Didier Reynders: « La lutte contre l’homophobie et la transphobie est au coeur de nos préoccupations »

Le 17 mai est la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT). Ce jour-là, en 1990, l'Organisation mondiale de la santé a décidé de retirer l'homosexualité de la liste des maladies reconnues internationalement. Cette année, l'IDAHOT est consacré au thème Justice et protection pour tous.

Au cours des dernières décennies, la protection juridique des LGBTI+ (toutes les personnes d’orientations, d’identités, d’expressions ou de caractéristiques sexuelles différentes) s'est progressivement élargie. Dans de trop nombreuses régions du monde, ces personnes restent aujourd’hui malheureusement confrontées à de graves formes de discrimination - voire à des menaces de mort. Les relations entre personnes de même sexe sont toujours punissables par la loi dans plus de 70 pays, et peuvent même mener à la peine de mort dans certains d’entre eux. C'est inacceptable.

Seuls 63 pays offrent une certaine forme de protection contre la discrimination. Même là, on observe cependant parfois d’année en année des reculs par rapport à certains progrès que l’on pensait acquis. C’est pour cette raison qu’il faut continuer à être particulièrement vigilant aux réformes de réglementations et de politiques si l’on veut garantir l'égalité de traitement et de protection de toutes les personnes LGBTI+.

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a fait de la lutte contre la discrimination et du combat pour l'égalité des chances de chacun, quelle que soit l’orientation ou l’identité sexuelles, une priorité de la politique étrangère belge.

La Belgique met tout en œuvre pour donner le bon exemple. A cet égard, le ministre Reynders est heureux que notre pays soit toujours à la deuxième meilleure place d’Europe pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. La Belgique est en effet en tête du Rainbow Index, un classement annuel d’ILGA Europe, la coupole européenne des organisations LGBTI+. Ce classement évalue la législation et les politiques nationales sur les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués.

La discrimination, les actes de haine et de violence fondés sur l'orientation sexuelle ou le genre restent encore trop répandus sur la planète. La Belgique a exprimé à de nombreuses reprises sa profonde préoccupation à l’égard de ces graves violations des droits de l'homme. Elle continuera à veiller au respect des droits de l'homme de tous les individus dans le monde, indépendamment de leur orientation et de leur identité sexuelles.