Didier Reynders préside à New York la conférence ministérielle du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires

Le Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a présidé aujourd’hui la conférence ministérielle du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Ce traité instaure une interdiction complète des essais nucléaires. Signé en 1996, il n’entrera en vigueur qu’après l’accession d’une catégorie spécifique de pays. Huit d’entre eux ne l’ont pas encore ratifié: les États-Unis, l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord, l’Iran, la Chine, Israël et l’Égypte. Tous les deux ans, une conférence ministérielle est organisée afin de promouvoir l’entrée en vigueur du traité. Cette année, c’est l’Irak et la Belgique qui président ensemble cette conférence.

Le ministre Reynders est satisfait de la participation de nombreux ministres du monde entier à la conférence, qui démontre le soutien politique large à l’objectif visé par le traité.

La Belgique soutient le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires depuis sa signature et se réjouit de l’arrêt quasi universel des essais nucléaires. Un seul pays, à savoir la Corée du Nord, a effectué des essais nucléaires au 21ème siècle. L’entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires est essentielle afin de mettre en place une interdiction définitive des essais nucléaires, contrôlée par une organisation internationale. Sans ce traité, le risque que des armes nucléaires nouvelles ou plus fortes soient développées demeure entier. Seul un monde sans essais nucléaires peut mener à un monde sans armes nucléaires.

La réunion d’aujourd’hui n’était qu’une initiative parmi d’autres pour soutenir le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Pendant les deux années à venir, la Belgique et l’Irak mettront en œuvre un programme d’action complet. A travers des initiatives ciblées, nos deux pays inciterons les pays qui ne l’ont pas encore fait à accéder au traité. L’Irak et la Belgique s’adresserons non seulement aux responsables politiques, mais aussi à la société civile et aux jeunes.

Le status quo n’est pas acceptable. A la lumière du contexte sécuritaire actuel et des essais nucléaires nord-coréens, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires n’est devenu que plus important.