La Belgique organise un événement ministériel parallèle sur la lutte contre l'impunité en matière de violences sexuelles – AGNU77 à New York

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Depuis plusieurs années, la Belgique accorde une attention particulière aux liens entre les aspects politiques, sécuritaires et humanitaires des crises. C'est pourquoi, depuis 2018, notre pays organise un événement sur ce thème lors de chaque semaine de haut niveau, en collaboration avec ECHO. En 2021, l'accent a été mis sur les enfants dans les conflits armés et, en 2020, sur l'impact humanitaire du changement climatique dans les pays en conflit.

Le thème de cette année est la lutte contre l'impunité en matière de violences sexuelles dans les situations de conflit. Ce faisant, la Belgique fait une fois de plus le lien entre un thème universel comme le droit international humanitaire et l'actualité en Ukraine et dans d'autres régions du monde. La Belgique a également constamment demandé que les auteurs de violences sexuelles dans le cadre du conflit syrien soient tenus responsables de leurs actes.

Hadja Lahbib, ministre des Affaires étrangères : Qu'il s'agisse de filles ou de garçons qui ont été violés en Ukraine ou en République centrafricaine, qui ont dû devenir des esclaves sexuels pour Daesh, ou de mères qui ont donné naissance à leur enfant après avoir subi des violences – les survivants ont chacun leur propre histoire horrible. Ce dont ils ont besoin, ce sont des solutions sur mesure. Ils ont besoin de justice avant tout, mais aussi d'un accès aux soins de santé, d'un soutien psychosocial ou socio-économique, ou de réparations pour se réinsérer dans la société. Nous devons le leur donner. L'engagement de la Belgique va au-delà de l'inscription de la question à l'ordre du jour de l'Assemblée générale cette semaine. Notre pays est à la pointe de la lutte contre l'impunité en contribuant de manière significative aux budgets des organisations qui font la différence - par le biais du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme (OHCHR), de la Cour pénale internationale ou de l'Equipe d'experts des Nations unies sur l'Etat de droit et la violence sexuelle dans les conflits."

La communauté internationale a déjà pris des mesures pour renforcer le cadre législatif, ainsi que pour traduire les auteurs des crimes en justice. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, adopté en 1998, est le premier instrument de droit pénal international à inclure explicitement les crimes de violence sexuelle. La Cour pénale internationale a condamné pour la première fois en 2021 les crimes sexuels commis en République démocratique du Congo.

Pourtant, la grande majorité des cas signalés restent impunis et les victimes sont privées de justice. Par conséquent, la collecte précoce et la préservation minutieuse des preuves par les acteurs judiciaires et du domaine des droits humains sont une priorité. Outre la nécessité de traduire les criminels en justice pour qu’ils rendent des comptes, la Belgique souhaite également que la prévention, la protection et l'assistance aux victimes soient améliorées. Il est donc important de s'attaquer aux causes profondes de la violence sexuelle et de lutter pour l'égalité des genres et la participation des femmes à la prise de décision.

Antonia Mulwey de Legal Action Worldwide, Natalia Kanem, Directrice exécutive du FNUAP, Pramila Patten, Représentante spéciale des Nations unies pour les violences sexuelles dans les conflits, et Kim Seelinger, Conseillère spéciale pour les violences sexuelles dans les conflits de la Cour pénale internationale, participeront à un panel d'experts sur les sujets susmentionnés. L'événement ministériel parallèle sera conclu par Joyce Msuya, Sous-Secrétaire générale aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence au Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

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