La Belgique soutient le développement des applications nucléaires civiles via l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

La Belgique se réjouit de soutenir le développement des applications nucléaires civiles via l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dans des secteurs comme la santé et l’agriculture.

L'AIEA soutient ses États membres dans le développement des technologies nucléaires et garantit leur utilisation pacifique. La Belgique est un acteur de premier ordre dans ce domaine, grâce à un savoir-faire reconnu dans la recherche scientifique nucléaire et la médecine nucléaire. En plus de la contribution obligatoire au budget régulier, la Belgique soutient chaque année l'AIEA avec une contribution volontaire qui renforce le rôle de l'Agence dans la coopération nucléaire civile et dans la prévention de la prolifération des armes nucléaires. La Belgique fera une contribution volontaire de 1.608.768 euros à l’AIEA en 2020 pour le financement de divers programmes.

Un meilleur accès grâce à la coopération technique
Notre pays contribuera à hauteur de 695.682 euros au Fonds de l'AIEA pour la coopération technique, principal instrument financier visant à améliorer l’accès des pays en voie de développement aux technologies nucléaires, à travers des applications dans des domaines tels que la santé et la nutrition, l’alimentation et l’agriculture, l’eau, l’environnement et l’énergie.

Non-prolifération nucléaire
La pandémie de COVID-19 entrave les activités de vérification sur la non-prolifération nucléaire de l'Agence, comme les inspections sur le terrain. 148.085 euros seront alloués à des actions d’atténuation qui permettent de sauvegarder le rôle de l’organisation surveillance dans le secteur de l'énergie nucléaire en matière de non-prolifération pendant la pandémie.

Prévention des zoonoses
290.000 euros sont alloués au renforcement des capacités pour prévenir, détecter et contenir les futures épidémies de zoonose, c'est-à-dire la transmission de pathogènes de l'animal à l'homme (ZODIAC). La pandémie de COVID-19 démontre que des efforts et des recherches supplémentaires sont cruciaux pour protéger notre santé.

Traitement du cancer
La Belgique fait un don de 50.000 euros dédié aux applications nucléaires en matière de thérapies du cancer (PACT), avec lesquelles l'AIEA aide les pays en développement à offrir aux patients cancéreux une radiothérapie de haute qualité. 110.000 euros seront consacrés au programme contre le cancer du col de l'utérus, un des plus courants chez les femmes. 90% des décès qui en résultent surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. La contribution belge sera utilisée pour la prévention, le dépistage et le traitement de ce type de cancer.

Agriculture
300.000 euros sont alloués au projet d'amélioration des systèmes de culture de la banane et du café en Afrique subsaharienne. Les applications nucléaires dans le domaine de l'agriculture reposent sur l'utilisation des isotopes et des techniques de rayonnement pour sélectionner les variétés de cultures les plus résistantes aux changements climatiques, aux insectes nuisibles et aux maladies. Ce projet est réalisé en collaboration avec des institutions et universités belges.

Protection
Une contribution de 15.000 euros ira au Comité scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR), qui surveille les effets de l'exposition aux rayonnements radioactifs. L'UNSCEAR enquête, entre autres, sur les conséquences d'incidents nucléaires, comme à Fukushima et à Tchernobyl.