Didier Reynders plaide pour la liberté des médias et la sécurité des journalistes

Le 2 novembre est la Journée internationale contre l’impunité des crimes contre les journalistes. Le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères Didier Reynders souligne l’importance de la liberté d’expression et de la liberté de la presse pour promouvoir et protéger les droits humains. Le fait de permettre aux journalistes d’exercer leur métier en toute sécurité et de façon indépendante constitue la pierre angulaire d’une démocratie saine et ouverte. Outre leur fonction d’information, les journalistes remplissent aussi un rôle de contrôle qui leur permet de dénoncer abus et dysfonctionnements au sein de la société.

Les journalistes ne peuvent jouer pleinement leur rôle que s’ils peuvent agir en toute indépendance, dans un environnement qui respecte la liberté d’expression, la liberté de l’information et la liberté de la presse.

Hélas, le rôle critique des journalistes et des médias est encore trop souvent sapé par l’intimidation et la violence. Certains journalistes y perdent même la vie. Il y a bien sûr la mort choquante du journaliste saoudien J. Khashoggi qui défraie depuis des semaines la chronique, mais plusieurs journalistes ont également été assassinés en Europe au cours de l’année écoulée. En outre, nous constatons dans bien des pays un rétrécissement de l’espace laissé aux journalistes.

Selon Reporters sans Frontières, 61 journalistes, 11 journalistes-citoyens et 4 assistants media ont perdu la vie dans l’exercice de leur métier à ce jour en 2018. D’autre part, quelque 167 journalistes et 150 journalistes-citoyens sont actuellement emprisonnés dans le monde.

Le ministre Reynders appelle tous les pays à mettre un terme aux menaces et aux attaques contre les journalistes, et à garantir leur sécurité. La mise en place d’un cadre légal solide, qui garantisse la liberté d’expression et des médias, est indispensable. Il est également crucial que les auteurs de crimes contre des journalistes soient poursuivis et traduits en justice, afin de combattre l’impunité.

La Belgique continue à plaider pour la liberté des médias et pour la liberté des journalistes, tant dans le contexte européen que lors de contacts bilatéraux, ou dans des organisations régionales et multilatérales telles que les Nations Unies, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Conseil de l’Europe. Notre capitale, Bruxelles, accueille l’une des plus grandes concentrations de journalistes étrangers au monde ; la Belgique souhaite insuffler cette ouverture au reste du monde.