Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimine: la Belgique réitère son soutien à un monde sans mines anti-personnel

Drone

En cette journée internationale de sensibilisation au problème des mines, la Belgique réaffirme son soutien sans failles à la lutte contre les mines anti-personnel, armes aveugles causant de nos jours encore de trop nombreuses victimes à travers le monde.

A travers la Convention d’Ottawa, 164 Etats se sont engagés à ne jamais utiliser ces armes. D’autres Etats ont instauré des moratoires volontaires, preuve de l’impact considérable de cette Convention bien au-delà de ses propres membres. Les quelques Etats qui justifient encore l’utilisation des mines anti-personnel se placent en dehors de la norme internationale. Un monde sans mines anti-personnel en 2025 est un objectif réalisable. Un effort supplémentaire est nécessaire pour universaliser la Convention d’Ottawa et la Belgique y contribue par les multiples démarches entreprises à haut niveau par SAR la Princesse Astrid, Envoyée spéciale de la Convention.

Malheureusement, le nombre de victimes augmente ces dernières années, notamment à cause des mines improvisées utilisées principalement par des acteurs non étatiques. Le ciblage de la population civile et les multiples techniques de piège employées démontrent que ces engins sont l’arme du lâche. Une réponse ferme est de mise.

Au-delà de ce développement préoccupant, l’héritage des mines des conflits passés doit être adressé. Le manque de moyens et les difficultés de terrain en font un défi considérable. La Belgique contribue à la solution, grâce à l’action de ses démineurs et ses contributions aux organisations actives dans le déminage. Elle favorise l’innovation, élément clé pour accélérer le déminage. Dans cette optique, notre pays appuie des projets comme l’utilisation de drones dans l’action antimines au Tchad ou le déminage par moyens mécaniques à Fallujah en Irak.

Le déminage est une condition incontournable pour permettre la livraison d’aide humanitaire, le retour des réfugiés et la reconstruction post-conflit. Chaque foyer a le droit à une vie sans menace de mines. Les champs de mines doivent se transformer en terrain de jeu ou en champs agricoles. Chaque victime de mine a le droit à recevoir des soins et un soutien lui permettant de mener une vie digne.