Les enfants, victimes invisibles de la peine de mort

Aujourd'hui, on célèbre la Journée européenne et internationale contre la peine de mort. Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders rappelle que la Belgique reste fermement engagée en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort.

La lutte contre la peine de mort est depuis longtemps l'une des grandes priorités thématiques de notre pays. L'objectif ultime de la Belgique et de l'UE est l'abolition complète de la peine de mort pour tous les crimes dans le monde. La peine de mort est une violation inacceptable de la dignité humaine et constitue un châtiment cruel, inhumain et dégradant.

Cette sentence touche la personne elle-même, mais aussi son environnement et, en particulier, les enfants des parents condamnés à mort ou exécutés. La Belgique a attiré l'attention sur le sort de ces enfants par une résolution adoptée par le Conseil des droits de l'homme en 2013. Un soutien financier a été apporté à l'étude de l'ONG Quakers sur la protection de ces enfants, qui a abouti à la publication d'une analyse juridique précieuse au début de cette année. « Pourtant, ces enfants restent souvent des victimes invisibles de la peine de mort. C'est pourquoi je soutiens aujourd'hui pleinement la campagne de la Coalition mondiale contre la peine de mort », a déclaré le ministre Reynders.

L'engagement de la Belgique en faveur de l'abolition de la peine de mort ne se limite pas à une journée par an. Il s'agit d'un projet à long terme sur plusieurs fronts. Notre pays continue également d'œuvrer en faveur de la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, dont on célèbre cette année le 30ème anniversaire. Ce protocole, qui prévoit l'abolition de la peine de mort, et n'a été ratifié que par 88 pays.