#BEmissionCHN 2019 : La mission économique princière en Chine est la plus grande jamais organisée...

Du 17 au 22 novembre, la Princesse Astrid, en tant que représentante du Roi, conduira une mission économique belge en Chine. Avec 632 participants, cette mission économique est la plus importante que notre pays ait jamais organisé. Le très grand nombre d'entreprises inscrites et le vaste programme reflètent le vif intérêt de nos entreprises, universités et centres de recherche pour les opportunités que la Chine a à offrir. Outre la promotion des exportations et des investissements, les relations interculturelles et politiques entre nos deux pays seront également au cœur de la mission princière.

 
I. Délégation officielle

La princesse Astrid sera accompagnée de la délégation ministérielle suivante :

  • Didier Reynders, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères, des Affaires Européennes et de la Défense,
  • Pieter De Crem, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et du Commerce extérieur
  • Jan Jambon, ministre-Président du Gouvernement flamand et Ministre de la Politique étrangère, de la Culture et des TIC
  • Willy Borsus, Vice-premier ministre du Gouvernement wallon et Ministre de l'Économie, du Commerce extérieur, de la Recherche et du Développement et de l'Agriculture.
  • Pascal Smet, Secrétaire d'Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du Développement urbain, des Relations européennes et internationales et du Commerce extérieur.

 
II. Organisation

Les missions princières sont organisées conjointement par les trois agences régionales chargées de promouvoir les relations commerciales et les investissements (Flanders Investment & Trade, Agence Wallonne à l'Exportation, Brussels Invest & Export/hub.bruxelles), l'Agence du commerce extérieur et le Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement.

 
III. Cade général

Au cours des 40 dernières années, la part de la Chine dans l'économie mondiale est passée de 1,5 % à plus de 15 %, en partie grâce à la voie des "réformes et de l'ouverture" empruntée par Deng Xiaoping. Pour un certain nombre de secteurs, il est nécessaire d'être présent en Chine pour être un (réel) acteur mondial.

Malgré le ralentissement de la croissance (chiffres officiels légèrement supérieurs à 6 %, vis-à-vis d’une croissance de plus de 10% au début des années 2000), la Chine est en passe de devenir la première économie mondiale d'ici 2030. Aujourd'hui, l'économie chinoise est en pleine transformation, passant d'une industrie basée sur les bas salaires et la production de masse à une économie qui fournit des produits de haute qualité, portée par la technologie et l'innovation. L'économie chinoise est également en train de basculer progressivement vers une production centrée sur la consommation intérieure plutôt que l’exportation.

La Chine travaille avec de grands plans de développement. Parmi eux, le programme industriel "Made in China 2025", qui regroupe les 10 secteurs dans lesquels la Chine entend jouer un rôle global à travers ses entreprises, amenées à devenir des leaders mondiaux. Ces secteurs sont notamment ceux des véhicules autonomes, des technologies de l'information (5G), de la robotique, de l'industrie aérospatiale et de l'industrie pharmaceutique. Enfin, la nouvelle route de la soie, connue sous l’acronyme BRI ("Belt and Road Initiative") se mondialise de plus en plus grâce aux projets d'infrastructure, aux réseaux numériques et aux pipelines dans les pays entre l'Asie et l'Europe, mais aussi en Afrique.

La Belgique y répond de manière pragmatique, avec des avantages en termes de logistique (no ports et aéroports pouvant constituer une porte d'entrée pour les produits chinois sur le marché européen). La Belgique se profile ainsi en tant que ‘Gateway to Europe’ par excellence pour les investisseurs chinois. Une attention accrue est également accordée à la durabilité des projets et au respect des normes internationales. Dans ce contexte, un séminaire sur l’égalité des genres au travail est organisé en collaboration avec l’Organisation internationale du Travail (OIT).

La politique industrielle de la Chine est intégralement centrée sur l’innovation et les nouvelles technologies. En conséquence, la concurrence avec nos entreprises s’accroît, et ces dernières sont de plus en plus confrontée à des concurrents chinois agiles et très innovants.

Cette politique industrielle extrêmement dynamique comporte, certes, des inconvénients (protection des DPI, politique de subventions, transferts de technologie, forcés ou non, problème de réciprocité en termes d'accès au marché), mais offre également d'énormes opportunités aux entreprises belges. L'ampleur de la mission économique - la plus importante jamais organisée, avec 632 participants - montre l'intérêt des entreprises belges pour la Chine, sa pertinence pour le développement de nos entreprises et leur confiance dans la poursuite de la croissance de l'économie chinoise.

