Nigéria

Carte Nigeria

 

Dernière mise à jour

 

Coronavirus COVID-19

  • Les voyages non essentiels à l’étranger depuis la Belgique sont vivement déconseillés.
  • Vous trouverez des informations sur les mesures à prendre lors du retour en Belgique sur le site www.info-coronavirus.be/fr/voyages.
     

Transit : Même en transit, les autorités aéroportuaires ou votre compagnie aérienne peuvent imposer de nouveaux tests, et éventuellement un isolement de longue durée (14 jours) en cas de résultat positif. C'est notamment le cas pour les vols au départ de plateformes internationales bien connues comme Addis-Abeba, Istanbul, etc. Veuillez tenir compte de ce risque lors de la planification de votre voyage et vérifier à l'avance votre couverture d'assurance. ​
 

Voyager vers le Nigéria:

Un certain nombre de modalités importantes doivent être prises en compte:

  • Tous les voyageurs vers le Nigéria doivent subir un test PCR dans le pays de départ et doivent être testés négatif pour le COVID-19. A partir du 04.05.2021 le test PCR doit avoir lieu au plus tôt 72 heures précédant le départ – les résultats de test qui ont plus que 72 heures ne seront pas acceptés. Encore avant le départ, le voyageur doit télécharger une preuve de son test PCR négatif sur un portail (voir ci-dessous). Une copie électronique ou papier du test négatif doit également être présentée à l'arrivée à l'aéroport.Tous les voyageurs vers le Nigéria doivent s’enregistrer en ligne via un portail national (https://nitp.ncdc.gov.ng) en vue de s’inscrire  et de payer pour un nouveau test PCR, qui est effectué le 7ème jour après l’arrivée. Le portail permet aux passagers de choisir où et quand ils souhaitent que le test PCR soit effectué. Après paiement, le voyageur reçoit un code QR par e-mail. Une preuve du paiement et du rendez-vous pour ce nouveau test PCR doit être présentée à l'arrivée à l'aéroport. Les autorités nigérianes menacent de sanctions (suspension du passeport, mise sur liste noire pendant 6 mois et interdiction de voyager à l'étranger) ceux qui ne se présentent pas au nouveau test dans les 14 jours suivant leur arrivée.
  • Tous les voyageurs devront remplir la Health Declaration/le Self-Reporting Form via le même portail. La déclaration/le formulaire pourra ensuite être soumis en ligne. Il est important que le voyageur saisisse correctement ses coordonnées. Il arrive que les autorités nigérianes contactent les voyageurs pour leur poser des questions sur leur état de santé (température corporelle, symptômes du Covid-19, etc.).
  • À leur arrivée à l'aéroport, les voyageurs devront laisser prendre leur température corporelle avec un thermomètre frontal et seront interrogés sur tout symptôme possible de Covid-19.
  • Les voyageurs devront également faire vérifier leur passeport à leur arrivée. Les données sur la page de données, y compris la photo, seront transmises à tous les centres de test nigérians Covid-19 en vue de l’identification du voyageur lors de l’exécution du nouveau test PCR après l'arrivée. Les voyageurs n’auront plus à remettre et à laisser leur passeport aux autorités.
  • La quarantaine (auto-isolement) à l'arrivée est limitée à 7 jours. Si le test au jour 7 est négatif (les résultats seront connus sous 24 à 48 heures), le voyageur peut sortir de quarantaine le 8e jour après son arrivée.
  • Mesures spécifiques par rapport au Brésil, Inde et Turquie : les voyageurs ayant séjourné au Brésil, Inde ou Turquie endéans les 14 jours qui précèdent leur voyage vers le Nigéria se verront niés l’accès au territoire Nigérian. Attention : cette mesure ne s’applique pas aux voyageurs qui transitent par un de ces pays.

 

Mesures intérieures:

Depuis fin mars les autorités nigérianes ont adopté une série de mesures contre la propagation du virus. Depuis le 2 juin les mesures sont régulièrement assouplies. Le 14 décembre, les mesures suivantes s’appliquent

  • Un couvre-feu est d'application entre minuit et 4h ;
  • Les transports en communs peuvent fonctionner à condition de respecter les mesures d’hygiène prescrites par le NCDC  (comme le port du masque);
  • Les établissements d’enseignement sont graduellement rouverts;
  • Les entreprises et les établissement religieux sont ouverts, mais doivent respecter les mesures d’hygiène prescrites par le NCDC ;
  • L’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes excepté sur les lieux de travail et dans les lieux de culte est maintenue.
  • L’accès aux supermarchés et  les marchés ouverts est également soumis au strict respect des  mesures d’hygiène (comme le port du masque) ;
  • Fermeture des bars et des discothèques. Les restaurants peuvent ouvrir leur terrasse extérieure.  Les hôtels (et leurs restaurants) sont ouverts. Les gyms, les cinémas et les les parcs d’attractions peuvent ouvrir à la moitié de leur capacité.

Dans chacun des états fédérés du Nigéria, le gouverneur a la latitude de proclamer des mesures qui dérogent de  celles qui sont d’application au niveau fédéral.  Ceci est fréquent.

