Liban

Carte Liban

 

 
Dernière mise à jour

Des tensions sont à craindre au Liban depuis l'annonce par le Premier Ministre Saad El Hariri de sa démission. Une vigilance accrue est donc conseillée, et il est recommandé de se tenir à l'écart des manifestations et rassemblements politiques.

Une vigilance accrue est recommandée dans le contexte de l’intervention de la coalition internationale contre Daech. Les voyageurs sont priés de prendre connaissance du message publié sur la page d’accueil (http://diplomatie.belgium.be/fr/).

Les voyages non-essentiels dans certaines zones du Liban sont déconseillés (voir Recommandations). Il est recommandé de suivre les règles de sécurité spécifiques mentionnées ci-dessous pour une visite dans le pays.

Tous les voyages vers la zone frontalière avec la Syrie sont déconseillés.

Suite aux derniers événements en Syrie, les autorités belges suivent de près la situation dans les pays avoisinants. Au vu des éventuels développements, les Belges résidant dans la région ou de passage sont invités à consulter régulièrement les présents conseils aux voyageurs.

Afin de nous permettre d’organiser au mieux l’assistance consulaire, nous vous conseillons d’enregistrer vos coordonnées de voyage via le site web suivant : https://travellersonline.diplomatie.be/.
 

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

Sécurité générale

Le pays subit les conséquences des événements régionaux. Le contexte sécuritaire peut se détériorer rapidement. Les situations sont cependant très variables d’une région à l’autre. Certaines zones présentent des risques particuliers, d’autres restent relativement calmes.

Bien que la communauté belge ne fasse l’objet d’aucune menace spécifique, le risque d’attaque terroriste est à prendre en considération sur tout le territoire. Depuis mars 2013, un gouvernement d’affaires courantes est en fonction. Les élections prévues le 16 juin 2013 ont été reportées en raison de la situation sécuritaire et le mandat du Parlement est prolongé jusqu’en juin 2017.

Les événements en Syrie ont des répercussions négatives au Liban. Le Hezbollah a reconnu participer au conflit en Syrie, ce qui a entraîné des manifestations et des actions de protestation chez les partisans des rebelles. L’armée syrienne a effectué plusieurs brèves incursions dans la zone frontalière avec le Liban, qui ont fait des victimes. Depuis fin 2013, la présence de groupes djihadistes comme Al Nosra, Daech et leurs affiliés est signalée sur le territoire libanais, causant de fréquents incidents de sécurité (attaques contre des objectifs militaires, attentats à la bombe). Plus d’un million de Syriens ont trouvé refuge au Liban surtout au nord (Akkar, Wadi Khaled, Tripoli) et dans la plaine de la Bekaa (Baalbeck, Ersal).

Il existe une menace terroriste au Liban.

En effet, plusieurs graves attentats ont eu lieu ces dernières années à Beyrouth, Tripoli, Ersal et Hermel. Depuis l’attentat à Beyrouth qui a coûté la vie au chef de la sécurité intérieure en octobre 2012, la situation sécuritaire s'est dégradée, et plus particulièrement depuis août 2013 avec une série d’attentats terroristes (voitures piégées, attentats suicides). Depuis août 2014, de violents combats entre l'armée libanaise et des milices djihadistes ont également lieu dans certaines parties du Liban (frontière syrienne, Ersal, Tripoli et ses environs).
Le 12 novembre 2015, après plus d'un an sans attentat à Beyrouth, un double attentat suicide, qui a coûté la vie à 43 personnes, a eu lieu à Burj al-Barajneh (banlieue sud de la ville). Une voiture piégée a fait un mort et plusieurs blessés à Saïda à proximité du camp palestinien de Ain El Hilweh le 12 avril 2016. Une autre voiture piégée a provoqué d'importants dégâts dans le quartier beyrouthin de Hamra le 12 juin 2016. Enfin un attentat à l'explosif a eu lieu à proximité de Zahlé ( plaine de la Bekaa) le 31 août 2016 faisant un mort et onze blessés.

La banlieue sud de Beyrouth ainsi que les 12 camps de réfugiés palestiniens et leurs alentours, constituent des zones qui échappent partiellement au contrôle effectif des autorités. L'accès aux camps de réfugiés palestiniens n'est en principe pas permis par les services de sécurité libanais.

En période de tensions, ainsi qu'en cas de pluie battante, la route de l’aéroport - lequel se situe sud de Beyrouth est régulièrement bloquée, rendant l’accès à l’aéroport aléatoire.

Une attention particulière doit également être prêtée au fait qu'il subsiste des mines et des engins non explosés sur le territoire libanais, surtout au sud du pays.

 
Beyrouth

Des manifestations et des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu dans le centre de Beyrouth en août et en septembre 2015, notamment sur la place Riad el-Solh, non loin de l'ambassade de Belgique. Si des manifestations devaient à nouveau se produire, la plus grande prudence sera dès lors requise quand vous vous rendrez à l'ambassade.

Il est, de manière générale, recommandé d'éviter les rassemblements publics et les manifestations.

L'accès à certaines parties de Beyrouth, surtout dans les quartiers sud, est contrôlé par les services de sécurité libanais ( checkpoints).

Il convient également d'être très vigilant sur la route entre Beyrouth et la Bekaa où une voiture piégée a explosé le 20 juin 2014 à un checkpoint de l’armée à Dar el-Baydar, causant la mort d’une personne et blessant une vingtaine d’autres personnes.

 
Reste du pays


Tripoli
En raison d’incidents sécuritaires continuels (dans les quartiers Bab Al-Tebbaneh et Jabal Mohsen), la ville est placée depuis le 2 décembre 2013 sous le contrôle de l’armée. En octobre 2014, de violentes confrontations entre l'armée libanaise et des milices affiliées à Daech et au Front Al Nosra ont éclaté dans le centre-ville de Tripoli et ses alentours. Celles-ci ont fait plus de 40 victimes. Le 10 janvier 2015 un attentat suicide a lieu dans un café de Jabal Mohsen causant 9 morts et une trentaine de blessés.

Des incidents répétés avec tirs d'armes à feu ont été récemment constatés souvent suite à des querelles personnelles.

Saïda
A Saïda, de violents affrontements ont eu lieu fin juin 2013 entre des opposants (sunnites) au Hezbollah et l’armée à Abra (banlieue est de Saïda), causant 10 morts et 38 blessés du côté militaire. Deux opposants ont été tués.

Frontière Liban-Israël
Bien que la situation sécuritaire dans la zone frontalière avec Israël soit pour l’instant relativement stable, une dégradation soudaine est toujours possible. Des tirs de roquettes ont ainsi eu lieu en janvier 2015 sur la frontière libano-israélienne, qui ont causé la mort de pluisuers personnes dont, du côté libanais, un soldat de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). La zone située au sud de la rivière Litani, où opère la FINUL est une zone militaire.

Frontière Liban-Syrie
La zone frontalière avec la Syrie est le théâtre d’incidents sécuritaires fréquents. Plusieurs attentats et attaques terroristes ont eu lieu en 2014. En août 2014, de violents affrontements ont eu lieu entre les combattants de Daesh (EI) et d'al-Nosra et l'armée libanaise. Lors de ces combats, 17 militaires ont perdu la vie et 28 policiers et soldats ont été enlevés (quatre d'entre eux ont depuis lors été assassinés par les terroristes, neuf sont encore pris en otage par l'Etat islamique. Ersal et ses environs font l'objet d'une attention continue de la part de l'armée libanaise. Le 19 septembre 2014, une patrouille militaire sur la route d’Ersal a été victime d’un attentat à la bombe  causant la mort de deux soldats libanais.

Des attentats suicides ont également été perpétrés le 27 juin 2016 dans le village d'Al-Qaa, situé à quelques kilomètres de la frontière syrienne.


Recommandations

Il est recommandé:

  • d’éviter absolument toute la zone frontalière entre le Liban et la Syrie et plus particulièrement, Hermel, Ersal (plaine de la Bekaa nord-est) et les zones avoisinantes au vu des nombreux incidents sécuritaires;
  • d'être particulièrement vigilant à Tripoli, en particulier les quartiers de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen en raison d’incidents d'incidents fréquents ( tirs).
  • d'éviter de se rendre au sud du Liban (c’est-à-dire au sud du fleuve Litani), qui est la zone d’opération de la FINUL. Les personnes qui souhaitent néanmoins s’y rendre prennent cette décision à leurs risques et périls. Ils doivent obtenir une autorisation spéciale auprès du Bureau de l’armée libanaise à Saïda. Aucune autorisation n’est requise pour se rendre à Tyr, où une vigilance accrue est toutefois de mise ;
  • d’éviter la banlieue sud de Beyrouth, et de s’assurer à l’avance que la route conduisant à l’aéroport peut être empruntée ;
  • d’éviter les zones limitrophes des camps de réfugiés palestiniens. Il est rappelé que l’accès à ces camps n'est en principe pas permis par les autorités libanaises ;
  • dans la plaine de la Bekaa, de ne pas s’écarter des routes principales en raison des risques d’enlèvement. Aux voyageurs qui veulent visiter le site de Baalbek et d’Anjar, il est conseillé de ne pas entreprendre cette excursion individuellement.


Il est également recommandé:

  • d'enregistrer son voyage sur www.travellersonline.diplomatie.be;
  • de se tenir informé des développements politiques nationaux et régionaux avant et pendant son voyage ;
  • de suivre scrupuleusement les consignes de sécurité des autorités locales ;
  • d’éviter les rassemblements publics et les manifestations ;
  • de ne pas photographier les installations militaires, les sites gardés par les militaires ou les forces de sécurité, l’aéroport, ou plus généralement toute personne sans son consentement préalable ;
  • de faire preuve de vigilance dans les lieux publics ( cafés, restaurants, centres commerciaux, transports);
  • de ne pas s'écarter des routes asphaltées (des mines et des munitions non explosées subsistent);
  • de garder à l’esprit que la consommation ou la simple possession de quelques grammes de drogue constitue une infraction assimilée à un trafic puni de peines d’emprisonnement allant de 3 mois à la prison à vie. Les conditions de détention sont particulièrement éprouvantes.


Criminalité

En général le niveau de criminalité est peu élevé et celle-ci est de nature peu violente mais des cas de vols et d'agressions ont été constatés. 

Des touristes étrangers qui ont eu recours aux taxis collectifs, se sont plaints d’escroqueries. Il est vivement conseillé d’avoir recours uniquement à des taxis de compagnies privées reconnues et munis de plaques d’immatriculation rouges.