Le principe de la responsabilité de protéger (R2P) existe depuis 15 ans

Aujourd'hui, la réunion ministérielle virtuelle sur la responsabilité de protéger (R2P) a lieu en marge du segment de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies.

La réunion ministérielle de cette année a lieu non seulement à l'occasion du 75e anniversaire des Nations unies, mais aussi à l'occasion du 15e anniversaire de l'adoption du principe de la responsabilité de protéger et des engagements pris à cet égard par les États membres des Nations unies lors du sommet mondial de 2005.

En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Belgique s'est toujours efforcée, au cours des deux dernières années, de mettre la prévention des crimes graves à l'ordre du jour du Conseil et d'inclure la protection des civils, en particulier la protection des femmes contre les violences sexuelles et la protection des enfants dans les conflits armés, dans ses résolutions.

La responsabilité de protéger trouve son origine dans les années 1990, lorsque, à la suite du génocide au Rwanda et de l'intervention humanitaire au Kosovo, un débat a débuté au sein des Nations unies entre les partisans du droit à l'intervention humanitaire et ceux qui estimaient qu'une telle intervention constituait une violation flagrante de la souveraineté nationale. Finalement, lors du sommet mondial de 2005, le principe de la responsabilité des États de protéger les individus contre les crimes graves - à savoir le génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le nettoyage ethnique - a été adopté à l'unanimité.

En faisant le bilan aujourd'hui, après 15 ans, nous pouvons dire que de nombreux progrès ont été réalisés dans le monde entier en matière de prévention et de réponse à ces crimes les plus graves, mais malheureusement, de nombreux défis restent à relever.

La réunion ministérielle d'aujourd'hui est une nouvelle occasion pour les États membres de l'ONU de réaffirmer leur engagement à protéger les populations des atrocités de masse et de déterminer comment l'ONU peut renforcer sa capacité d'action à cet égard. Notre pays restera déterminé - même après son mandat au Conseil de sécurité des Nations unies - à maintenir la responsabilité de protéger à l'ordre du jour des Nations unies.