Vous trouverez plus de précision sur le site du Ministère de la Santé, Nigerian Centre for Disease Control (NCDC) http://www.covid19.ncdc.gov.ng

Les personnes présentant des symptômes du COVID-19 sont invitées à appeler le numéro d’urgence du NCDC : 0800 9700 0010 (toll-free), ou :

SMS : 0809 955 5577
Whatsapp: 0708 711 0839
Twitter/Facebook: @NCDCgov
E-mail: info@ncdc.gov.ng

Le SPF Santé publique en Belgique a mis en ligne un site consacré au Coronavirus, accessible ici: https://www.info-coronavirus.be/fr

Des informations sur le coronavirus sont aussi disponibles sur le site de l'Institut de Médecine Tropicale (Anvers)

 

Des manifestations et rassemblements contre les violences policières ont lieu depuis le début du mois d’octobre dans plusieurs villes du pays, et prennent de l’ampleur, en particulier à Abuja et Lagos. Elles se traduisent par des blocages de routes d’accès stratégiques (route de l’aéroport notamment). En dépit de leur caractère pacifique, des violences ne peuvent être exclues à tout moment.Il est donc recommandé de rester à l’écart de ces manifestations et de se tenir informé de l’évolution de la situation 

Afin de pouvoir encore mieux organiser notre assistance consulaire, nous vous conseillons d'enregistrer votre voyage avant votre départ via https://travellersonline.diplomatie.be

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

De plus en plus, Abuja connait des manifestations qui peuvent devenir violentes et il arrive fréquemment que des personnes - manifestants ou agents de sécurité - y trouvent la mort. Vu que ces manifestations ne sont pas toujours annoncées à l'avance, une vigilance renforcée est de mise à tout moment.

Il est conseillé d’éviter les foules, les manifestations, les attroupements, les évènements publics et les lieux fort fréquentés. Il est également conseillé de s’informer de l’évolution actuelle (sur place) avant d’envisager d’y voyager.

La situation dans l'ensemble du territoire nigérian est extrêmement chaotique ; plusieurs endroits sont dangereux, non seulement au nord-est et dans le delta du Niger, mais également dans le nord ouest et le centre du pays.

Les enlèvements restent un grand problème dans le Delta du Niger et le Nord-est. Dernièrement le risque de kidnapping a augmenté partout dans le pays (une moyenne de 1.000 enlévement par an est citée par certains observateurs). Une vigilance renforcé est donc de mise à tout moment.

Le Nord-est, le Nord-ouest et la région centrale

Le groupe terroriste « Boko Haram » est toujours capable de commettre des attaques mortelles dans le nord-est du Nigéria. Suite aux actions de l’armée, la rébellion est actuellement sur la défensive. La situation humanitaire est toujours précaire.

Dans la zone centrale du Nigéria, le nombre de conflits armés entre éleveurs et agriculteurs augmente ainsi que le nombre de victimes ; presque 2.000 personnes y ont trouvé la mort depuis en 2018.

Depuis 2 ans, le Nord-ouest aussi connait un nombre croissant de conflits mortels (3.000 victimes en 2 ans).

Dès lors, tous les voyages vers les États Adamawa, Bauchi, Borno, Kaduna, Gombe, Jigawa, Kaduna, Kano, Katsina,  Plateau, Sokoto, Yobe et Zamfara sont formellement déconseillés.

Les voyages non-essentiels vers Kwara, Nassarawa, Benue, Taraba, Kebbi et Niger sont également déconseillés.

Suite à ces actions terroristes, des contrôles de police sévères ont été mis en place dans plusieurs États également.

Le delta du Niger

Le nombre d’ enlèvements et d’autres activités criminelles dans le delta du Niger et au large de la côte de l'estuaire du Niger augmente.  Le phénomène du cultisme (sociétés secrètes nées dans les milieux étudiants mais de plus en plus fréquemment impliquées dans des activités criminelles) est également en hausse dans cette région; en 2019 au moins 60 personnes ont trouvé la mort suite à des attaques liées au cultisme et à des confrontations violentes entre différents groupes cultes.

Tous les voyages vers Akwa Ibom, Anambra, Bayelsa, Delta, Imo et Rivers sont déconseillés,

Les voyages non-essentiels vers Abia,  Ebonyi, Enugu, Ekiti, Edo et Ondo  sont dès lors aussi déconseillés.

Des tensions ethniques ou religieuses éclatent de plus en plus souvent, à n’importe quel moment, et ce dans l’ensemble du pays. Il est fortement recommandé d’éviter les manifestations publiques et les attroupements.

Menace terroriste

Depuis 2009, la secte islamiste terroriste Boko Haram est active dans le nord et le centre du pays. Des actions terroristes ont également eu lieu dans la capitale Abuja. La secte commet des attentats contre des églises, des hôtels, des bars, des marchés, des journaux, des bureaux de police et des bâtiments officiels.

