Sophie Wilmès a participé au Conseil Affaires étrangères de l’UE, à un moment charnière pour les relations transatlantiques

Les élections américaines laissent entrevoir l’ouverture d’une période de réengagement américain dans le monde. Forte de sa constance dans la défense de l’ordre multilatéral bâti après la seconde guerre mondiale, l’UE se tient prête à coopérer avec Washington pour la défense des valeurs universelles et dans l’intérêt des peuples américain et européen. La Belgique contribue activement à ces débats ainsi qu’au développement d’une autonomie stratégique qui doit permettre à l’Union européenne d’être un partenaire crédible. La Belgique salue l’adoption d’un régime de sanctions permettant de viser les auteurs de violations graves des droits humains de par le monde, un outil dont la Belgique a soutenu la création.

 
Droits humains

L’UE s’est dotée aujourd’hui d’un régime de sanctions permettant de viser les auteurs de violations graves des droits humains de par le monde. La Belgique a soutenu dès le départ la création de cet outil important pour la défense de l’universalité de ces droits et libertés. Par des déclarations jointes à l’adoption des textes, la Belgique rappelle que la responsabilité de protéger incombe premièrement aux Etats.

La Belgique plaide par ailleurs pour l’application de la majorité qualifiée en matière de politique étrangère et de sécurité commune et plus particulièrement pour les régimes de sanctions. Convaincue que des décisions rapides et efficaces contribueront aussi à l’autonomie de l’UE, elle invite les autres Etats Membres à approfondir la discussion sur les mécanismes de décision communs.

 
Relations transatlantiques

Attachée au multilatéralisme, la Belgique a, par la voix de la ministre Wilmès, salué les annonces faites par le Président-élu Joe Biden sur le retour des Etats-Unis dans le cadre d’accords multilatéraux essentiels comme l’Accord de Paris sur le climat et l’Accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien (JCPoA) ou d’organisations internationales aussi indispensables que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La confiance restaurée entre partenaires de part et d’autre de l’Atlantique doit nous aider à aborder les défis communs comme la relance économique et commerciale après la crise liée à la pandémie de COVID-19 ou la défense des droits humains et de la démocratie qui sont en recul dans le monde. Cette confiance et le respect mutuel que nous nous portons doivent aussi nous permettre d’aborder des sujets sur lesquels nos vues ont divergé comme la manière d’aborder l’émergence chinoise, les retombées fiscales des activités numériques ou les effets extraterritoriaux des sanctions prises par Washington. A ce titre, la Belgique estime que la Cour pénale internationale (CPI) est un acteur essentiel de la lutte contre l’impunité et elle appelle les USA à retirer les mesures prises à l’encontre de membres du personnel de la Cour.

 
Autonomie stratégique

La Belgique est de longue date en faveur d’une Europe ambitieuse et maître de son destin. Le débat n’est pas neuf et il convient maintenant de dépasser les discussions de définition et de portée et d’avancer concrètement tous ensemble. L’autonomie européenne ne vise pas à créer des antagonismes. Bien au contraire, elle permet l’émancipation d’une Europe forte, ce qui est positif d’une part pour les Etats-membres, mais également pour nos alliés et partenaires dans le monde.

L’approfondissement de notre autonomie doit se baser en premier lieu sur le renforcement de nos forces (puissance normative, politique commerciale ambitieuse et inclusive) et identifier les vulnérabilités qui naissent de l’interdépendance avec l’extérieur afin d’y remédier (chaînes d’approvisionnement de biens essentiels, screening des investissements, développement d’une Europe de la défense comme pilier dans l’OTAN, renforcement du rôle de l’Euro dans les échanges internationaux, etc.). Il s’agit donc de s’assurer d’une capacité d’action autonome qui soit proportionnelle au rôle que l’UE entend jouer sur la scène mondiale et la Belgique entend bien y contribuer.

 
Points d’actualité

Parallèlement à ces discussions de fond, le Conseil s’est également penché sur plusieurs dossiers et situations dont l’actualité requiert l’attention de l’Union européenne. On peut citer, entre autres, le Venezuela où les élections qui se sont tenues ce 6 décembre ne peuvent être considérées comme libres et démocratiques, la Biélorussie où la répression des manifestants se poursuit et qui pourrait faire l’objet de nouvelles mesures de la part de l’Union européenne et l’Ethiopie pour laquelle la Ministre Wilmès a appelé à l’arrêt immédiat des combats dans la région du Tigré et a plaidé pour l’accès d’urgence des convois humanitaires en faveur des populations victimes des affrontements.

 
Coup d’œil sur le Conseil Affaires générales de ce mardi 8 décembre

Le 8 décembre, la Ministre Wilmès participera au Conseil Affaires générales par vidéoconférence. Les Ministres des Affaires européennes vont tout d'abord préparer le sommet européen qui se tiendra à la fin de cette semaine et qui traitera à son tour de la réponse européenne à la pandémie COVID-19, du changement climatique, de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme ainsi que des relations extérieures de l'UE. En outre, les Ministres des Affaires européennes feront le point sur les négociations sur les relations entre l'UE et le Royaume-Uni pour l'après-Brexit. La présidence allemande informera également les Ministres sur les priorités législatives pour l'année prochaine et la période 2021-2024, en parfaite conformité avec les objectifs stratégiques de la Commission européenne, et expliquera le plan de la Commission pour renforcer la démocratie européenne (Plan d'action pour la démocratie européenne). Enfin, un bref état des lieux sera fait sur l'élargissement de l'UE.

Pour plus d'information, voir: https://www.sophiewilmes.be/les-valeurs-europeennes-et-les-droits-humains-au-coeur-de-la-diplomatie-de-lunion/