Meryame Kitir souligne l’importance de la prévention des conflits lors du débat ouvert au Conseil de sécurité

Cette après-midi, la Ministre de la Coopération au développement et de la Politique des villes, Meryame Kitir, s’est adressée au Conseil de sécurité pour la première fois dans le cadre du mandat belge à l’occasion d’un débat ministériel sur les causes contemporaines de conflit et d'insécurité, telles que le changement climatique et la pandémie de COVID-19. Compte tenu des mesures de prévention contre le COVID-19, la session se déroulait de manière virtuelle.

Outre la pandémie mondiale de COVID-19, 2020 a été une année témoin d’incendies massifs de forêt, d’ inondations, mais aussi de sécheresse qui a provoqué des tensions sociopolitiques dans diverses régions telles que le Sahel, l'Afrique de l'Est et le Moyen-Orient. Ces phénomènes ont contribué au déclin économique, à l'insécurité alimentaire et aux mouvements migratoires de populations à la recherche de ressources rares et ont rendu les jeunes vulnérables au recrutement par des groupes armés. La Belgique défend le fait que les risques climatiques devraient être mieux intégrés dans les travaux du Conseil de sécurité, en ligne avec l'importance que la Belgique attache à la prévention des conflits.

Bien sûr, le changement climatique n'est pas le seul "nouveau" facteur d'instabilité. L'érosion du respect de l'État de droit et des normes internationales en raison du recul en matière de droits des femmes, de droits politiques, etc. peut également être un indicateur précoce de tensions et de nouveaux conflits.

La Ministre Kitir appelle à une action rapide pour prévenir les conflits latents. Il est important que le Conseil de sécurité soit systématiquement informé des tensions graves et des risques pour la sécurité et qu'il agisse en conséquence. "Les crises ne se déroulent pas dans le vide. Il est donc important que le Conseil de sécurité agisse de manière coordonnée avec l'ensemble du système des Nations unies et ses partenaires", a déclaré la Ministre. "Pour parvenir à une paix durable, un déploiement cohérent des trois piliers - le "triple nexus" - paix et sécurité, aide humanitaire et développement durable - est nécessaire". La Ministre Kitir veillera à ce que la coopération belge au développement accorde une priorité aux causes profondes des conflits et à l’amélioration de la résilience des populations avant pendant et après le déclenchement d'une crise.