Burkina Faso

Carte Burkina Faso

Dernière mise à jour

La situation sécuritaire dans le pays connait une dégradation rapide et inquiétante. L'état d'urgence a été déclaré depuis le 1er janvier 2019 dans 14 provinces du Burkina Faso: Sourou, Koulpélogo, Gnagna, Gourma, Komandjari, Kompienga,Tapoa, Kénédougou, Loroum, Oudalan, Séno, Soum et Yagha. Des violences interethniques ont éclaté début janvier dans la région du Centre-Nord, province de la Sanmatenga, causant la mort de plus de cinquante civils.

Le risque d’attentat sur la capitale Ouagadougou est élevé.

Le risque d’enlèvement d’Occidentaux dans les zones frontalières avec le Mali et le Niger est sérieux et ne peut pas être exclus dans le reste du pays.

Voyager au Burkina Faso est donc sujet à de fortes restrictions. Il est formellement déconseillé de se rendre dans le nord et à l'est du pays. Une vigilance accrue est de mise pour tous vos déplacements et séjours dans le reste du pays ( voir plus bas).

Nous recommandons aux Belges qui s’y trouvent ou qui envisagent de se rendre au Burkina Faso de signaler leur présence online via le portail https://travellersonline.diplomatie.be et si nécessaire de prendre contact par mail avec  l'ambassade ouagadougou@diplobel.fed.be.
 

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

Il est conseillé aux Belges qui se trouvent sur place de faire preuve d'une vigilance accrue dans tous leurs déplacements et de respecter scrupuleusement les conseils suivants:

  • Eviter les lieux publics très fréquentés, en particulier par la population expatriée, et qui sont facilement accessibles par la route ;
  • Se tenir à l’écart des rassemblements de population ;
  • Préférer la fréquentation des endroits publics correctement sécurisés ;
  • Respecter scrupuleusement les consignes des autorités locales et éviter tout comportement suspect ;
  • Se tenir informé de l’actualité du pays via les médias locaux et internationaux

Instabilité politique:

Si la situation politique peut être qualifiée de relativement stable et que l’insécurité liée aux tensions sociopolitiques récurrentes reste modérée, cette situation pourrait évoluer très rapidement.

Risque terroriste:

La menace terroriste, tant interne que régionale, est bien réelle. Plusieurs attaques terroristes visant particulièrement la communauté occidentale ont eu dans la capitale Ouagadougou.

  • Une attaque terroriste a fait 19 morts et de nombreux blessés dans un restaurant du centre-ville de Ouagadougou le 13 août 2017.
  • Le 2 mars 2018, des attentats simultanés ont  été commis contre  l’Ambassade de France au Burkina Faso et l’Etat-Major Général des Armées. Huit membres des Forces de Sécurité Burkinabè ont perdu la vie et plus de 80 personnes ont été blessées.

Les forces de défense et de sécurité et les civils sont également la cible d’actions terroristes de plus en plus fréquentes à travers le pays, en particulier dans les zones frontalières avec le Mali et le Niger et depuis peu aussi à la frontière avec le Bénin. En conséquence :
• Au Nord, toute la région du Sahel (provinces de Oudalan, Séno, Soum et Yagha) est formellement déconseillée, de même que la province du Loroum, dans la région du Nord, et les provinces de Kossi et Sourou dans la région de la Boucle du Mouhoun (en particulier la zone frontalière avec le Mali) ;
• La situation est préoccupante dans la région du centre-Nord, au nord des villes de Kongoussi et Kaya, et invite à une vigilance particulière.
• Toute la région de l’Est au-delà de Fada N’Gourma est formellement déconseillée (provinces de Gnagna, Gourma, Komandjari, Kompienga,Tapoa ), y compris les parcs animaliers au Sud-Est à la frontière avec le Bénin et les axes routiers vers le Niger et le Bénin.
• Une vigilance accrue est de mise dans la province de Koulpélogo, dans la région du Centre-Est ;
• La plus grande vigilance est à observer également dans la zone située à l’ouest de l’axe routier Bobo-Dioulasso- Banfora-Niangoloko (province de Kénédougou ).

Risque d’enlèvement
Le risque d’enlèvement au nord et à l’est du pays est sérieux et ne peut jamais être exclu dans le reste du pays. Depuis le mois d’avril 2018, 4 Occidentaux ont été kidnappés au Burkina Faso ou au Niger, dans la zone frontalière avec le Burkina Faso.

Coupeurs de route et risques routiers

Les coupeurs de route restent menaçants dans l’ouest du pays, que ce soit sur l’axe Ouagadougou-Bobo- Dioulasso ou dans la zone de Gaoua. En cas de problème de cet ordre, il est déconseillé de tenter de résister. Ce type d’embuscade est essentiellement exécuté sur des transports en commun locaux, où beaucoup de gens à bord peut signifier beaucoup d’argent et de biens. Ce type d'agressions se produisant généralement la nuit, les déplacements nocturnes sont déconseillés.

Groupes d’autodéfense

Des manifestations et actions de protestation, entre autres de la part des groupes d’autodéfense (“Kogleweogo”) actifs surtout dans la campagne, peuvent mener soudainement à des incidents sur tout le territoire. Certaines parties du pays voient des groupes locaux s’affronter sporadiquement sur des questions de sécurité communautaire, notamment entre Ouagadougou et Bobo Dioulasso ainsi que du côté de Fada NGourma.

Criminalité

Dans l'ensemble, peu d'étrangers sont victimes d'actes de criminalité sur le territoire burkinabé. Toutefois, la vigilance doit être de mise, surtout après la tombée de la nuit.

En ville, il est recommandé d'éviter les déplacements nocturnes isolés (à pied, en vélo ou à moto), de dissimuler d’éventuels sacs et sac à dos et de verrouiller les portes des véhicules. Il est également  déconseillé de porter des bijoux et autres objets de valeurs de manière ostentatoire. Il convient de se prémunir contre les vols des documents d'identité et de voyage en gardant les originaux en lieu sûr et en n'emportant dans ses déplacements que des photocopies.

Lorsque vous voyagez dans le pays, il est judicieux de réserver votre logement quelques jours avant votre arrivée seulement et de loger uniquement dans des hôtels sous bonne surveillance et protection ou chez des particuliers.


Cybercriminalité

Les arnaques, fraudes et escroqueries à travers internet à partir du Burkina Faso ou l’Afrique de l’Ouest en général, sont de plus en plus fréquentes. Les escrocs utilisent une fausse identité et vous demandent de payer les frais à aéroport avant embarquement d’un proche, les frais d’hôpitaux,  de donner votre numéro de compte en banque pour un transfert  bancaire etc. Il faut être vigilant dès que vous êtes en relation via internet avec une personne résidant au Burkina Faso (ils sont très actifs sur les réseaux sociaux et les sites de rencontre).

 
Numéros utiles dans tout le pays:

en général et en priorité: 1010

  • Gendarmerie: 16
  • Police: 17
  • Pompiers: 18