Nigéria

Carte Nigeria

Dernière mise à jour

Une vigilance accrue est de mise pour les voyages au Nigéria.

Depuis fin août 2019 les contrôles aux frontières terrestres du Nigéria avec le Bénin, le Niger et le Cameroun sont devenus plus stricts. Initialement annoncé comme une exercice militaire, le focus paraît maintenant être plutôt commerciale, et surtout l’importation et l’exportation (contrebande) des biens sont visées.  Les personnes qui disposent de la documentation requise (passeport, visa, livret de vaccination) n’ont pas de problèmes pour traverser la frontière mais il peut y avoir des longues files surtout à la frontière avec le Bénin. Il avait été annoncé au début que l’exercice ne durerait que 28  jours, mais elle a été prolongée récemment pour une durée indéterminée.  Selon les infos, il y aurait moins de retards aux frontières avec le Cameroun et le Niger.

En général, le niveau d’insécurité et de criminalité continue à augmenter. En avril 2019 une citoyenne Britannique avec ses deux compagnes nigériens (tous employés par un ONG international) ont été assassinés par des éléments criminels à Kaduna ; deux collaborateurs de Shell ont été kidnappés dans l’état de Rivers (leur escorte policier assassiné) ; et deux citoyens Chinois employés d’une société de construction Chinois ont été enlevés dans l’état d’Ebonyi.

Dans l’état de Zamfara, quasi chaque jour des villages (y inclus des écoles) sont attaqués et la populations tuée pas des groupes criminels armés. Les mesures de sécurité du gouvernement visant réduire le niveau d’insécurité n’ont eu jusqu’à ce jour aucun effet.

Il est fortement conseillé d’éviter partout les foules, les manifestations, les attroupements, les évènements publics et les lieux fort fréquentés. Il est également conseillé de s’informer de l’évolution actuelle sur place.

Tous les voyages non-essentiels vers les États suivants sont déconseillés :

Cross River / Kebbi / Kogi / Niger /
Edo / Ekiti / Enugu / Ebonyi /
Benue / Ondo / Taraba / Nassarawa / Abia /
Jigawa / Anambra / Abuja / Federal Capital Territory (FCT)

Tous les voyages vers les États suivants sont formellement déconseillés :

Adamawa / Akwa Ibom / Bauchi / Bayelsa / Borno /
Delta / Gombe / Imo / Yobe / Kaduna /
Zamfara / Kwara / Plateau / Katsina / Sokoto / Kano (behalve de hoofdstad Kano) /
Rivers ( sauf la capitale Port Harcourt)

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Description

Sécurité générale

Sécurité générale

De plus en plus, Abuja connait des manifestations qui peuvent devenir violent et il arrive fréquemment que des personnes que ce soit des manifestants ou des agents de sécurité y trouvent la mort. Vu que ces manifestations ne sont pas toujours annoncées à l'avance, une vigilance renforcée est de mise à tout moment.

Il est conseillé d’éviter les foules, les manifestations, les attroupements, les évènements publics et les lieux fort fréquentés. Il est également conseillé de s’informer de l’évolution actuelle (sur place) avant d’envisager d’y voyager.

La situation dans l'ensemble du territoire nigérian est extrêmement chaotique ; plusieurs endroits sont dangereux, non seulement au nord-est et dans le delta du Niger, mais également dans le nord-ouest et le centre du pays.

Hors que les enlèvements étaient jusque récemment un grand problème dans le Delta du Niger et le Nord-est, dernièrement le risque de kidnapping s’est élevé partout dans le pays (une moyenne de 1.000 enlévement par an est citée par certains observateurs). Une vigilance renforcé est donc de mise à tout moment.

Le Nord-est, le Nord-ouest et le Middle Belt
Le groupe terroriste « Boko Haram » est toujours capable de commettre des attaques mortelles dans le nord-est du Nigéria. Par des actions de l’armée, la rébellion est actuellement sur la défensive. La situation humanitaire est toujours précaire.

Dans le Middle Belt, le nombre de conflits armés entre éleveurs et agriculteurs augmente ainsi que le nombre de victimes ; presque 2.000 personnes y ont trouvé la mort depuis en 2018.

Depuis 2 ans, le Nord-ouest aussi connait un nombre croissant de conflits mortels (3.000 en 2 ans).

Dès lors, tous les voyages vers les États Adamawa, Bauchi, Borno, Kaduna, Gombe, Kaduna, Kano, Katsina, Kwara, Plateau, Sokoto, Yobe et Zamfara sont formellement déconseillés.

Tous les voyages non-essentiels vers Jigawa, Nassarawa, Benue, Taraba, Kebbi et Niger sont également déconseillés.
Suite à ces actions terroristes, des contrôles de police sévères ont été mis en place dans plusieurs États également.

Le delta du Niger
Le nombre d’ enlèvements et d’autres activités criminelles dans le delta du Niger et au large de la côte de l'estuaire du Niger augmente.

Tous les voyages vers Akwa Ibom, Bayelsa, Delta, Imo et Rivers sont déconseillés,

Tous les voyages non-essentiels vers Abia, Anambra, Ebonyi, Enugu, Ekiti, Edo et Ondo  sont dès lors aussi déconseillés.

Des tensions ethniques ou religieuses éclatent de plus en plus à n’importe quel moment, et ce dans l’ensemble du pays. Il est fortement recommandé d’éviter les manifestations publiques et les attroupements.

