La Croix-Rouge internationale et la Belgique, pionnières, lancent le premier “Humanitarian Impact Bond”

La Croix-Rouge internationale (CICR) lance officiellement aujourd’hui avec le soutien de la Belgique le premier « Humanitarian Impact Bond » (une obligation à impact social). La Belgique est, avec le CICR, l’instigatrice de ce nouveau mécanisme de financement utilisé pour construire trois centres de revalidation physiques dans des zones touchées par des conflits. “Grâce à l’ « Humanitarian Impact Bond », des milliers de personnes dans le besoin, qui ne bénéficiaient d’aucune aide auparavant, auront accès à la revalidation et pourront mener une existence digne”, a indiqué le Vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo.
 
L’ « Humanitarian Impact Bond » réunit près de 23 millions d’euros injectés par des investisseurs sociaux qui préfinancent ainsi le développement de programmes de revalidations physiques au Mali, au Nigéria et en RDC. Les moyens mis en œuvre par le CICR pour la construction de ces trois nouveaux centres et l’amélioration des services aux patients. Une gestion innovante, le processus de numérisation et la collecte des données feront aussi l’objet d’une attention accrue. Si et seulement si le CICR atteint les résultats prédéfinis, au travers de son programme de revalidation quinquennal, un groupe d’outcome funders remboursera les investisseurs sociaux. 
 
Rôle pionnier de la Belgique
La Belgique a été, avec le CICR, l’un des pionniers dans le lancement de ce nouveau mécanisme de financement et appartient au groupe des outcome funders, à l’instar de la Suisse, du Royaume-Uni, de l’Italie et de la Foundation “La Caixa”. Notre pays prévoit à cet effet 8,7 millions d’euros.

Je me félicite qu’avec le CICR nous puissions lancer ce tout premier « Humanitarian Impact Bond ». Le CICR a beaucoup d’expérience dans la mise en place de programmes de revalidation efficaces pour les personnes touchées par les crises et les conflits, mais les ressources disponibles s’épuisent de plus en plus vite face au nombre croissant de crises humanitaires. C’est la raison pour laquelle nous recherchons de nouvelles formes de financement comme l’« Humanitarian Impact Bond ». À cet égard, l’accent est mis, de plus en plus, sur l’obtention des résultats visés. C’est ce que permet de faire un instrument comme l’« Humanitarian Impact Bond », a conclu Alexander De Croo.
 
Lire aussi : ‘A new bond taps private money for aid projects in war zones’ (The Economist, 7 sept. 2017)