Alexander De Croo et Didier Reynders condamnent la démolition d’un projet humanitaire financé par la Belgique au sud d’Hébron

Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement et des Finances Alexander De Croo et le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et de la Défense Didier Reynders condamnent la démolition ce 4 juillet de trois citernes d’eau, 2500 arbres et une clôture faisant partie d’un projet humanitaire de l'organisation OXFAM à Al-Dukaika, au sud d’Hébron, financé par la Coopération belge. Ce projet mené à bien en 2015-2016 visait à préserver des pâturages pour le bétail, source principale de revenus pour 300 personnes affectées.

Ces nouvelles démolitions et confiscations visant des infrastructures essentielles sont inacceptables : les projets de la Belgique visent à répondre aux besoins humanitaires et sont menés dans le respect le plus strict du droit international humanitaire et les principes de transparence de l’aide. Les Vice-Premiers Ministres Alexander De Croo et Didier Reynders ont déjà exprimé à plusieurs reprises leur vive préoccupation suite à l’augmentation inquiétante du nombre de démolitions et confiscations de structures et de projets humanitaires dans la Zone C. Ils rappellent que les démolitions d'infrastructures et d'habitations en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, sont contraires au droit international humanitaire, et en particulier à la IVème Convention de Genève, ainsi qu'aux résolutions du Conseil de sécurité.

La Belgique n’est pas le seul donateur international visé par ce type de destruction. Depuis 2017, notamment à l’initiative de la Belgique, un groupe de pays partenaires touchés par des actes de même nature intervient auprès des autorités israéliennes, de façon systématique et encore tout récemment, pour leur demander de mettre fin à ces démolitions, et de rétablir les projets affectés ou de payer des compensations pour les dégâts encourus. Pour ce dernier incident également, la Belgique demandera sans délai des explications au gouvernement israélien, tant via l’Ambassadeur à Bruxelles qu’à Tel Aviv, ainsi que des compensations.