Soudan du Sud

Carte Soudan du Sud

 

Dernière mise à jour

 

Coronavirus COVID-19

  • Les voyages non essentiels à l’étranger depuis la Belgique sont vivement déconseillés.
  • Vous trouverez des informations sur les mesures à prendre lors du retour en Belgique sur le site www.info-coronavirus.be/fr/voyages.
     

Transit : Même en transit, les autorités aéroportuaires ou votre compagnie aérienne peuvent imposer de nouveaux tests, et éventuellement un isolement de longue durée (14 jours) en cas de résultat positif. C'est notamment le cas pour les vols au départ de plateformes internationales bien connues comme Addis-Abeba, Istanbul, etc. Veuillez tenir compte de ce risque lors de la planification de votre voyage et vérifier à l'avance votre couverture d'assurance. ​

La condition actuelle pour entrer au Soudan du Sud est un test covid moléculaire prélevé dans les 96 heures précédant l'arrivée dans le pays. Le test doit être effectué par un laboratoire accrédité et une version papier du résultat (négatif) du test PCR doit être fournie.

À leur arrivée, les voyageurs internationaux doivent effectuer une quarantaine de 10 jours. S'ils sont testés le 7e jour de la quarantaine ou après et que le résultat est négatif, ils peuvent quitter leur quarantaine plus tôt et continuer leur voyage sans autres restrictions. Les frais associés à la quarantaine et aux tests sont à la charge du voyageur. Toute personne présentant des symptômes pendant la période de quarantaine devra être testée et ne pourra la quitter avant le 10ème jour. Le jour d'arrivée au Soudan du Sud compte comme le jour zéro.

Bien que le lockdown ait été levé, la plupart des organisations internationales et des missions diplomatiques imposent un couvre-feu entre 19h et 7h du matin. Il convient de s’en tenir à ces horaires ainsi qu'aux autres consignes en termes d'hygiène et de distanciation sociale imposées par les autorités sud-soudanaises.

Afin de mieux organiser l'assistance consulaire, nous vous conseillons également d'enregistrer votre voyage via www.travellersonline.diplomatie.be

 
Travellers Online

 

Description

Sécurité générale

Actualité 

En raison de l’insécurité générale et persistante dans une grande partie du pays, tout déplacement vers le Soudan du Sud est formellement déconseillé, y compris dans les régions frontalières et la capitale Juba. De violents combats entre les différents groupes rebelles et les milices locales éclatent fréquemment dans presque l’entièreté du pays. La capitale Juba reste aussi très militarisée et n’est pas épargnée par les violences.

Quoiqu’un nouvel accord de paix ait été signé le 26/08/2015 entre le gouvernement et les rebelles, peu de progrès ont été réalisés quant à son exécution. La situation reste en général très tendue au Sud-Soudan.

L'aéroport international de Juba est actuellement opérationnel. Au cas où la situation se dégradait rapidement, le risque existe que l’aéroport soit fermé, où qu’il soit en tous les cas très difficile d’accès.  Dès lors, nous conseillons vivement aux Belges de ne pas se rendre au Sud Soudan. Si néanmoins vous décidez de quand même vous y rendre, il est fortement conseillé de s’inscrire sur le site web ‘travellers on line’ et de prendre contact avec l’ambassade de Belgique à Kampala par mail (kampala@diplobel.fed.be) ou, si ce n’est pas possible, par téléphone (+256 (0)772 704 400). 

Si vous décidez malgré tout de rester au Soudan du Sud, malgré cet avis négatif, nous vous conseillons de limiter vos déplacements, de vous assurer que vos documents de voyage sont en règle, de suivre attentivement les développements politique et sécuritaire et de tenir l’ambassade de Belgique à Kampala au courant de votre situation. 

L’utilisation d’un taxi moto ‘boda’ après 18h est déconseillée. Bien qu’il n’existe officiellement pas de couvre-feu, il est fortement déconseillé de circuler à Juba après 19h.

Veuillez noter que l’assistance consulaire que l’ambassade de Belgique est en mesure de fournir dans ces conditions-ci est extrêmement limitée.

Toute personne qui envisage de retourner dans le pays pour des raisons personnelles ou professionnelles mais qui est actuellement à l'extérieur du pays est invitée à différer son retour. 


Sécurité générale 


Le 9 juillet 2011 le Sud-Soudan est devenu un Etat indépendant. La frontière exacte entre la République du Soudan et la République du Sud-Soudan est encore contestée. En raison de ce différend, la situation politique reste fragile et des incidents mettant en danger la sécurité des personnes peuvent se produire à tout moment. Dans les régions à haut risque, des incidents importants ne peuvent pas être exclus. 

Le 23 juillet 2013 le président a renvoyé son vice-président et tout son cabinet ce qui, quelques mois plus tard a débouché sur une guerre civile opposant principalement deux ethnies, les Dinka (celle du président Kiir) et les Nuer (celle de son ex-vice-président Machar). Bien qu’un nouvel accord de paix fût signé en août 2015, une confrontation brutale s’est produite dans la capitale en juillet 2016 entre les deux protagonistes. Depuis, le conflit, qui s’est à l’origine déroulé dans la capitale, s’est propagé dans tout le pays. Différentes milices locales et des mouvements rebelles liés ou non aux protagonistes ont contribué à une escalade générale de la violence.

Les conflits de nature politique ou tribale ont toujours été très fréquents dans ce qui est aujourd’hui le Soudan du Sud. Pendant 22 ans, une guerre civile a sévi, résultant notamment en une grande méfiance à l’égard des étrangers. Le Soudan du Sud est classé parmi les cinq des pays au monde présentant le risque le plus élevé d'attaques terroristes. En raison de la guerre civile, toute récente encore, de nombreuses personnes sont en possession d'armes, de munitions et d'explosifs. Il existe encore à plusieurs endroits des explosifs et munitions non-explosés. 

La criminalité est également un fléau récurent, tant dans les zones urbaines que rurales. Les étrangers constituent des cibles privilégiées de ces activités criminelles et de la petite et grande délinquance. 

Photographier est fortement déconseillé et même interdit près des bâtiments gouvernementaux, des installations militaires, des services publics (stations-services) et d'autres zones sensibles (comme les ponts et les aéroports).