Burkina Faso

Carte Burkina Faso

Dernière mise à jour

La situation sécuritaire se dégrade depuis plusieurs années. Il est aujourd’hui formellement déconseillé de se rendre dans le nord du pays, au-delà de l’axe routier Dori-Djibo, et à l’est du pays, au-delà de la ville de Fada-NGourma.

Le nombre d’incidents et d’attaques d’ordre terroriste sur le territoire burkinabè a augmenté significativement au cours des derniers mois. Une double attaque terroriste meurtrière a eu lieu dans le centre de Ouagadougou le 02/03/2018, quelques mois après l'attaque d'un restaurant le 13/08/2017. On assiste également depuis l'été 2017 à une multiplication des incidents sécuritaires au nord et à l'est du pays.

Voyager au Burkina Faso est aujourd’hui sujet à de fortes mesures de précaution. Une vigilance accrue est de mise pour tous vos déplacements dans le pays (voir plus bas).

Nous conseillons aux Belges qui s’y trouvent ou qui envisagent de se rendre au Burkina Faso de signaler leur présence par téléphone (+226.25.31.21.64/65), online via le portail https://travellersonline.diplomatie.be et/ou en adressant un mail à l'ambassade (ouagadougou@diplobel.fed.be).
 

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

Il est conseillé aux Belges qui se trouvent sur place de faire preuve d'une vigilance accrue dans tous leurs déplacements et de respecter scrupuleusement les conseils suivants:

  • Eviter les lieux publics très fréquentés, en particulier par la population expatriée, et qui sont facilement accessibles par la route ;
  • Se tenir à l’écart des rassemblements de population ;
  • Préférer la fréquentation des endroits publics correctement sécurisés ;
  • Respecter scrupuleusement les consignes des autorités locales et éviter tout comportement suspect ;
  • Se tenir informé de l’actualité du pays via les médias locaux et internationaux

Si la situation politique peut être qualifiée de relativement stable et que l’insécurité liée aux tensions sociopolitiques récurrentes reste modérée, cette situation pourrait évoluer très rapidement.

La menace sécuritaire, tant interne que régionale, est pour sa part bien réelle. Plusieurs attaques terroristes visant particulièrement la communauté occidentale ont eu lieu sur le territoire burkinabè.

  •  Le 15 janvier 2016, un attentat terroriste a frappé la capitale du Burkina Faso  33 personnes y ont perdu la vie. Le même jour, un couple australien a été enlevé et un poste de police attaqué non loin de la frontière malienne.
  • Une attaque terroriste a fait 19 morts et de nombreux blessés dans un restaurant du centre-ville de Ouagadougou le 13 août 2017.
  • Le 2 mars 2018, des attentats simultanés ont  été commis contre  l’Ambassade de France au Burkina Faso et l’Etat-Major Général des Armées. Huit membres des Forces de Sécurité Burkinabè ont perdu la vie et plus de 80 personnes ont été blessées.

Depuis l’été 2016, les actions terroristes menées contre les forces de défense et de sécurité du pays sont également de plus en plus régulières.

 Au nord du pays:

Dans la zone frontalière avec le Mali et en partie le Niger (au nord des villes de DJIBO et à l’ouest et nord-ouest des villes de Ouahigouya, Tougan, Gassam, Nouna, Sanaba, Orodara et Douna), les attaques contre les forces de sécurité locales se sont intensifiées  et le risque de prise en otage est élevé. Tous les voyages y sont formellement déconseillés. 

Suite à une dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du pays et compte tenu des difficultés actuelles pour les forces de sécurité à y faire face, la province de Loroum (Titao entre Dori et Ouahigouya) représente désormais également une zone à risque. Des actions djihadistes en provenance du Mali essentiellement, de type raids contre les dispositifs forces de sécurité, règlements de compte locaux, mais aussi de type enlèvement de personnel expatrié, sont probables. Tous les voyages y sont donc formellement déconseillés.

Suite à des attaques et incursions constatées récemment, l’utilisation de la route entre Dori et Tera (Niger) est formellement déconseillée.

 
A l'est du pays:

On observe actuellement une dégradation rapide de la situation sécuritaire à l'est et au sud-est du pays.

Ces derniers mois ont vu se multiplier plusieurs attaques ciblant principalement les postes des forces de défense et de sécurité. Face à cette menace croissante, toute la région est a fait l’objet de récentes opérations des Forces de défense et de sécurité.

Au vu de la situation tous les séjours dans la région, y compris dans les parcs animaliers sont formellement déconseillés.

Jusqu'à nouvel ordre les déplacements routiers, tant entre Fada-Ngourma et le Bénin via Pama, qu’entre Fada-Ngourma et le Niger via Kantchari sont également déconseillés.


A l'ouest du pays:

La plus grande vigilance est à observer si l’on est amené à se rendre dans la zone située à l’ouest de l’axe routier Bobo-Dioulasso- Banfora-Niangoloko.


Coupeurs de route et risques routiers

Les coupeurs de route restent menaçants dans les zones frontalières avec le Bénin tout comme avec le Niger. Il en va de même vers l’ouest du pays, que ce soit sur l’axe Ouagadougou-Bobo ou dans la région de Gaoua. En cas de problème de cet ordre, il est déconseillé de tenter de résister. Ce type d’embuscade est essentiellement exécuté sur des transports en commun locaux, où beaucoup de gens à bord peut signifier beaucoup d’argent et de biens. Ce type d'agressions se produisant généralement la nuit, les déplacements nocturnes sont déconseillés.

Groupes d’autodéfense

Des manifestations et actions de protestation, entre autres de la part des groupes d’autodéfense (“Kogleweogo”) actifs surtout dans la campagne, peuvent mener soudainement à des incidents sur tout le territoire. Certaines parties du pays voient des groupes locaux s’affronter sporadiquement sur des questions de sécurité communautaire, notamment entre Ouagadougou et Bobo Dioulasso ainsi que du côté de Fada NGourma.

Criminalité

Dans l'ensemble, peu d'étrangers sont victimes d'actes de criminalité sur le territoire burkinabé. Toutefois, la vigilance doit être de mise, surtout après la tombée de la nuit.

En ville, il est recommandé d'éviter les déplacements nocturnes isolés (à pied, en vélo ou à moto), de dissimuler d’éventuels sacs et sac à dos et de verrouiller les portes des véhicules. Il est également  déconseillé de porter des bijoux et autres objets de valeurs de manière ostentatoire. Il convient de se prémunir contre les vols des documents d'identité et de voyage en gardant les originaux en lieu sûr et en n'emportant dans ses déplacements que des photocopies.

Lorsque vous voyagez dans le pays, il est judicieux de réserver votre logement quelques jours avant votre arrivée seulement et de loger uniquement dans des hôtels sous bonne surveillance et protection ou chez des particuliers.


Cybercriminalité

Les arnaques, fraudes et escroqueries à travers internet à partir du Burkina Faso ou l’Afrique de l’Ouest en général, sont de plus en plus fréquentes. Les escrocs utilisent une fausse identité et vous demandent de payer les frais à aéroport avant embarquement d’un proche, les frais d’hôpitaux,  de donner votre numéro de compte en banque pour un transfert  bancaire etc. Il faut être vigilant dès que vous êtes en relation via internet avec une personne résidant au Burkina Faso (ils sont très actifs sur les réseaux sociaux et les sites de rencontre).

 
Numéros utiles dans tout le pays:

en général et en priorité: 1010

  • Gendarmerie: 16
  • Police: 17
  • Pompiers: 18