La Belgique et les autres Etats membres de l’Union européenne adoptent des nouvelles conclusions du Conseil en matière de lutte contre le terrorisme

Le Ministre des Affaires étrangères et de la Défense Philippe Goffin salue l’adoption ce lundi 15 juin de nouvelles conclusions du Conseil de l’Union Européenne concernant la dimension externe de la prévention et de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

La lutte contre le terrorisme est une priorité de la politique étrangère belge tant pour la sécurité internationale que pour celle de nos concitoyens. C’est également une des thématiques centrales de notre mandat de membre non permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour les années 2019 et 2020. La Belgique défend une approche globale et inclusive dans son combat contre le fléau du terrorisme et se réjouit du fait que cela soit pleinement reflété dans ces conclusions.

Ces nouvelles conclusions qui s’ajoutent à celles adoptées en 2015 et 2017 renforcent et adaptent les outils d’action de l’UE dans le domaine du contre-terrorisme à l’évolution de la menace et des phénomènes que nous devons combattre. Elles tiennent compte des succès que nous avons connus ces dernières années, comme la défaite territoriale de Daesh, mais aussi des nouveaux défis qui se présentent comme la montée de l’instabilité dans certaines régions d’Afrique et d’Asie, l’utilisation accrue d’internet par les organisations terroristes ou la menace provenant de l’extrémisme de droite . Le texte appelle également les états membres à prendre en considération les conséquences de l’épidémie de COVID19 et d’empêcher les terroristes de tirer profit de la crise sanitaire.

Les outils qui permettent à l’Union européenne de travailler au quotidien à la prévention du terrorisme et de l’extrémisme violent sont également renforcés. C’est le cas du réseau d’experts européens en contre-terrorisme que la Belgique soutient pleinement. Ces experts européens, dont actuellement trois belges, travaillent à renforcer les partenariats locaux et la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans les mesures répressives mais aussi de prévention.

Tout en condamnant le terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations, les autorités belges sont convaincues que la lutte contre le terrorisme ne peut se faire que dans le plein respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire. Nous tenons à saluer la reconnaissance des possibles conséquences négatives de mesures prises afin de lutter contre le terrorisme sur les droits de l’homme et les activités des organisations humanitaires dans le texte ainsi que l’engagement pris par l’UE de préserver l’espace humanitaire y compris à travers le développement de meilleures pratiques et l’adoption de mesures atténuantes. La Belgique est engagée dans ce débat tant au sein de l’Union européenne que dans d’autres fora comme les Nations Unies. Le sujet a ainsi été abordé au niveau ministériel lors d’un évènement de haut niveau co-organisé par la Belgique en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies en septembre 2019 ainsi que la semaine dernière encore lors d’un évènement parallèle co-organisé par notre représentation permanente à New York dans le cadre du segment des affaires humanitaires du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC).