Soudan du Sud

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Tous les voyages au Sud-Soudan sont déconseillés.

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

Actualité 


En raison de l’insécurité générale et persistante dans une grande partie du pays, tout déplacement vers le Soudan du Sud est formellement déconseillé, y compris dans les régions frontalières et la capitale Juba. De violents combats entre les différents groupes rebelles et les milices locales éclatent fréquemment dans presque l’entièreté du pays. La capitale Juba reste aussi très militarisée et n’est pas épargnée par les violences.


Quoiqu’un nouvel accord de paix ait été signé le 26/08/2015 entre le gouvernement et les rebelles, peu de progrès ont été réalisés quant à son exécution. La situation reste en général très tendue au Sud-Soudan.


L'aéroport international de Juba est actuellement opérationnel. Au cas où la situation se dégradait rapidement, le risque existe que l’aéroport soit fermé, où qu’il soit en tous les cas très difficile d’accès.  Dès lors, nous conseillons vivement aux Belges de ne pas se rendre au Sud Soudan. Si néanmoins vous décidez de quand même vous y rendre, il est fortement conseillé de s’inscrire sur le site web ‘travellers on line’ et de prendre contact avec l’ambassade de Belgique à Kampala par mail (kampala@diplobel.fed.be) ou, si ce n’est pas possible, par téléphone (+256 (0)772 704 400). 


Si vous décidez malgré tout de rester au Soudan du Sud, malgré cet avis négatif, nous vous conseillons de limiter vos déplacements, de vous assurer que vos documents de voyage sont en règle, de suivre attentivement les développements politique et sécuritaire et de tenir l’ambassade de Belgique à Kampala au courant de votre situation. 


L’utilisation d’un taxi moto ‘boda’ après 18h est déconseillée. Bien qu’il n’existe officiellement pas de couvre-feu, il est fortement déconseillé de circuler à Juba après 19h.


Veuillez noter que l’assistance consulaire que l’ambassade de Belgique est en mesure de fournir dans ces conditions-ci est extrêmement limitée.


Toute personne qui envisage de retourner dans le pays pour des raisons personnelles ou professionnelles mais qui est actuellement à l'extérieur du pays est invitée à différer son retour. 


Sécurité générale 


Le 9 juillet 2011 le Sud-Soudan est devenu un Etat indépendant. La frontière exacte entre la République du Soudan et la République du Sud-Soudan est encore contestée. En raison de ce différend, la situation politique reste fragile et des incidents mettant en danger la sécurité des personnes peuvent se produire à tout moment. Dans les régions à haut risque, des incidents importants ne peuvent pas être exclus. 


Le 23 juillet 2013 le président a renvoyé son vice-président et tout son cabinet ce qui, quelques mois plus tard a débouché sur une guerre civile opposant principalement deux ethnies, les Dinka (celle du président Kiir) et les Nuer (celle de son ex-vice-président Machar). Bien qu’un nouvel accord de paix fût signé en août 2015, une confrontation brutale s’est produite dans la capitale en juillet 2016 entre les deux protagonistes. Depuis, le conflit, qui s’est à l’origine déroulé dans la capitale, s’est propagé dans tout le pays. Différentes milices locales et des mouvements rebelles liés ou non aux protagonistes ont contribué à une escalade générale de la violence.


Les conflits de nature politique ou tribale ont toujours été très fréquents dans ce qui est aujourd’hui le Soudan du Sud. Pendant 22 ans, une guerre civile a sévi, résultant notamment en une grande méfiance à l’égard des étrangers. Le Soudan du Sud est classé parmi les cinq des pays au monde présentant le risque le plus élevé d'attaques terroristes. En raison de la guerre civile, toute récente encore, de nombreuses personnes sont en possession d'armes, de munitions et d'explosifs. Il existe encore à plusieurs endroits des explosifs et munitions non-explosés. 


La criminalité est également un fléau récurent, tant dans les zones urbaines que rurales. Les étrangers constituent des cibles privilégiées de ces activités criminelles et de la petite et grande délinquance. 


Photographier est fortement déconseillé et même interdit près des bâtiments gouvernementaux, des installations militaires, des services publics (stations-services) et d'autres zones sensibles (comme les ponts et les aéroports).