néanmoins Athènes et Skopje à parvenir à une solution communément acceptée sur cette question. La Belgique est aussi favorable à une adhésion de l’ancienne République yougoslave de Macédoine à l’OTAN pour autant que la question ait été préalablement résolue.

Les relations bilatérales avec l’ancienne République yougoslave de Macédoine sont bonnes, bien que limitées et caractérisées par un dialogue et des rencontres régulières. Ces dernières années la solution de la problématique des demandeurs d’asile y a occupé une place significative.  La Belgique est respectée pour sa contribution, dans le cadre de la communauté internationale, à l’indépendance du pays, et à la restauration de l’ordre et de la paix. 

Bosnie-Herzégovine

La Belgique soutient la perspective d’intégration euro-atlantique de la Bosnie-Herzégovine, de même qu’un renforcement de la présence de l’Union européenne dans le pays. Elle espère dès lors que le nouveau gouvernement bosnien concentrera ses efforts sur l’agenda européen et sur la mise en œuvre des réformes nécessaires.

Les relations de la Belgique avec la Bosnie-Herzégovine sont bonnes bien que limitées et caractérisées par un dialogue et des rencontres régulières. Le modèle institutionnel belge suscite beaucoup d’intérêt parmi les instances officielles bosniennes. Nos relations économiques et commerciales sont peu développées.

Kosovo

La Belgique s’est considérablement engagée aux côtés du Kosovo depuis le conflit de 1999 et fut parmi les premiers Etats à reconnaître l’indépendance du Kosovo. Comme membre de l’International Steering Group, notre pays soutient la finalisation de l’indépendance supervisée du Kosovo d’ici 2013, si les divers critères demandés sont effectivement remplis.

Les relations entre la Belgique et le Kosovo sont très bonnes et peuvent s’appuyer sur l’importante communauté kosovare qui vit en Belgique. Le cadre légal bilatéral est en voie de consolidation et diverses initiatives sont prévues pour renforcer la coopération entre divers secteurs de la fonction publique.

La Belgique soutient les conclusions du Conseil européen relatives aux perspectives européennes du Kosovo et salue dès lors le lancement de l’étude de faisabilité sur un Accord de Stabilisation et d’Association avec le Kosovo et d’un dialogue structuré sur l’Etat de droit. Notre pays comprend l’importance accordée par les autorités kosovares à une libéralisation, dans les meilleurs délais, du régime des visas entre l’UE et le Kosovo mais insiste entre autres sur une prise en considération des leçons tirées des deux vagues de libéralisation précédentes avec les Balkans occidentaux. Cela reste d’autant plus important que le Kosovo se classe depuis des années dans le top 10 des pays d’origine de demandeurs d’asile en Belgique.

Monténégro

La Belgique a reconnu le Monténégro le 23 juin 2006, soit 20 jours après sa déclaration d’indépendance et soutient la perspective d’intégration euro-atlantique du Monténégro. Pays candidat à l’UE et bon exemple au niveau de la coopération régionale, les négociations d'adhésion avec le Monténégro pourraient s'ouvrir en juin 2012, une fois que le Conseil aura examiné les progrès réalisés par le Monténégro dans la mise en œuvre des réformes, tout particulièrement en matière d’Etat de droit et de droits fondamentaux (notamment dans la lutte contre la corruption et le crime organisé).

Les relations bilatérales de la Belgique avec le Monténégro sont cordiales, bien que limitées et restent caractérisées par un dialogue et des rencontres  régulières.

Serbie

Depuis leur lancement en 1878 (avec le Royaume de Serbie), la Belgique maintient d’excellentes relations diplomatiques avec la République de Serbie, comme le démontre entre autres les rencontres bilatérales régulières de haut niveau.

La Belgique soutient l’adhésion de la Serbie à l'Union européenne et salue les nombreux progrès réalisés, notamment dans la coopération de la Serbie avec le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie et dans le dialogue entre Belgrade et Pristina, mené sous les auspices de l’UE. Ces progrès et les réformes à l’œuvre en Serbie ont permis aux 27 membres de l’UE de décider d’octroyer à la Serbie le statut de pays candidat à l’UE, une décision pleinement soutenue par la Belgique. Après les élections serbes du 6 mai 2012, il importe que la Serbie maintienne son élan européen, en se conformant aux critères demandés par l’UE, notamment dans les domaines de la coopération régionale et des relations de bon voisinage.

Le SPF Affaires étrangères finance divers programmes dans le cadre de la consolidation de la paix/prévention des conflits afin de consolider les médias ou d’épauler leur plus grand professionnalisme dans les régions du Sandzak (majorité bosniaque) et de la Serbie du Sud-Est (large proportion d’habitants de souche albanaise).

Au niveau économique, l’année 2011 a été marquée par l’acquisition par le groupe Delhaize d’un acteur clé dans la grande distribution au niveau régional, confirmant l’intérêt économique existant, malgré le contexte économique difficile, pour un resserrement de nos liens et échanges économiques.

Turquie

Les relations entre la Belgique et la Turquie sont très bonnes. Une importante communauté turque (180.000 à 200.000 personnes) vit en Belgique et s’y intègre bien; pour preuve notamment la présence de plusieurs élus d'origine turque dans nos diverses assemblées législatives et les responsabilités politiques qu’ils exercent.

La Belgique soutient l’adhésion de la Turquie à l'Union européenne dont les enjeux sont exceptionnels, de par la géographie et l'histoire de ce pays: un peuple de tradition musulmane de plus de 70 millions de personnes sur une terre qui fait le trait d'union entre l'Europe et l'Orient. La Belgique, tout comme les autres Etats membres de l’Union européenne, suit avec attention les réformes accomplies par Ankara. A cet égard, la Belgique salue le processus de révision de la Constitution actuellement en cours qui devrait fonder un régime plus démocratique, en renforçant le contrôle civil sur les forces armées, en rééquilibrant les relations entre l’Etat et les cultes ainsi qu’entre l’Etat et les citoyens. Cette réforme devrait permettre à la Turquie de réaliser de nouveaux progrès dans le respect des critères d’adhésion à l’Union européenne.

Dans ce contexte, la Belgique est particulièrement attentive au respect des libertés fondamentales, au respect des droits de toutes les minorités et au renforcement d’une culture démocratique en Turquie. Des progrès sont également attendus en ce qui concerne la mise en œuvre intégrale et non-discriminatoire du Protocole additionnel à l’Accord d'Ankara (juillet 1995) visant à étendre les bénéfices de l'Union douanière Union européenne-Turquie aux dix nouveaux Etats membres, dont la République de Chypre.