Nigéria

Carte Nigeria

 

Dernière mise à jour

Une vigilance accrue est de mise pour les voyages au Nigéria. Depuis la tenue des élections qui ont lieu le 23 février et le 9 mars 2019, la tensions s’augmente dans ces états où les résultats des élections sont contestés, notemment à Akwa Ibom, Imo, Kaduna, Kano et Rivers.

Il est fortement conseillé d’éviter partout les foules, les manifestations, les attroupements, les évènements publics et les lieux fort fréquentés. Il est également conseillé de s’informer de l’évolution actuelle sur place.

Tous les voyages non-essentiels vers les États suivants sont déconseillés :

 

Cross River Katsina Kebbi  Kogi  Niger
Sokoto  Edo  Ekiti  Enugu   Ebonyi
Benue  Ondo  Taraba  Nassarawa Abia
Jigawa  Anambra Abuja Federal Capital Territory (FCT)

Tous les voyages vers les États suivants sont formellement déconseillés :

Adamawa         Akwa Ibom       Bauchi             Bayelsa            Borno
Delta                Gombe             Imo                  Yobe                Kaduna
Zamfara            Kwara               Plateau             Kano (behalve de hoofdstad Kano)
Rivers ( sauf la capitale Port Harcourt)

Afin de pouvoir encore mieux organiser notre assistance consulaire, nous vous conseillons d'enregistrer votre voyage avant votre départ via https://travellersonline.diplomatie.be.

 
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Description

Sécurité générale

Sécurité générale

Des attaques terroristes ont déjà eu lieu dans les environs de la capitale fédérale Abuja, comme ce fut le cas en juin 2014 et octobre 2015. Bien que les attentats ne visent pas, jusqu’à présent, des cibles occidentales, une vigilance renforcée est de mise à tout moment. Il est conseillé d’éviter les foules, les manifestations, les attroupements, les évènements publics et les lieux fort fréquentés. Il est également conseillé de s’informer de l’évolution actuelle (sur place) avant d’envisager d’y voyager.

La situation dans certains États au Nigéria est extrêmement chaotique ; plusieurs endroits sont dangereux, surtout au nord-est et dans le delta du Niger.
 Depuis la tenue élections qui ont eu lieu le 23 février et le 9 mars 2019, la tensions s’augmente dans ces états où les résultats des élections sont contestés, notemment à Akwa Ibom, Imo, Kaduna, Kano et Rivers.

Le Nord-est, le Nord-ouest et le Middle Belt
Le groupe terroriste « Boko Haram » est toujours capable de commettre des attaques mortelles dans le nord-est du Nigéria. Par des actions de l’armée, la rébellion est actuellement sur la défensive. La situation humanitaire est toujours pécaire.

Dans le Middle Belt, le nombre de conflits armés entre éleveurs et agriculteurs augmente ainsi que le nombre de victimes ; presque 2.000 personnes y ont trouvé la mort depuis en 2018.

Depuis 2 ans, le Nord-ouest aussi connait un nombre croissant de conflits mortels (3.000 en 2 ans).

Dès lors, tous les voyages vers les États Adamawa, Bauchi, Borno, Kaduna, Gombe, Kaduna, Kano, Kwara, Plateau, Yobe et Zamfara sont formellement déconseillés.

Tous les voyages non-essentiels vers Jigawa, Nassarawa, Benue, Taraba, Katsina, Kebbi, Niger et Sokoto sont également déconseillés.
Suite à ces actions terroristes, des contrôles de police sévères ont été mis en place dans plusieurs États également.

Le delta du Niger
Le nombre d’ enlèvements et d’autres activités criminelles dans le delta du Niger et au large de la côte de l'estuaire du Niger augmente.

Tous les voyages vers Akwa Ibom, Bayelsa, Delta, Imo et Rivers sont déconseillés,

Tous les voyages non-essentiels vers Abia, Anambra, Ebonyi, Enugu, Ekiti, Edo et Ondo  sont dès lors aussi déconseillés.

Des tensions ethniques ou religieuses éclatent de plus en plus à n’importe quel moment, et ce dans l’ensemble du pays. L'incertitude concernant les résultats des élections du 23 février et du 9 mars 2019 continue à aggraver la situation habituelle dans certains états. Il est fortement recommandé d’éviter les manifestations publiques et les attroupements. L’inflation enlevée et la forte augmentation des prix d’essence peuvent également faire augmenter les tensions socio-économiques.

Menace terroriste

Depuis 2009, la secte islamiste terroriste Boko Haram est active dans le nord et le centre du pays. Des actions terroristes ont également eu lieu dans la capitale Abuja. La secte commet des attentats contre des églises, des hôtels, des bars, des marchés, des journaux, des bureaux de police et des bâtiments officiels.

Depuis la Noël 2011, la secte essaie de contrôler le nord-est du pays.  L’état d’urgence est d’application dans les États d’Adamawa, Borno et Yobe depuis 2013. Le centre du pays est lui aussi frappé par la menace terroriste. Les grands hôtels d’Abuja qui ont reçu par le passé des menaces directes (Hilton, Sheraton), ont depuis lors pris des mesures de sécurité supplémentaires. Il en va de même des représentations diplomatiques.
Le risque d’attentats est réel lors des fêtes religieuses, qu’il s’agisse de fêtes musulmanes ou chrétiennes.

Le delta du Niger, riche en pétrole, est depuis des années le cadre de conflits violents. Les enlèvements (entre autres d’employés expatriés) par des groupes militants sont monnaie courante. Les attaques à main armée contre les installations pétrolières et gazières et contre les bureaux et installations de sociétés internationales étaient un problème par le passé. Vu qu’il existe toujours une incertitude sur l’avenir des règles pour les rebelles du delta du Niger, le risque d’les activités terroristes dans le sud reste réel même si la fréquence a diminué dans le courant des derniers mois.

Criminalité

La criminalité violente (agressions armées, kidnappings, car-jackings, etc.) existe un peu partout au Nigéria, mais surtout à Lagos, à Abuja, dans le nord-est et dans le delta du Niger. Ces actes sont parfois commis par des personnes arborant l’uniforme de la police ou de l’armée. Les effractions sont généralement l’œuvre de groupes criminels lourdement armés.

À Lagos, Abuja et Port-Harcourt, les cambrioleurs n’hésitent plus à pénétrer en pleine journée dans les établissements HORECA, supermarchés, magasins et pharmacies, forçant les clients, sous la menace de leurs armes, à leur remettre argent, bijoux et autres objets de valeur. Les postes frontières et de douanes sont des endroits privilégiés pour les agressions et les vols.

À Abuja, il est conseillé de faire la route entre l’aéroport et la ville en convoi, et d’éviter ce trajet de nuit.

Les voyageurs qui se rendent à Lagos doivent se montrer particulièrement prudents. Leur accueil à l’aéroport se fera de préférence par une personne qui leur est connue et qui est en mesure d’assurer la sécurité du trajet de l’aéroport à la ville. Le trajet qui mène du bâtiment de l’aéroport au nouveau parking est fréquenté par des voleurs. Plusieurs sources font également état de tentatives d’enlèvement d’étrangers, par des personnes se présentant comme des agents du Protocole ou des Douanes.

Certains agents des services d’immigration ou de lutte anti-drogue n’ont pas hésité par le passé à intimider des voyageurs en leur posant nombre de questions sur leur identité ou leurs bagages, le but étant de leur soudoyer de l’argent. Les voyageurs sont invités à rester poli et à éviter de payer dans la mesure du possible.

Un véhicule à l’arrêt est toujours une cible potentielle, y compris dans les embouteillages. Les routes reliant les grandes villes sont régulièrement le théâtre d’agressions ou de faux contrôles.

Il est vivement recommandé de ne pas circuler de nuit et de ne pas voyager seul en voiture. Il est également conseillé de garder portes et fenêtres fermées. Avant d’effectuer un déplacement entre deux villes, il faut s’assurer que le véhicule se trouve dans un bon état technique. Des bandits armés circulent sur les voies principales et s’en prennent – parfois de façon très agressive – à des passagers échoués.

Les inconnus qui proposent spontanément leur assistance ont souvent un objectif criminel en vue. N’acceptez pas de propositions pour lesquelles une récompense est réclamée.

La corruption organisée est une pratique largement répandue au Nigéria. Les voyageurs prendront soin de ne jamais communiquer de données et d’informations personnelles ou concernant leur famille, leurs cartes de crédit ou leurs comptes bancaires dans leurs contacts, communications téléphoniques ou correspondances avec des personnes qu’ils ne connaissent pas bien.

Il n’est pas rare que des individus soient victimes d’escroqueries montées de toute pièce par des pseudo-hommes d’affaires nigérians. La prospection commerciale au Nigéria nécessite la prudence dans la sélection de ses partenaires locaux et l’assurance de disposer de toutes les garanties, avant même d’effectuer quelque transaction que ce soit.

Criminalité par internet

La criminalité par internet est une pratique largement répandue au Nigéria. Les « partenaires virtuels » sont souvent des escrocs qui en ont après l’argent de leur interlocuteur. La prudence s’impose également pour les achats sur internet. Il arrive souvent que le lay-out de la banque soi-disant chargée d’effectuer le paiement soit contrefait. Il est donc conseillé de d’abord s’adresser à une banque belge pour vérifier l’authenticité du message.
Les tentatives d’escroquerie par des personnes rencontrées sur internet (sites de rencontre, e-mails, chats, etc.) sont fréquentes. On ne dénombre plus les fausses histoires d’hospitalisations, d’agressions ou d’accidents, qui nécessitent soi-disant une assistance financière depuis l’Europe. La fausse victime a généralement besoin d’argent d’urgence pour pouvoir revenir en Europe, payer les frais d’hospitalisation et/ou les sommes réclamées par la police ou les services de l’immigration. Ne vous laissez jamais avoir. Les victimes de ce type d’escroquerie peuvent porter plainte auprès de la Commission nigériane des délits économiques et financiers (Economic and Financial Crimes Commission), même si cela n’aboutit que rarement.