Meryame Kitir présente le programme climatique belge pour le Sahel au Burkina Faso

Lors de sa visite de travail au Burkina Faso le 26 octobre, Meryame Kitir, Ministre de la Coopération au Développement et de la Politique des grandes villes, a présenté le programme climatique régional pour le Sahel. C'est la première fois que la Belgique investit dans un programme régional avec un accent spécifique sur l'action climatique internationale.

La Ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir est en visite de travail au Sahel, où elle a pu observer l’impact du changement climatique avec les autorités locales, la société civile et les partenaires internationaux. La région désertique du Sahel est particulièrement exposée au changement climatique. Cela engendre de graves conséquences sur le développement agricole local dans une région déjà vulnérable en raison de la pauvreté et des conflits armés. Un nouveau recul lié à des sécheresses prolongées et à la désertification placerait encore davantage de pression sur la stabilité de la région et les perspectives de vie de ses habitants.

 

Une action régionale

C’est la raison pour laquelle la Ministre Kitir a présenté le programme climatique régional belge pour le Sahel, ce mardi soir à Ouagadougou. Cette présentation s'est faite en présence du ministre de l'Environnement du Burkina Faso, Siméon Sawadogo. C'est la première fois que la Belgique investit dans un programme régional axé spécifiquement sur l'action climatique internationale. Au total, 50 millions d'euros seront alloués sur une période de cinq ans.

"Ici, au Sahel, vous pouvez littéralement voir la situation se détériorer. Mètre par mètre presque, on constate qui opère une avancée : les sécheresses extrêmes ou l'être humain. Avec ce programme climatique régional, nous pouvons faire la différence pour de très nombreuses personnes", a déclaré la Ministre Kitir. "Non seulement nos efforts font en sorte que les gens ici absorbent mieux les chocs du changement climatique. De par nos actions - comme la plantation d'arbres ou la régénération de terres épuisées - nous luttons aussi efficacement contre le changement climatique. Et c'est une bonne chose pour tous".

Au total, quelque 10 000 hectares de terre - soit environ 20 000 terrains de football - seront rendus à nouveau fertiles. Des investissements seront réalisés pour améliorer le stockage des eaux de pluie et planter des arbres. L'objectif est de soutenir des solutions locales durables et de protéger les écosystèmes existants, notamment le projet de la grande Muraille verte. En luttant contre la désertification, les communautés locales peuvent continuer à assurer une sécurité alimentaire à long terme.

 

Unir les forces

Avec ce plan, la Ministre Kitir ne veut pas seulement aider à mieux préparer la population du Sahel contre les conséquences du changement climatique. Une attention sera également accordée à l'élaboration de plans climatiques nationaux dans la région. Meryame Kitir plaide depuis un certain temps déjà en faveur d'une plus grande attention portée au climat. Par exemple, le budget consacré à l'action climatique internationale est actuellement supérieur de 70 % à celui de la législature précédente.

"Notre objectif premier est d'améliorer la situation des personnes les plus touchées par le changement climatique. Parallèlement, nous en profitons tous. En plantant des arbres en masse, par exemple, nous luttons contre les émissions de CO2. Et cela bénéficie à nous tous", conclut Meryame Kitir.

La Ministre Kitir participera à la COP26, début novembre, où elle soulignera l'importance d'unir les forces au niveau international pour agir contre le changement climatique. "Le changement climatique ne s'arrête pas à la frontière. Il nous affecte tous. Personne n'en doute après les inondations de l'été dernier. C'est pourquoi il est si important que nous unissions nos forces. Il n'y a qu'une seule façon de s'attaquer à la crise climatique. Et c'est ensemble."