La Belgique investit plus de 9 millions d’euros d’aide humanitaire dans la région du lac Tchad

Le Vice-Premier ministre et Ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo réaffirme le soutien de la Belgique à la réponse humanitaire dans le bassin du lac Tchad. En marge de la Conférence de Haut Niveau sur le lac Tchad à Berlin, le ministre note que la Belgique investit cette année plus de 9 millions d’euros d’aide humanitaire dans la région où 11 millions de personnes ont besoin d'aide pour survivre.

Une Conférence de Haut Niveau sur le lac Tchad se tient aujourd’hui et demain à Berlin. Dans ce cadre, la Belgique a réaffirmé son soutien à la réponse humanitaire dans la région en octroyant une aide de 9.749.835 d’euros en 2018 aux ONG belges Caritas International, Oxfam Belgique, Médecins du Monde, Vétérinaires Sans Frontières, Handicap International et la Croix Rouge de Belgique, ainsi qu’au Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies, à UNICEF et au Programme Alimentaire Mondial.

Dix ans de crise
L’urgence humanitaire dans le bassin du lac Tchad est l’une des plus importantes au monde. Cette année, environ 11 millions de personnes ont besoin d'aide pour survivre. La crise dans le Bassin du Lac Tchad, due à Boko Haram, dure depuis près de dix ans et a entraîné la disparition des moyens de subsistance et des mouvements de population considérables. Les civils continuent de souffrir de violations fréquentes des droits.

Les secteurs financés à travers les opérations des partenaires humanitaires de la Belgique visent à soutenir et protéger les plus vulnérables au Nigeria, au Tchad et au Niger en renforçant la protection des personnes et en appuyant les communautés pour qu’elles puissent faire face aux risques de chocs, mieux résister à ces derniers et s’adapter sur du plus long terme.

Plusieurs projets sont également destinés à développer des solutions innovantes afin de mieux répondre aux défis humanitaires, notamment les problèmes d’accès (UNICEF : développement d’un système d’alerte et d’information par communication mobile au Nord du Nigéria), les tensions entre les réfugiés et les membres de la communauté d'accueil (UNHCR : installations à énergie solaire pour des pompes à eau dans des camps de réfugiés au Tchad), et le besoin de technologies plus performantes pour le déminage (Handicap International : utilisation combinée de drones, de nouvelles méthodes de détection et d’une interface mobile de collecte de données).

Lien entre l’aide humanitaire et la coopération au développement
Etant donné le caractère chronique et prolongé des besoins, la Belgique a également sélectionné la région du Lac Tchad pour un soutien au développement transitionnel faisant le lien entre l’aide humanitaire et la coopération au développement. Un appel à projet a été lancé pour financer des actions en appui à l’intégration socio-économique des jeunes filles et garçons pour un montant total d’environ trois millions d’euros. La Belgique vise ainsi à répondre à la fois aux besoins immédiats des plus vulnérables, tout en investissant simultanément dans les perspectives des communautés vers un meilleur futur. Enfin, le programme belge de coopération gouvernementale avec le Niger consacrera au moins 32 million d’euros au cours des deux prochaines années à des projets de développement structurel dans ce pays.