La Belgique et l’OIM collaborent afin de réduire les coûts élevés de transferts de fonds vers les pays en développement

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo s’associe à l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, dans l’élaboration d’une app globale de comparaison des prix pour les transferts internationaux de fonds (remittances). La collaboration entre la Belgique et l’OIM permet d’offrir aux utilisateurs des informations objectives sur les taux des transferts de fonds. Aujourd’hui, de nombreux fournisseurs offrent des services de transfert de fonds à des taux extrêmement élevés. Ce samedi 16 juin est la Journée internationale des envois de fonds familiaux.

La Belgique soutient le développement de la MigApp, une app qui offre des informations objectives aux migrants sur la migration et qui inclut un outil de comparaison des prix pour les transferts de fonds internationaux. Les ‘remittances’ sont les fonds privés que les migrants envoient dans leurs pays d’origine. À la demande du Ministre De Croo, l’OIM étend l’application afin que les 14 pays partenaires de la Coopération au Développement belge puissent être intégrés dans l’outil de comparaison des prix. Cette extension est rendue possible grâce à un nouveau partenariat de l’OIM avec RemitRadar, un fournisseur de technologie financière en ligne actif dans les transferts de fonds. Avec l’app, les utilisateurs pourront accéder aux options les plus avantageuses au niveau des fournisseurs de service pour envoyer l’argent chez eux. La Belgique est un des pays pilotes où l’app a été lancée. Les autres pays pilotes de l’UE sont la Grèce, l’Irlande et les Pays-Bas.

Alexander De Croo : « Le nouvel outil de comparaison devrait contribuer à une diminution des coûts, qui sont de nos jours bien trop élevés. Dans certains cas, on peut même parler de prix exorbitants. En offrant aux utilisateurs un accès aisé aux informations sur l’option la moins chère et la plus rapide, nous souhaitons stimuler la concurrence. De plus en plus d’entreprises de technologie financière investissent dans l’argent mobile, dont les taux correspondent en moyenne à la moitié des transferts d’argent classiques via les opérateurs les plus connus. »

 
Les coûts doivent diminuer

Selon les chiffres de la Banque mondiale, les migrants ont envoyé 466 milliards USD aux pays en développement en 2017, un montant qui excède trois fois le montant de l’aide au développement officielle. Les migrants contribuent grandement à l’économie des pays en développement. Toutefois, le problème des transferts de fonds réside dans leurs coûts trop élevés. En moyenne, le coût d’envoi de l’argent revient à 7,1 % du montant envoyé ; pour les transferts vers l’Afrique sub-saharienne, les coûts de transfert sont de 9,4 % en moyenne, voire même plus élevés dans certains cas. Dans le cadre des Objectifs de développement durable, l’ONU s’est engagée à diminuer les coûts des transferts de fond à une moyenne de 3 % d’ici 2030.

 
De plus en plus ‘d’argent mobile’

William Lacy Swing, Directeur général de l’OIM, a reconnu les flux d’envoi de fonds comme une ‘bouée de sauvetage économique’ pour les familles de migrants. Les transferts de fonds réduisent la pauvreté, fournissent de meilleurs soins de santé et un meilleur accès à la nutrition et permettent d’accroître les possibilités d’éducation pour les enfants. Dans un éditorial publié en prélude à la Journée internationale des envois de fonds familiaux (célébrée le 16 juin), l'Ambassadeur Swing a écrit : « permettons-nous de nous arrêter et de reconnaître la contribution extraordinaire des migrants, non seulement à l’économie, via les transferts financiers et sociaux de fonds, mais surtout aux familles individuelles. »