La Belgique paiera désormais des taxes dans les pays partenaires que sont la Guinée et le Rwanda

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo signe aujourd'hui, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, deux nouvelles conventions générales de coopération avec la Guinée et le Rwanda, pays partenaires de la Belgique. Ces conventions concrétisent notamment l'engagement de la Belgique à payer désormais les taxes à l'importation et sur l'acquisition locale de biens et de services dans les pays partenaires.

Ces nouvelles conventions générales de coopération fixent le cadre dans lequel va s'inscrire la coopération en cours et future avec les pays partenaires. C'est une chose nécessaire compte tenu des réformes importantes qu’a connues la Coopération belge au développement ces dernières années. Ainsi, la nouvelle Agence belge de développement Enabel a vu le jour l'an dernier et les priorités de la Coopération au développement ont aussi été réorientées ces dernières années.

Le renforcement des droits de l'Homme et la croissance économique durable et inclusive sont à présent au cœur de la stratégie belge qui s'inscrit totalement dans le prolongement des Objectifs de Développement durable. Elle s’attache aussi davantage au rôle du secteur privé et à la numérisation comme levier du développement. L'objectif est de conclure une nouvelle convention générale de coopération avec l'ensemble des quatorze pays partenaires.

Fin des exonérations fiscales
Les nouvelles conventions générales de coopération comprennent aussi un passage important consacré au paiement de taxes dans les pays partenaires. La Belgique s'engage désormais à renoncer aux exonérations d'usage sur les taxes à l'importation et à l'acquisition locale de biens et de services dont bénéficient généralement les pays bailleurs.

Cette décision s'intègre dans le cadre de l’Agenda 2030 pour le Développement durable et est en phase avec l'Addis Tax Initiative, lancée en 2015 à Addis-Abeba lors de la Conférence des Nations unies sur le financement du développement. La mise en place de régimes fiscaux solides est pour les pays en développement permet à terme de financer leur propre développement. En prenant cette décision, la Belgique soutient donc la politique fiscale des pays partenaires et la mobilisation de recettes fiscales dans ces pays.