L’identification des auteurs d’attaques chimiques en Syrie à nouveau possible

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et européennes Didier Reynders se félicite de la récente décision qui permet à l’Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) de déterminer des responsabilités dans le cadre des attaques chimiques en Syrie. Cela a été décidé le 27 juin dernier à La Haye (lire la déclaration de l’OIAC).

Jusqu’il y a peu, l’identification des auteurs d’attaques chimiques incombait au Mécanisme d'Enquête Conjoint des Nations-Unies et de l’OIAC. Ce mécanisme d’enquête est parvenu à établir les responsabilités d’au moins quatre attaques chimiques par le régime syrien et d’au moins deux attaques chimiques par le groupe terroriste Daesh. Ce mécanisme a cependant cessé d’exister en novembre 2017 en raison d’un blocage du Conseil de sécurité, mettant fin à la possibilité d’identifier les coupables. La décision de l’OIAC permettra à nouveau de réaliser cette identification.

Le Ministre salue également le fait que l’OIAC va être autorisée à partager des informations avec le Mécanisme International, Impartial et Indépendant. Ce mécanisme a été établi par l’Assemblée générale des Nations Unies et doit permettre les poursuites pénales à l’encontre des coupables d’atrocités en Syrie.

Didier Reynders réitère sa condamnation sévère de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien et appelle le pays à respecter ses obligations, notamment en tant que membre de l’OIAC.

La lutte contre l’utilisation d’armes chimiques est une priorité de la politique étrangère belge. La Belgique condamne toute utilisation d’armes chimiques, quel qu’en soit l’auteur ou les circonstances. L’utilisation d’armes chimiques dans un conflit armé est un crime de guerre et doit être punie.

La Belgique s’engage à restaurer et à renforcer le consensus international sur l’interdiction des armes chimiques.