Menace terroriste

Depuis 2009, la secte islamiste terroriste Boko Haram est active dans le nord et le centre du pays. Des actions terroristes ont également eu lieu dans la capitale Abuja. La secte commet des attentats contre des églises, des hôtels, des bars, des marchés, des journaux, des bureaux de police et des bâtiments officiels.

Depuis la Noël 2011, la secte essaie de contrôler le nord-est du pays.  L’état d’urgence est d’application dans les États d’Adamawa, Borno et Yobe depuis 2013. Le centre du pays est lui aussi frappé par la menace terroriste. Les grands hôtels d’Abuja qui ont reçu par le passé des menaces directes (Hilton, Sheraton), ont depuis lors pris des mesures de sécurité supplémentaires. Il en va de même des représentations diplomatiques.
Le risque d’attentats est réel lors des fêtes religieuses, qu’il s’agisse de fêtes musulmanes ou chrétiennes.

Récemment, le groupe shiite IMN a été déclaré groupement terroriste par le gouvernement nigérian. Depuis une douzaine de mois, les membres de l’IMN font des manifestations pour exiger la libération de leur leader, El Zakzaky,  et entre autre à Abuja, lors de ces manifestations des personnes autant parmi  les manifestants que parmi les services d’ordres y ont trouvé la mort.

Criminalité

La criminalité violente (agressions armées, kidnappings, car-jackings, etc.) existe un peu partout au Nigéria. Ces actes sont parfois commis par des personnes arborant l’uniforme de la police ou de l’armée. Les effractions sont généralement l’œuvre de groupes criminels lourdement armés.

Les cambrioleurs n’hésitent plus à pénétrer en pleine journée dans les établissements HORECA, supermarchés, magasins et pharmacies, forçant les clients, sous la menace de leurs armes, à leur remettre argent, bijoux et autres objets de valeur. Les postes frontières et de douanes sont des endroits privilégiés pour les agressions et les vols.

À Abuja, il est conseillé de faire la route entre l’aéroport et la ville en convoi, et d’éviter ce trajet de nuit.

Les voyageurs qui se rendent à Lagos doivent se montrer particulièrement prudents. Leur accueil à l’aéroport se fera de préférence par une personne qui leur est connue et qui est en mesure d’assurer la sécurité du trajet de l’aéroport à la ville. Le trajet qui mène du bâtiment de l’aéroport au nouveau parking est fréquenté par des voleurs. Plusieurs sources font également état de tentatives d’enlèvement d’étrangers, par des personnes se présentant comme des agents du Protocole ou des Douanes.

Certains agents des services d’immigration ou de lutte anti-drogue n’ont pas hésité par le passé à intimider des voyageurs en leur posant nombre de questions sur leur identité ou leurs bagages, le but étant de leur soudoyer de l’argent. Les voyageurs sont invités à rester poli et à éviter de payer dans la mesure du possible.

Un véhicule à l’arrêt est toujours une cible potentielle, y compris dans les embouteillages. Les routes reliant les grandes villes sont régulièrement le théâtre d’agressions ou de faux contrôles.

Il est vivement recommandé de ne pas circuler de nuit et de ne pas voyager seul en voiture. Il est également conseillé de garder portes et fenêtres fermées. Avant d’effectuer un déplacement entre deux villes, il faut s’assurer que le véhicule se trouve dans un bon état technique. Des bandits armés circulent sur les voies principales et s’en prennent – parfois de façon très agressive – à des passagers échoués.

Les inconnus qui proposent spontanément leur assistance ont souvent un objectif criminel en vue. N’acceptez pas de propositions pour lesquelles une récompense est réclamée.

La corruption organisée est une pratique largement répandue au Nigéria. Les voyageurs prendront soin de ne jamais communiquer de données et d’informations personnelles ou concernant leur famille, leurs cartes de crédit ou leurs comptes bancaires dans leurs contacts, communications téléphoniques ou correspondances avec des personnes qu’ils ne connaissent pas bien.

Il n’est pas rare que des individus soient victimes d’escroqueries montées de toute pièce par des pseudo-hommes d’affaires nigérians. La prospection commerciale au Nigéria nécessite la prudence dans la sélection de ses partenaires locaux et l’assurance de disposer de toutes les garanties, avant même d’effectuer quelque transaction que ce soit.

Criminalité par internet

La criminalité par internet est une pratique largement répandue au Nigéria. Les « partenaires virtuels » sont souvent des escrocs qui en ont après l’argent de leur interlocuteur. La prudence s’impose également pour les achats sur internet. Il arrive souvent que le lay-out de la banque soi-disant chargée d’effectuer le paiement soit contrefait. Il est donc conseillé de d’abord s’adresser à une banque belge pour vérifier l’authenticité du message.
Les tentatives d’escroquerie par des personnes rencontrées sur internet (sites de rencontre, e-mails, chats, etc.) sont fréquentes. On ne dénombre plus les fausses histoires d’hospitalisations, d’agressions ou d’accidents, qui nécessitent soi-disant une assistance financière depuis l’Europe. La fausse victime a généralement besoin d’argent d’urgence pour pouvoir revenir en Europe, payer les frais d’hospitalisation et/ou les sommes réclamées par la police ou les services de l’immigration. Ne vous laissez jamais avoir. Les victimes de ce type d’escroquerie peuvent porter plainte auprès de la Commission nigériane des délits économiques et financiers (Economic and Financial Crimes Commission), même si cela n’aboutit que rarement.