Myanmar

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Dernière mise à jour

 

Coronavirus COVID-19

  • Les voyages non essentiels à l’étranger depuis la Belgique sont vivement déconseillés.
  • Vous trouverez des informations sur les mesures à prendre lors du retour en Belgique sur le site www.info-coronavirus.be/fr/voyages.
     

À cause du COVID-19, les frontières terrestres demeurent fermées pour tous les étrangers, même ceux disposant d’un visa. La délivrance des visas est à ce stade toujours suspendue, à l’exception des visas diplomatiques ou pour missions spéciales et, dans certains cas, de visas business. Afin d’entrer dans le pays, tout étranger doit être muni d’une attestation médicale certifiant un test négatif au COVID-19 délivré maximum 72 heures avant le jour de départ. Tous les voyageurs seront placés en quarantaine obligatoire pendant 10 jours dans un établissement du gouvernement. Dernièrement, le pays fait face à une augmentation inquiétante des cas de coronavirus au travers du pays. Plusieurs mesures de restrictions ont été annoncées et plusieurs « townships » ont été placés en quarantaine.

Toutes les régions et provinces adoptent leurs propres mesures restrictives.

Toute personne, y compris les ressortissants étrangers, présentant des symptômes de contamination au virus sera placée en isolement dans un établissement sanitaire public. Les infrastructures médicales au Myanmar sont très limitées et la majorité des hôpitaux est fermée à cause d’une grève du personnel.

Il est primordial de disposer d’une bonne assurance-santé (couvrant aussi le rapatriement médical) pour l’entièreté du séjour au Myanmar.

Les vols internationaux se limitent à Singapour, Séoul, Bangkok, Hong Kong, Guangzhou et Kuala Lumpur.

Le 1er février 2021, l’armée birmane a commis un coup d’état et instauré l’état d’urgence. Le réseau téléphonique et internet sont régulièrement perturbés. La loi martiale a été déclarée pour plusieurs régions du pays et un couvre-feu national allant de 22:00 jusqu’à 04:00 est d’application. Depuis le mois d’avril, on constate un usage accru d’engins explosifs improvisés, principalement dans les centres urbains ainsi qu’une augmentation des combats au travers du pays entre les forces armées et de nombreux groupes armés ethniques et de résistance civile.

La situation sécuritaire demeure grandement instable et affecte gravement le fonctionnement du pays à tous les niveaux.

Si vous séjournez au Myanmar, vous êtes priés de rester à la maison, d’éviter les rassemblements et de limiter vos déplacements au strict nécessaire. Tous les déplacements dans le pays sont fortement déconseillés. Eu égard à la détérioration des conditions de sécurité, il est conseillé aux compatriotes sur place dont la présence n’est pas strictement nécessaire, de quitter le pays tant que des vols commerciaux sont disponibles. 

L’accord de cessez-le feu national n’a pas été signé par tous les groupes armés, les éruptions de violences sont régulières, en particulier au nord de Mandalay ainsi que dans les Etats de Kachin, de Shan, de Kayah, de Kayin et de Chin. 

La période des moussons (mai à octobre) est particulièrement propice à des inondations qui peuvent se traduire en pertes humaines importantes et en désagréments majeurs. L'Ambassade vous invite à vous tenir informé en consultant les bulletins météorologiques récents. Veuillez également vous conformer aux instructions des autorités locales. 

Afin de nous permettre d’organiser au mieux l’assistance consulaire, nous vous conseillons d’enregistrer vos coordonnées de voyage via le site web suivant: www.travellersonline.diplomatie.be. 

 
Travellers Online

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Sécurité générale

Sécurité générale 

A cause de l’escalade de la violence contre les citoyens dans tout le pays et étant donné les conflits réguliers entre l’armée et des groupes ethniques armés, tout voyage au Myanmar est strictement déconseillé.

Régions déconseillées 

Il est formellement interdit par les autorités birmanes de franchir clandestinement ou sans autorisation spéciale par voie de terre les frontières avec la Thaïlande (à l’exception des quatre points de passage autorisés), la Chine, l’Inde, le Laos et le Bangladesh. Les autorités militaires sont particulièrement vigilantes et sévères vis-à-vis des voyageurs qui tentent de pénétrer dans les zones interdites ou de franchir la frontière sans autorisation : les contrevenants sont passibles d’arrestation et de lourdes peines de prison. Les frontières n’étant pas toujours clairement démarquées, il convient de se renseigner localement sur leur tracé.

L’accord de cessez-le feu national n’a pas été signé par tous les groupes armés. Les voyages non essentiels vers les régions de conflit dans les zones frontalières, en particulier vers le Nord de l’Etat de Rakhine et les Etats de Kachin et de Shan sont donc déconseillés et font parfois l’objet d’autorisations spéciales (« travel authorization » – cf. législation locale).

Il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones situées au nord de l’axe Mandalay-Lashio et au-delà de Lashio, dans le nord de l’État Shan. Les accrochages et les tensions entre groupes ethniques armés ainsi qu’avec l’armée y restent fréquents après les affrontements de mars 2016. La présence d’engins explosifs sur les routes et les chemins a été signalée. Si la route principale de Mandalay à Lashio reste ouverte, il est déconseillé de l’emprunter, sauf pour raison impérative et uniquement de jour, en observant la plus grande vigilance, notamment entre Kyaukme et Lashio. Les excursions dans ces zones sont formellement déconseillées, notamment au départ de la ville de Hsipaw. Toute excursion sur la montagne Loi Leng est formellement déconseillée.

Depuis 2012, la violence a resurgi entre bouddhistes et musulmans dans l’Etat de Rakhine. Depuis octobre 2016, des combats opposent l’armée et des militants musulmans dans le nord de cet Etat et à la frontière avec le Bangladesh (districts de Maugdauw, Buthidaung, Kyauktaw).  Ces combats ont connu une forte recrudescence depuis la fin du mois d’aout 2017, la situation ne s’est pas stabilisée. Voyager dans le nord de l’Etat de Rakhine est non seulement impossible (barrages de l’armée) mais totalement déconseillé. Les tensions intercommunautaires se sont également développées dans le centre de cet État, en particulier dans la capitale régionale. Sittwe et le site archéologique de Mrauk-U sont dès lors à éviter également. 

Des tensions intercommunautaires et des violences ont eu lieu dans d’autres régions (Mandalay, Bago) et plus récemment en 2016 (Kachin, Bago). Cette prudence devra s’exercer plus particulièrement dans les divisions de Bago, Yangon, Mandalay, Mawlamyine (Moulmein), Pye (Prome), Pyauwbwe et Toungoo. 

De plus, il est conseillé d’être vigilant car dans certaines régions isolées (surtout les régions frontalières dans les états Karen, Shan, Kachin et Kayah) se trouvent encore bon nombre de bombes non explosées et de mines antipersonnel. Les voyageurs doivent absolument suivre les instructions locales. Il est fortement conseillé de rester sur les principaux axes routiers et les sentiers régulièrement empruntés, et de ne pas s’en éloigner. Fin mars 2016 deux touristes allemands et leur guide ont été grièvement blessés par une mine antipersonnel pour avoir quitté les sentiers balisés.

Pour ceux qui se rendent dans les stations balnéaires de Ngwesaung, Chaungtha (Division de l’Irrawaddy) et Ngapali (Etat Arakan), il est recommandé de faire preuve de la plus grande prudence en raison de la présence de courants entraînant les baigneurs vers le large et de l’inexistence de toute surveillance et de tout secours sur les plages.

 
Menace terroriste 


Il n’y a pas de risque terroriste spécifique à l’encontre des étrangers au Myanmar. Il demeure toutefois indiqué de rester vigilant car il existe au Myanmar un risque terroriste lié aux conflits entre groupes ethniques.

 
Criminalité

Il y a relativement peu de criminalité dans les régions du pays accessibles aux touristes (Yangon, Mandalay, Bagan, Inle, etc.). Si vous êtes victime d’un acte criminel contactez immédiatement la police au numéro 199.

 Il est donc conseillé aux touristes souhaitant se rendre au Myanmar de :

  • s’informer sur les conditions de sécurité dans les secteurs qu’ils entendent visiter ;
  • éviter de photographier ou de filmer les forces de l’ordre et tout endroit susceptible d’être considéré comme stratégique ;
  • observer une vigilance particulière dans des lieux publics tels que les supermarchés, les gares, les galeries marchandes, ou au Bogyoke Aung San Market de Yangon et n’accepter aucune lettre ou paquet abandonné ou remis par un inconnu.
  • éviter les états de l’Arakan (Rakhine State), la région Kokang, le Nord-Est de l’état de Shan et l’état Kachin en raisons des violences qui s’y déroulent.