La croissance économique de la Chine s'est accompagnée de plusieurs défis sociétaux : la pollution (du sol, de l'air, de l'eau) avec un impact sur la santé et la qualité des aliments. Les entreprises belges du secteur des clean-tech et de l'agro-alimentaire - toutes deux bien représentées parmi les participants - ainsi que les instituts de recherche belges y trouveront des débouchés. Avec 1,4 milliard de consommateurs, la Chine est un marché de croissance très attractif pour les produits alimentaires et boissons belges de haute qualité. Les entreprises belges de clean-tech et les instituts de recherche belges peuvent être des partenaires fiables pour répondre aux différents défis environnementaux, tels que le traitement des déchets, la purification de l'eau,... et les projets de construction économes en énergie, en utilisant la nouvelle chancellerie à Pékin comme exemple « durable ».

Le développement d'un système de santé et de l'industrie de la santé sont également en tête de l'agenda politique chinois ("Healthy China 2030"), qui offre à son tour des opportunités pour les entreprises belges de produits pharmaceutiques et d'équipements médicaux avec une expertise particulière dans les vaccins, les dispositifs médicaux, le développement de médicaments, la gestion hospitalière...

 
IV. Des liens économiques - des partenaires commerciaux solides

En 2018, la valeur totale des exportations de biens belges vers la Chine s'élevait à 7 milliards. La valeur totale des importations chinoises de biens en Belgique s'élevait à 15 milliards. Cette mission économique s'inscrit donc dans le contexte d'une balance commerciale structurellement négative avec la Chine et il est donc important pour nos entreprises belges de pouvoir s'implanter sur le marché de consommation chinois en croissance. Répondre aux secteurs pour lesquels il existe une demande chinoise évidente (clean-tech, produits pharmaceutiques, alimentation, etc.) devrait créer davantage de situations profitables aux deux parties et réduire le déficit commercial. Par exemple, la Belgique s'efforcera de prendre des mesures significatives au niveau technique et politique pour rouvrir l'accès des produits agricoles belges - le porc en particulier - au marché chinois.

Cette mission économique se déroule dans un climat international troublé : crise du système commercial multilatéral, course aux technologies et guerres tarifaires entre les plus grandes économies du monde, les Etats-Unis et la Chine. La Belgique souhaite exhorter la Chine, deuxième puissance économique mondiale, à assumer sa responsabilité dans la sauvegarde et la modernisation de l'OMC. Pour poursuivre sa croissance, le commerce international a besoin d'un système multilatéral fondé sur des règles. La place de la Chine dans le monde nécessite également certains changements structurels, par exemple en ce qui concerne le rôle des entreprises publiques et des subventions industrielles. La Chine devient aussi un partenaire de plus en plus important dans les matières liées au climat et à l’environnement, ce qui entraîne de nouvelles opportunités de collaboration pour nos entreprises. Les questions liées au commerce et aux défis globaux sont soulevées au niveau bilatéral et au niveau européen.

La Belgique attache une grande importance au renforcement des relations entre l'UE et la Chine et souhaite assumer notre fonction traditionnelle de "pont" dans ce sens. La Belgique veillera également à ce que les importantes négociations à Pékin sur un accord d'investissement entre l'UE et la Chine, qui tirent en longueur depuis plus de cinq ans, aboutissent à un résultat ambitieux avec un meilleur accès au marché pour les entreprises et plus de sécurité juridique.

 
V. Échanges sportifs, culturels et personnels

Depuis quelques années, la Chine développe une « diplomatie de la Route de la soie », axée non seulement sur le déploiement des infrastructures et des réseaux numériques, mais aussi sur le renforcement des échanges d’étudiants et de journalistes, et la promotion du tourisme.

La mission offre donc une occasion unique de faire coïncider la croissance exponentielle du tourisme chinois avec les atouts touristiques de la Belgique. Ainsi, la Belgique exhortera la Chine à prévoir des facilités d’obtention de visas pour les étudiants (stagiaires) et les jeunes entrepreneurs, afin de leur permettre de découvrir cette Chine qui innove. Il n'existe actuellement aucune réciprocité entre la Belgique et la Chine à cet égard.

Les Jeux olympiques d'hiver de Pékin et les Jeux asiatiques de Hangzhou, qui auront tous deux lieu en 2022, mettront bien entendu l'accent sur le savoir-faire sportif et innovant des entreprises belges pour l'organisation de ces grands événements sportifs. Le football, les sports équestres et la colombophilie offrent un terrain d'entente pour la poursuite de la coopération.

Il y aura également du temps pour des contacts interculturels lors de la visite d'une exposition d'art contemporain belge et, bien sûr, lors des réceptions officielles belges à Pékin et Shanghai.

 
Le programme complet et toutes les informations utiles concernant la visite d'État sont disponibles sur le site www.belgianeconomicmission.be. Pendant toute la durée de la visite d'État, le programme peut être suivi via les médias sociaux avec le hashtag #BEmissionCHN.