La Belgique double sa contribution au Comité international de la Croix-Rouge

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo a promis aujourd’hui, lors d’un entretien qu’il a eu avec le président du CICR Peter Maurer, de doubler la contribution de la Belgique au Comité International de la Croix-Rouge. Dans les trois années à venir, la Belgique contribuera au fonctionnement général du CICR à raison de 25,5 millions d’euros au total. La Belgique réserve des moyens supplémentaires pour les zones de conflit spécifiques.
 

Lors de l’entretien téléphonique qu’il a eu avec Peter Maurer, le ministre De Croo a aussi salué le travail du CICR et de ses collaborateurs qui sont amenés à travailler tout près des lignes de front dans les zones de conflit. Le CICR promeut et protège le droit international humanitaire de plus en plus souvent bafoué.
 

Défense du droit international humanitaire
Dans les zones de conflit, les citoyens sont attaqués arbitrairement et des communautés sont affamées. Le matériel humanitaire destiné aux victimes ne peut pas être confisqué par les parties belligérantes. En temps de guerre, la Convention de Genève doit être observée. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) veille à ce que cette réglementation soit respectée et prodigue de l’aide aux citoyens qui se trouvent en zones de conflit”, a déclaré Alexander De Croo.
 

Pionnier de l’innovation humanitaire
Alexander De Croo et Peter Maurer ont aussi évoqué l’importance de l’innovation humanitaire. Tant la Belgique que le CICR jouent un rôle de pionnier en la matière. Les conflits complexes et de longue durée mettent à l’épreuve les méthodes d’aide classiques. Au même moment, de plus en plus de personnes ont accès à internet, y compris dans les zones de conflit. Cela permet aux victimes de crises humanitaires de mieux faire connaître leurs besoins. Le CICR est l’une des premières grandes organisations humanitaires à intégrer la révolution numérique.
 

“La Belgique encourage depuis des années l’innovation humanitaire. Innover permet de sauver plus de vies. Le CICR a bien compris ce message. L’analyse des données issues de zones de conflit permet de mener une action humanitaire plus préventive et ciblée et les logiciels de reconnaissance faciale permettent aux familles de retrouver plus rapidement des personnes disparues. Dans tous ces domaines, le CICR fait œuvre de pionnier”, a déclaré Alexander De Croo.
 

L’obligation à impact humanitaire : une première
Depuis des années, la Belgique et le CICR entretiennent un partenariat solide dans le domaine de l’innovation. L’an dernier, ils ont lancé ensemble le premier Humanitarian Impact Bond (obligation à impact humanitaire) pour la construction de centres de revalidation au Nigéria, en RDC et au Mali.
 

Le CICR est reconnu à travers le monde entier pour son travail humanitaire dans les zones de conflit, essentiellement au niveau de la protection des populations, de l’aide alimentaire et des soins de santé. En raison de la stricte application des principes humanitaires, le CICR a souvent accès à des zones où il n’y a pas encore d’autre acteur humanitaire.