La Belgique promet un soutien supplémentaire pour atténuer la crise humanitaire au Yémen

Hier, un événement de haut niveau virtuel a eu lieu pour rassembler des promesses de contributions destinées à combattre la crise humanitaire qui fait rage au Yémen. Au cours des cinq dernières années, la guerre a déchiré ce pays. Sa population dépend principalement de l'aide humanitaire pour survivre. Face à la pandémie de Covid-19, il est encore plus crucial pour la communauté internationale de continuer à financer les programmes des Nations Unies actuellement en place, et de soutenir le système de santé du Yémen en lui allouant de nouvelles ressources.

Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, déclarait récemment : « Le Yémen est à la fois la principale crise mondiale et la plus importante réponse humanitaire. Plusieurs millions de personnes dépendent de cette réponse pour survivre et nous devons tout mettre en œuvre pour que l'aide parvienne à tous ceux qui en ont besoin, conformément aux principes humanitaires. »

Fidèle aux principes de l’aide humanitaire internationale (humaine, neutre, impartiale et indépendante), qu’elle soutient de longue date, la Belgique soutient le Fonds humanitaire du Yémen du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH/OCHA). Ce fonds est le plus grand Fonds de Financement Commun Pays (FFCP) au monde ; il met des fonds directement à la disposition des partenaires humanitaires opérant au Yémen afin qu’ils puissent fournir une aide vitale en temps utile à ceux et celles qui en ont le plus besoin.

En tant que donateur de principe en faveur du droit international humanitaire et acteur fermement engagé dans le système multilatéral, la Belgique a décidé d'augmenter son soutien aux efforts des Nations Unies au Yémen en promettant 5 millions d'euros supplémentaires au Fonds humanitaire du Yémen.

Afin de lutter contre le coronavirus dans les crises humanitaires, la Belgique a réalloué 22 millions d’euros supplémentaires à son budget humanitaire, parmi lesquels 5 millions ont été promis au CICR, dont les actions au Yémen se révèlent cruciales pour ralentir la propagation de Covid-19.

Enfin, les tensions et les affrontements en cours ont des conséquences directes sur la situation humanitaire au Yémen. Une paix durable ne peut être atteinte que par un processus politique inclusif. En ces temps de Covid-19, la Belgique soutient pleinement l’appel du Secrétaire général à l’adoption de cessez-le-feu humanitaires dans le monde entier, y compris au Yémen. Notre pays soutient aussi les efforts de l'Envoyé spécial des Nations Unies, Martin Griffiths, pour aider à reprendre le dialogue entre toutes les parties. Au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Belgique continuera de plaider pour un accès sans entrave à l'aide humanitaire dans le pays, pour le respect du droit international humanitaire et pour un cessez-le-feu à l'échelle nationale.