Depuis la Noël 2011, la secte essaie de contrôler le nord-est du pays.  L’état d’urgence est d’application dans les États d’Adamawa, Borno et Yobe depuis 2013. Le centre du pays est lui aussi frappé par la menace terroriste. Les grands hôtels d’Abuja qui ont reçu par le passé des menaces directes (Hilton, Sheraton), ont depuis lors pris des mesures de sécurité supplémentaires. Il en va de même des représentations diplomatiques.
Le risque d’attentats est réel lors des fêtes religieuses, qu’il s’agisse de fêtes musulmanes ou chrétiennes.

Récemment, le groupe shiite IMN a été déclaré groupement terroriste par le gouvernement nigérian. Depuis une douzaine de mois, les membres de l’IMN font des manifestations pour exiger la libération de leur leader, El Zakzaky,  et entre autre à Abuja, des personnes tant parmi  les manifestants que parmi les services d’ordres y ont trouvé la mort.

Criminalité

La criminalité violente (agressions armées, kidnappings, car-jackings, etc.) existe un peu partout au Nigéria. Ces actes sont parfois commis par des personnes arborant l’uniforme de la police ou de l’armée. Les effractions sont généralement l’œuvre de groupes criminels lourdement armés.

Les cambrioleurs n’hésitent plus à pénétrer en pleine journée dans les établissements HORECA, supermarchés, magasins et pharmacies, forçant les clients, sous la menace de leurs armes, à leur remettre argent, bijoux et autres objets de valeur. Les postes frontières et de douanes sont des endroits privilégiés pour les agressions et les vols.

À Abuja, il est conseillé de faire la route entre l’aéroport et la ville en convoi, et d’éviter ce trajet de nuit.

Les voyageurs qui se rendent à Lagos doivent se montrer particulièrement prudents. Leur accueil à l’aéroport se fera de préférence par une personne qui leur est connue et qui est en mesure d’assurer la sécurité du trajet de l’aéroport à la ville. Le trajet qui mène du bâtiment de l’aéroport au nouveau parking est fréquenté par des voleurs. Plusieurs sources font également état de tentatives d’enlèvement d’étrangers, par des personnes se présentant comme des agents du Protocole ou des Douanes.

Certains agents des services d’immigration ou de lutte anti-drogue n’ont pas hésité par le passé à intimider des voyageurs en leur posant nombre de questions sur leur identité ou leurs bagages, le but étant de leur extorquer de l’argent. Les voyageurs sont invités à rester polis et à éviter de payer dans la mesure du possible.

Un véhicule à l’arrêt est toujours une cible potentielle, y compris dans les embouteillages. Les routes reliant les grandes villes sont régulièrement le théâtre d’agressions ou de faux contrôles.

Il est vivement recommandé de ne pas circuler de nuit et de ne pas voyager seul en voiture. Il est également conseillé de garder portes et fenêtres fermées. Avant d’effectuer un déplacement entre deux villes, il faut s’assurer que le véhicule se trouve dans un bon état technique. Des bandits armés circulent sur les voies principales et s’en prennent – parfois de façon très agressive – à des passagers échoués.

Les inconnus qui proposent spontanément leur assistance ont souvent un objectif criminel en vue. N’acceptez pas de propositions pour lesquelles une récompense est réclamée.

La corruption organisée est une pratique largement répandue au Nigéria. Les voyageurs prendront soin de ne jamais communiquer de données et d’informations personnelles ou concernant leur famille, leurs cartes de crédit ou leurs comptes bancaires dans leurs contacts, communications téléphoniques ou correspondances avec des personnes qu’ils ne connaissent pas bien.

Il n’est pas rare que des individus soient victimes d’escroqueries montées de toute pièce par des pseudo-hommes d’affaires nigérians. La prospection commerciale au Nigéria nécessite la prudence dans la sélection de ses partenaires locaux et l’assurance de disposer de toutes les garanties, avant même d’effectuer quelque transaction que ce soit.

Criminalité par internet

La criminalité par internet est une pratique largement répandue au Nigéria. Les « partenaires virtuels » sont souvent des escrocs qui en ont après l’argent de leur interlocuteur. La prudence s’impose également pour les achats sur internet. Il arrive souvent que le lay-out de la banque soi-disant chargée d’effectuer le paiement soit contrefait. Il est donc conseillé de d’abord s’adresser à une banque belge pour vérifier l’authenticité du message.

Les tentatives d’escroquerie par des personnes rencontrées sur internet (sites de rencontre, e-mails, chats, etc.) sont fréquentes. On ne dénombre plus les fausses histoires d’hospitalisations, d’agressions ou d’accidents, qui nécessitent soi-disant une assistance financière depuis l’Europe. La fausse victime a généralement besoin d’argent d’urgence pour pouvoir revenir en Europe, payer les frais d’hospitalisation et/ou les sommes réclamées par la police ou les services de l’immigration. Ne vous laissez jamais avoir. Les victimes de ce type d’escroquerie peuvent porter plainte auprès de la Commission nigériane des délits économiques et financiers (Economic and Financial Crimes Commission), même si cela n’aboutit que rarement.