Didier Reynders confirme l’engagement de la Belgique dans la question des enfants dans les conflits armés

Aujourd'hui, le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders, a invité un groupe d'experts de haut niveau au Palais d'Egmont à Bruxelles pour discuter de l'importance d'inclure les questions de protection des enfants dans les négociations de paix. La Belgique joue un rôle de premier plan dans ce domaine depuis des années et demeure engagée. Notre pays préside en effet le Groupe de travail du CSNU sur les enfants et les conflits armés (CAAC) dans le cadre de son mandat au Conseil de Sécurité en 2019-2020.

Ces Concertations bruxelloises sont dirigées conjointement par la Belgique et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba. L’évènement réunit des médiateurs et des experts en matière de protection des enfants venant des quatre coins du monde : du Sud Soudan, de Colombie, du Népal, de la RDC, du Yémen, et bien d'autres. La cruauté des conflits armés touche des millions d'enfants et le nombre de violations commises contre les enfants dans les situations de conflit ne cesse d'augmenter. En réunissant des praticiens de haut niveau, en écoutant et en échangeant des expériences et des recommandations, notre pays s'est engagé à mettre un terme à la détresse des enfants dans les conflits armés.

Tirant parti de l'expertise et de l'expérience acquises sur le terrain, les discussions de groupe, animées par l'Institut Européen pour la Paix (EIP), aideront à concevoir des stratégies spécifiques et des mesures concrètes pour promouvoir la protection des enfants dans les processus de paix et les efforts de médiation. Les mesures de protection des enfants sont souvent les premières mesures sur lesquelles les parties en guerre trouvent un terrain d'entente et représentent ainsi un premier pas tangible vers la paix.

Les directives opérationnelles sur les questions de protection des enfants à l'intention des médiateurs restent disparates, malgré l'étendue des connaissances disponibles. Voilà pourquoi l'initiative apportera une contribution importante à l'élaboration de directives opérationnelles à l'intention des médiateurs, comme l'a demandé le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU).

La Belgique est active sur de nombreux fronts. Au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, notre Belgique mènera les négociations sur la réponse à apporter aux violations des droits des enfants au Yémen, en Afghanistan, en Iraq et en République centrafricaine. Plus tôt cette année, un consensus s'est dégagé à ce sujet en ce qui concerne la Syrie et le Myanmar. La lutte contre l'impunité est l'une des priorités de la politique étrangère belge.

Notre engagement dans la lutte contre les violations des droits des enfants ne se limite cependant pas au Conseil de sécurité. La Belgique apporte une contribution importante au Mécanisme de surveillance et de communication de l'information de l'UNICEF, qui recueille des informations fiables sur les violations des droits des enfants dans les situations de conflit.