Diplomatie, défense, développement : La parole aux femmes

A l’occasion de la journée internationale des femmes, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères et Ministre de la Défense Didier Reynders a organisé ce midi, au Palais d’Egmont à Bruxelles, une conférence intitulée « L’approche globale dans la Sécurité : Diplomatie - Défense - Développement : La parole aux femmes ».

Dans le cadre de son approche globale, notre pays s’efforce de mobiliser de manière cohérente et efficace l’ensemble des instruments et moyens disponibles pour la réalisation de sa politique étrangère, notamment à travers les « 3D » : Diplomatie, Défense, Développement. La nécessité de protéger et de prévenir les violences à l’égard des filles et des femmes dans les situations de conflit, de même que le besoin de reconnaitre leur place significative dans les décisions liées à la paix et à la sécurité, sont une autre priorité de longue date de l’action extérieure de la Belgique. Ces deux thèmes sont mis en avant aussi bien au niveau national et bilatéral, qu’européen et multilatéral - et plus particulièrement dans le cadre du mandat de la Belgique en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

A l’invitation du Ministre Reynders, des femmes « extra-ordinaires » disposant de solides expériences de terrain dans les secteurs de la diplomatie, de la défense et du développement , ont mis en lumière le rôle essentiel des femmes dans la prévention des conflits, la construction et le retour à la paix.

Les conflits touchent évidemment tous les membres d’une communauté, les hommes comme les femmes. La voix des femmes est cependant trop souvent ignorée dans les efforts pour en sortir. Si les femmes sont souvent les plus touchées par les conflits, elles sont aussi des actrices de première ligne dans leur prévention et dans la restauration de la paix. Leur participation accroît l’efficacité de l’aide humanitaire, la crédibilité et la qualité des opérations de maintien de la paix, la rapidité du relèvement économique dans les situations post conflit et la durabilité des accords de paix. Une réalité qui demeure loin d’être reconnue et qui nécessite en conséquence une attention accrue de la part de toutes et de tous, à tous les niveaux. Il s’agit, enfin, tout simplement d’une question d’égalité et d’équité.

Mme la Générale Lutgardis Claes, commandant et recteur de l’Ecole Royale Militaire, Mme Sophie Borel, directrice du NOHA Network on Humanitarian Action et Mme Nina Wilén, directrice du programme Afrique à l’Institut Egmont et professeur à l’Université Libre de Bruxelles, étaient les oratrices invitées. Leurs interventions ont été suivies d’un débat, modéré par le Ministre, avec le public composé de militaires et de diplomates - dont de nombreuses femmes Ambassadeurs en poste en Belgique - ainsi que de représentants d’organisations des Nations Unies à Bruxelles, d’ONG ou d’institutions défendant l’égalité des genres.

A côté des efforts fournis pour défendre les droits des femmes dans la politique étrangère, la féminisation de la diplomatie belge elle-même continue à être une priorité de Didier Reynders. Le rapport homme-femme s’est ainsi sensiblement amélioré au cours des derniers examens diplomatiques. Les femmes sont également bien plus présentes au sein du Comité de direction, qui n’en comptait qu’une il y a quelques années contre 1/3 de son effectif aujourd’hui.

A l’occasion de la journée internationales des femmes, l’ensemble du réseau des affaires étrangères s’est également mobilisé pour promouvoir l’égalité des genres sur les médias sociaux en s’affiliant à la campagne #BalanceForBetter (« Better the balance, better the world »).