Les Ministres Wilmès et Kitir réaffirment l’engagement de la Belgique en faveur de l’égalité de genre et des droits des femmes et des filles

Le 8 mars est la Journée internationale de la Femme. La Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès et la Ministre de la Coopération au développement et de la Politique des grandes villes Meryame Kitir soulignent que la promotion et la protection des droits des femmes est et restera une priorité de la politique étrangère et de la coopération au développement de la Belgique : "Réaliser l'égalité de genre dans le monde entier est l'un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés", a déclaré la Ministre Wilmès il y a quelques jours devant le Conseil des droits de l'homme. "Dans nos contacts avec nos partenaires dans le monde entier, nous constatons que les femmes font souvent la différence. Elles sont synonymes d'empathie et de solidarité et prennent donc de bonnes décisions", selon la Ministre Kitir.

Ces dernières années, on a constaté une opposition organisée croissante à l'agenda de l'égalité de genre dans les forums multilatéraux, de la part de milieux conservateurs qui remettent de plus en plus en question l'"acquis" en la matière. L'importance de la "famille" (définie de manière étroite comme un couple hétérosexuel marié) et le rôle des femmes dans celle-ci sont soulignés, et certains concepts sont ciblés avec insistance, tels que la santé et les droits sexuels et reproductifs, l'éducation sexuelle complète, et même le concept d'égalité de genre lui-même.

La diplomatie et la coopération au développement belges restent actives sur ce thème et sont reconnues internationalement comme de fervents défenseurs des droits des femmes et des filles, de la lutte contre la discrimination et la violence sexistes et comme les soutiens d'un rôle important pour la société civile. Il ne peut y avoir d'égalité de genre si les droits sexuels et reproductifs ne sont pas garantis, y compris l'accès à l'information et aux services de santé sexuelle et reproductive. Cet accès doit être compris au sens large et être assuré tout au long de la vie. Les femmes et les filles doivent également pouvoir choisir leur propre rôle dans la société et ne pas être limitées à la sphère familiale ou privée.

Notre pays soulève régulièrement ces questions avec d'autres pays, lors de réunions bilatérales, dans le cadre de l'Union européenne et dans des forums régionaux et multilatéraux tels que les Nations Unies et le Conseil de l'Europe. Comme chaque année, la Belgique participera à la Commission de la condition de la femme, qui entame sa 65e session le 15 mars. La Ministre Wilmès dirigera la délégation belge lors de cette session virtuelle qui se concentre sur le renforcement de la participation des femmes à la prise de décision.

Afin de pérenniser et de renforcer l'engagement belge, notre pays participera également au Forum sur l'égalité des générations, organisé par ONU Femmes à l'occasion du 25e anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes à Pékin. Au cours de ce forum, divers partenaires (société civile, gouvernements, secteur privé, villes, parlements, etc.) entreprendront conjointement des actions concrètes dans le cadre de 6 coalitions d'action pour l'égalité de genre. La Belgique se concentrera sur les coalitions d'action sur la violence sexiste et la santé et les droits sexuels et reproductifs.

La Coopération au développement belge finance des organisations multilatérales qui ont pour objectif de promouvoir l’égalité de genre et la santé et les droits sexuels et reproductifs. À ce titre, la Belgique finance, aux moyens de contributions de base (core), ONU Femmes (UNWOMEN) à hauteur de 4 millions d’euros par an et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) pour un montant de 9 millions d’euros par an. En outre, un appel à projets « violences basées sur le genre et COVID-19 » a été lancé durant l’été 2020, il se focalisait sur l’atténuation des effets du COVID-19 sur les populations grâce au soutien à la lutte contre les violences basées sur le genre, en particulier envers les femmes et les filles. Dans le courant de cette année 2021, un nouvel appel « Genre » d’un montant de 5 millions d’euros sera lancé pour financer des projets ayant pour objectif principal la réalisation de l’égalité de genre (ODD 5).

L'égalité de genre est une question structurelle et transversale. La protection sociale, le climat, la lutte contre les violences basées sur le genre, la santé et les droits sexuels et reproductifs, les masculinités transformatrices, le leadership et la participation féminine sont autant de domaines d’action prioritaires fixés par la Ministre Kitir pour l’action de la Belgique en matière de coopération au développement, dans lesquels elle souhaite promouvoir activement l’intégration de la dimension de genre.

La pandémie de COVID-19 a un effet particulièrement négatif sur les droits humains des femmes et des filles. Elle a exacerbé les inégalités existantes et a durement frappé les groupes les plus vulnérables, parmi eux les femmes et les filles. Les mesures de confinement ont entraîné une hausse du nombre de violences basées sur le genre. Cette crise a mis en avant le fait que 70% du personnel soignant et travailleurs sociaux au niveau mondial sont des femmes et qu’elles sont souvent moins payées et moins prises en compte. Du point de vue de la santé, le confinement a eu pour effet de restreindre l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive pouvant entraîner une hausse des taux de mortalité et de morbidité maternelles, des grossesses d’adolescentes, ainsi que des infections par le VIH et d’autres maladies sexuellement transmissibles. En outre, au niveau de l’emploi dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les femmes, qui représentent la majorité des travailleurs dans le secteur informel, sont plus susceptibles d’être licenciées ou de perdre leur travail. Compte tenu de cette situation dramatique, la coopération au développement belge inscrit également son action dans le cadre de la réponse face au COVID-19.

L’égalité de genre est aussi un défi au sein du SPF Affaires étrangères, Commerce Extérieur et Coopération au Développement. Malgré une prise de conscience généralisée et la mise en œuvre, ces dernières années, de mesures ciblées, les femmes restent sous-représentées, y compris dans les grades et les fonctions plus élevées. Ce 8 mars, la Ministre Wilmès aura un échange avec le personnel du SPF, qui s’inscrit dans le cadre d’un ensemble d’actions visant à mieux cerner la problématique et à cibler les défis concernant la place des femmes au sein de la diplomatie belge, y compris dans les fonctions de direction et de management. L’égalité de genre doit être l’un des fils conducteurs de notre politique de gestion avec notamment comme objectifs une prise de conscience collective et le changement de certains reflexes.

A l’occasion de cette Journée internationale de la Femme, le SPF Affaires étrangères, Commerce Extérieur et Coopération au Développement ainsi que l’ensemble du réseau diplomatique de la Belgique à l’étranger se mobilisent autour du thème #ChooseToChallenge pour dénoncer les préjugés liés au genre et l’inégalité de genre. Vous pouvez suivre nos messages et nos actions sur les réseaux sociaux avec le hashtag #ChooseToChallenge.