Rapport annuel 2016 de la Coopération belge au Développement

Rapport annuel 2016 de la Coopération belge au Développement

La Coopération belge au Développement met en lumière, dans le Rapport annuel 2016 paru aujourd’hui, quelques nouveaux accents de la politique belge de développement, une série de résultats et d’activités, ainsi que la répartition budgétaire des moyens. Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo met l’accent sur le renouveau de notre politique de développement internationale. Un renouveau qu’il veut poursuivre tout au long des prochaines années, entre autres dans les domaines de la numérisation, du lien entre le secteur privé et le monde du développement, et de notre engagement humanitaire. Lisez ici la version complète du rapport annuel

 
Numérisation

La Belgique joue un rôle de premier plan dans le domaine de la numérisation et du développement. Sous son impulsion, l’Union européenne a décidé d’accorder désormais une place de choix aux technologies numériques dans le cadre de sa politique de développement. En 2016, la Belgique a adhéré au Partenariat global pour les données sur le développement durable, une coalition de pays, d’entreprises et d’ONG qui utilisent les données (data) pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable. Dans notre pays, nous avons approuvé en septembre la note stratégique Digital for Development qui pose les jalons numériques de notre politique de développement. Et en novembre, le Prix Digitalisation pour le développement a été remis pour la première fois à des projets de développement prometteurs dans le domaine du numérique.

 
Secteur privé

Le lien entre le secteur privé et le monde du développement a aussi été abordé en 2016. La vision du nouvel Agenda 2030 pour le Développement durable est tellement globale que l’implication du secteur privé est un facteur décisif pour son succès. En juillet, la Chambre des représentants a approuvé le projet de loi qui ouvre le capital de BIO aux investisseurs privés. Ils pourront désormais aussi porter les investissements de BIO qui sont toujours axés sur la croissance économique locale et la création d’une importante plus-value dans les pays en développement.

À l’automne, plus de 80 partenaires ont signé la Charte belge SDG. Il est positif de voir que les entreprises privées, les organisations publiques et la société civile se rejoignent pour adhérer aux Objectifs de développement durable et les intégrer. Ce partenariat doit à présent être concrétisé sur le terrain dans les années à venir dans des domaines comme la numérisation, les soins de santé et l’entrepreneuriat durable.

 
Engagement humanitaire

Sur le plan budgétaire, en dépit d’une situation difficile, de bons résultats ont été atteints : une augmentation globale de l'APD à 0,49% et une augmentation de notre enveloppe humanitaire à un niveau qui n’a jamais été aussi élevé. Lors du Sommet humanitaire mondial à Istanbul, la Belgique et le Comité international de la Croix-Rouge se sont donné la main pour créer un instrument de financement innovant, le premier Humanitarian Impact Bond (HIB) qui réunit des bailleurs classiques et des investisseurs privés pour financer la construction de centres de revalidation physique dans des zones touchées par les conflits et la violence.

« Il est clair que la Belgique entend plus que jamais faire preuve de leadership dans sa politique de développement internationale et la seule façon d’y parvenir réellement sera de continuer à réformer dans les années à venir », selon Alexander De Croo, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement