IDAHOT - Le ministre Goffin dénonce l’homophobie et la transphobie

Aujourd’hui, cela fait exactement 30 ans que l'Organisation mondiale de la Santé a retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Depuis 2004, le 17 mai est la Journée internationale contre l'homophobie, la biphobie et la transphobie (IDAHOBIT). Aujourd’hui, nous célébrons la diversité sexuelle, mais attirons également l'attention sur la discrimination et la violence contre les personnes LGBTI.

Le Ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin souligne le rôle de pionnier que la Belgique continue de jouer au niveau international dans la lutte contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, l'identité et l'expression de genre et sur les caractéristiques sexuelles. Dans l'indice Rainbow comparant le cadre juridique des droits LGBTI entre 49 pays européens, la Belgique se positionne à nouveau tout en haut du classement, en deuxième position. Notre pays dispose d'une législation révolutionnaire et en constante évolution, comme en témoigne la récente loi sur le genre qui met l'accent sur le respect et l'autodétermination des personnes transgenres et démédicalise l'identité de genre. Au début de cette année, la loi a été modifiée pour criminaliser la discrimination contre les personnes intersexes fondée sur les caractéristiques de genre.

Cette année, IDAHOT a pour thème «briser le silence» : il s’agit de mettre fin à la stigmatisation qui entoure l'homosexualité dans le monde, et donner de l'espoir à ceux qui souffrent de cette stigmatisation. "Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, ce thème est d'autant plus pertinent", souligne le ministre Goffin. "De nombreux événements tels que les défilés et les festivals de la Gay Pride ont été annulés et une partie importante de la population mondiale vit ou a vécu une forme de quarantaine. Dans de nombreux endroits, cela expose les personnes LGBTI vulnérables à l'intimidation ou à l'agression, y compris via les réseaux sociaux, tandis que les contacts sociaux au sein de la communauté LGBTI, qui ne sont pas évidents partout, sont sérieusement perturbés par des mesures de quarantaine".

Il est donc essentiel de rompre le silence. Évoquer les droits des LGBTI signale que l'engagement à l'égalité de traitement continue de s'appliquer. Tant dans les contacts bilatéraux que dans les forums internationaux, la Belgique continuera de travailler pour le respect universel des droits humains de toutes les personnes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.