Première édition de la remise du prix “Digitalisation pour le Développement” à trois projets de développement innovants dans le domaine numérique

Prize D4D

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo a décerné aujourd’hui pour la première fois le Prix « Digitalisation pour le Développement ». Les trois projets retenus misent sur l’e-learning dans les Territoires palestiniens, la lutte contre les faux médicaments en Afrique et l’énergie solaire au Cameroun.

Le nouveau Prix « Digitalisation pour le Développement (D4D) » est une initiative du Musée royal de l’Afrique centrale avec le soutien du ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo et la Direction générale Coopération au Développement. Il sera remis tous les deux ans.
 
Le Prix D4D récompense des initiatives misant sur la numérisation comme levier de développement. Les projets et idées qui entrent en lice exploitent de façon innovante le potentiel des nouvelles technologies à la lumière des objectifs de développement durable.
 
“Les trois lauréats de ce nouveau Prix « Digitalisation pour le Développement » se distinguent chacun à leur façon sur le plan humain : créer de meilleures possibilités d’éducation pour les jeunes dans les Territoires palestiniens, sauver des vies en luttant contre les faux médicaments et approvisionner en énergie verte et saine les familles en Afrique. Notre pays entend être un pionnier international dans le domaine des technologies numériques et du big data au service de la politique de développement. Ces lauréats sont de parfaits ambassadeurs pour de telles ambitions. Ils montrent quels peuvent être les atouts d’un petit pays comme le nôtre : améliorer la vie des gens en ayant recours à l’innovation numérique”, a déclaré Alexander De Croo.
 
Le Prix D4D compte trois catégories :

  • l’idée/la startup innovante - ‘iStartUp’ ;
  • la success story - ‘iStandOut’;
  • le prix du public - 'iChoose'. 

Tant dans la catégorie ‘iStartUp’ (idée innovante) qu’‘iStandOut’ (success story), le jury sélectionne trois initiatives parmi lesquelles il choisit à chaque fois un lauréat.
 
Dans la catégorie 'iChoose’, un troisième lauréat a été choisi par le public.
 
Les lauréats du Prix « Digitalisation pour le Développement » 2016 sont : 

 
Catégorie iStandout: le développement d’un cursus d’e-learning dans les Territoires palestiniens

Ce projet de la CTB et du Ministère palestinien de l’Enseignement et de l’Enseignement supérieur fait entrer les TIC dans 288 écoles dans les Territoires palestiniens. L’objectif est de renforcer les apprentissages axés sur l’élève et leur permettre d’acquérir des aptitudes dans le domaine numérique. D’autres compétences sont développées, comme apprendre à réfléchir de manière critique, apprendre à apprendre, résoudre des problèmes et réfléchir à la citoyenneté mondiale. Dans le cadre du projet, plus de 1.200 enseignants au total ont été formés, un portail numérique pédagogique a été conçu (www.elearn.edu.ps) et quelque 500 élèves ont développé des applications mobiles.

 
Catégorie iStartUp: AksantiMed (e-santé)

AksantiMed est un partenariat entre l’ULB, l’Université de Liège, l’Université de Kinshasa et SOS Médecins de Nuit, pour lutter contre les faux médicaments. Chaque année, 120.000 Africains décèdent après avoir consommé des médicaments issus de la contrefaçon. AksantiMed est une application mobile qui permet aux patients de contrôler l’authenticité d’un médicament. Les patients peuvent vérifier par sms ou via l’appli AksantiMed le code numérique à 12 chiffres imprimé sur le médicament. En validant le code, le patient reçoit automatiquement des informations sur le produit (type, nom commercial, date d’expiration, rappel ou avertissements de santé). Tant les patients, les pharmaciens que les opérateurs télécoms sont impatients de voir les premiers tests d’AksantiMed.

 
Catégorie iChoose, prix du public : Solarly

Deux familles sur trois en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité, soit au total 635 millions de personnes. La majorité d’entre elles habitent en zone rurale et dépensent chaque année 110 euros pour avoir malgré tout accès à l’électricité par des procédés inefficaces, chers, dépassés et souvent dangereux. L’Organisation mondiale de la Santé estime le nombre de décès annuel, liés à des pollutions intérieures à cause de l’utilisation de carburants fossiles à environ 600.000. La moitié de ces victimes sont des enfants de moins de cinq ans.

Le projet Solarly développe et installe des stations solaires de 50W à 250W fournissant de l’électricité à des familles en zone reculée en Afrique. Il prévoit des plans de remboursement adaptés (Rent-to-Own” en “Pay-As-You-Go”) pour que les gens puissent acquérir à leur rythme une installation solaire sans devoir changer leurs habitudes financières. Les familles paient chaque semaine ou chaque mois un montant déterminé au préalable pour utiliser la station solaire et à la fin, ils en deviennent propriétaires. Ils bénéficient en outre d’une garantie. Solarly prévoit aussi un monitoring en temps réel et des services.
 

  
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