Troisième Conférence Internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient

Third International Conference on the victims of ethnic and religious violence in the Middle East

A l'initiative du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, la Belgique accueillera ce lundi 14 mai la 3ème conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient. Cette conférence, organisée au Palais d'Egmont à Bruxelles, rentre dans le cadre plus large des efforts politiques, militaires et humanitaires de la communauté internationale dans la région. Elle s’inscrit dans un cycle entamé à Paris en 2015 et poursuivi à Madrid en 2017 qui est consacré à la nécessité de préserver l’héritage culturel, confessionnel et ethnique du Moyen-Orient - en particulier en Irak et en Syrie.

La conférence sera co-présidée par le Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et son homologue Libanais Gebran Bassil. Elle réunira un grand nombre de ministres, de dirigeants d'organisations internationales et de représentants de diverses communautés ethniques ou religieuses. Le Roi Philippe rejoindra les participants à l’occasion d’un déjeuner de travail.

Cette conférence est un forum pour tous ceux qui sont engagés à œuvrer pour un retour sûr dans leurs foyers et à la protection durable des minorités religieuses et ethniques au Moyen-Orient. Certaines de ces communautés ont été victimes de crimes contre l'Humanité, de crimes de guerre et d'autres violations très graves des droits de l'Homme. Elles ont été parfois menacées dans leur existence même et restent très fragiles aujourd’hui, malgré la défaite militaire de Da’ech. Nadia Murad, Ambassadeur de bonne volonté des Nations Unies et infatigable militante de la cause yézidie, en fera le témoignage.

Lors de son intervention, Didier Reynders rappellera la priorité à donner aux efforts de stabilisation. Comme les cinq doigts de la main de Fatima, choisie pour illustrer la conférence, il soulignera l’importance d’œuvrer à la réconciliation et de parvenir à une coexistence harmonieuse des différentes communautés. Pour reconstruire une société résiliente sur des bases solides, il insistera sur la fait qu’il est également indispensable de lutter contre l’impunité et d'amener en justice les auteurs des atrocités commises.