Sophie Wilmès et Meryame Kitir soulignent l’engagement belge en faveur des droits de l’enfant

Le 20 novembre, le monde célèbre la Journée internationale des droits de l'enfant. La Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant et ses protocoles demandent aux pays dans le monde entier de modifier leurs politiques et d’aligner leur législation sur les droits de l'enfant, d’investir dans des domaines spécifiques tels que l'éducation, de prendre des mesures contre la vente d'enfants, la prostitution des enfants, la pornographie et le travail des enfants, et de protéger les enfants dans les conflits armés.

Maintenir l’attention sur les droits de l'enfant au niveau mondial reste cependant un défi, notamment dans le contexte de la pandémie COVID-19, qui fait payer un tribut particulièrement lourd aux enfants. La crise socio-économique, les fermetures d'écoles et autres mesures restrictives ont un impact disproportionné sur les enfants, en particulier ceux qui se trouvent déjà dans une situation vulnérable. Par exemple, le droit à l'éducation et le droit à l'alimentation sont soumis à une pression supplémentaire et le risque d'abus et d'exploitation des enfants augmente. Des millions d'enfants n'ont toujours pas ou pas suffisamment accès aux soins de base, à l’alimentation, l'éducation et la protection contre la violence. En outre, de nouveaux défis tels que les migrations de masse, la technologie numérique et le changement climatique ont un impact spécifique sur les enfants.

La Ministre Wilmès : "On ne saurait trop souligner l'importance des droits de l'enfant. Les enfants ont droit à une vie digne dans un environnement sûr, avec des possibilités d'apprendre et de jouer. Ce que nous faisons pour nos enfants aujourd'hui déterminera directement le degré de sécurité, de prospérité et de durabilité de notre avenir. Fidèle au principe fondamental des objectifs de développement durable, à savoir "ne laisser personne derrière", la Belgique continuera à œuvrer pour la réalisation de ces droits pour chaque enfant, quel que soit son lieu de naissance".

Par exemple, en tant que présidente du Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Belgique est fortement engagée dans la lutte contre les violations des droits de l'enfant dans les situations de conflit. En outre, notre pays s’implique de tout son poids dans la mise en œuvre des lignes directrices de l'Union européenne pour la promotion et la protection des droits de l'enfant. La Belgique apporte un soutien politique et financier à la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels (dite Convention de Lanzarote). Les droits de l'enfant sont également une priorité pour la coopération belge au développement, avec UNICEF comme principale organisation partenaire et le soutien à divers autres projets au niveau bilatéral et multilatéral.

La Ministre Kitir : "Investir dans notre jeunesse est le meilleur investissement pour l'avenir. Les droits de l'enfant sont donc aussi une priorité pour la coopération belge au développement. Et nous le faisons sur de nombreux fronts, allant de l'éducation, de l'égalité des chances pour les filles en passant par la protection contre le travail des enfants, contre les mariages d'enfants et la réinsertion des enfants soldats dans notre société. Par exemple, au cours des quatre dernières années, nous avons aidé des filles au Niger à obtenir leur diplôme d'études secondaires. Au Niger, un pays où à peine 13% des filles terminent le premier cycle de l'enseignement secondaire, l'expertise belge est nécessaire et d'une grande valeur ajoutée".