Rencontre avec le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres

Ce jeudi 24 juin, le Premier Ministre Alexander De Croo rencontre, ensemble avec la Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès, la Ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir et la Ministre du Climat, de l’Environnement et du Développement durable Zakia Khattabi, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

La Belgique se réjouit d’accueillir cette première visite à l’étranger du Secrétaire Général, suite à sa réélection pour un second mandat (2022 à 2026). Nous saluons sa visite en parallèle aux institutions européennes. La Belgique attache une grande importance à cette relation, qu’elle a encouragée durant son mandat au Conseil de sécurité.

La Belgique est l’un des 51 membres fondateurs de l’ONU. Le multilatéralisme, au cœur duquel se trouve les Nations Unies, fait partie de l’ADN diplomatique de notre pays. En 2019 et 2020, la Belgique a siégé au Conseil de sécurité pour la sixième fois de son histoire. Elle a pu travailler à y construire le consensus sur des sujets diversifiés, de la protection des enfants en temps de conflit armé à l’accès humanitaire en Syrie, en passant par la lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves.

​La Belgique est convaincue que la coopération internationale et l’approche multilatérale offrent la meilleure réponse aux défis mondiaux. L’ONU joue à cet égard un rôle crucial, de par la diversité des domaines où elle est compétente : paix et la sécurité, droits humains, changement climatique, développement durable, désarmement, terrorisme, aide humanitaire, santé, égalité des genres, sécurité alimentaire, notamment.

L’engagement belge auprès de l’ONU se traduit dans les différents domaines d’action de l’organisation, y compris sur le terrain en Afrique, plus particulièrement au Sahel et en Afrique centrale, ainsi qu’au Moyen-Orient.

La prévention des conflits, le maintien et la consolidation de la paix sont des éléments essentiels de la politique belge en matière de paix et de sécurité. La Belgique est le 22ème plus grand contributeur (sur 193 Etats) au budget ordinaire de l’ONU et au budget des opérations de maintien de la paix. La Belgique déploie du personnel au sein de ces missions, notamment dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La Belgique soutient le Fonds de consolidation de la paix (10,5 millions EUR) qui permet des interventions rapides dans les Etats touchés par un conflit ou en situation de fragilité. La Belgique appuie par ailleurs depuis plusieurs années le travail du Secrétariat Général de l’ONU en matière de médiation. La Belgique soutient en outre des actions déminage sur le terrain via le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS), notamment en Irak et en Syrie, afin de stabiliser des zones reprises au groupe terroriste Daesh.

Les objectifs de développement durable et l’Agenda 2030 des Nations Unies sont également au cœur de l’action du gouvernement belge. Notre pays est particulièrement préoccupé par les inégalités et la pauvreté croissante dans les pays les moins développés, dont les conséquences ont encore été aggravées par la pandémie. Dès lors, la Belgique continuera à concentrer ses efforts dans le cadre de la protection sociale et d’un accès à des services de qualité.

Notre pays travaille avec une vingtaine d'organisations partenaires multilatérales qui ont été sélectionnées parce que leurs tâches principales sont étroitement alignées sur les priorités de la politique belge de développement: l'agriculture et la sécurité alimentaire (FAO, CGIAR), la santé (OMS, GFATM, ONUSIDA), les droits de l'homme (HCDH), le genre et les droits des femmes (ONU FEMMES), les droits des enfants (UNICEF), l'éducation (GPE), la bonne gouvernance et le renforcement des capacités (PNUD), la démographie et les droits sexuels et reproductifs (FNUAP), le travail décent (OIT), les migrations (OIM), l'environnement (PNUE), les industries des matières premières (EITI/EGPS) et le renforcement des capacités des pays partenaires en matière de financement du développement (FMI).

En matière de lutte contre le changement climatique, un budget supplémentaire de 12 millions EUR vient d’être décidé, pour aider les pays partenaires de la coopération au développement belge à respecter leurs engagements de l’Accord de Paris. Cette décision fait partie d’un ensemble de décision visant à augmenter de manière significative le financement international de la lutte contre le changement climatique.

Dans le cadre de la pandémie de COVID-19, la Belgique s’est engagée à faire don de 4 millions de doses à COVAX d’ici la fin de l’année et a contribué à hauteur de 4 millions EUR au mécanisme. COVAX, qui est codirigé par l’OMS, vise à donner un accès aux vaccins à tous les pays, en ce y compris les plus pauvres. En 2020, la Belgique a d’ailleurs mobilisé un montant de 25 millions EUR pour faire face à la propagation du virus dans les crises humanitaires. Ce montant est venu s’ajouter au budget humanitaire belge de 170 millions (2020).

En tant que membre fondateur des Nations Unies, la Belgique œuvre pour la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l'égalité et le respect de l'État de droit et des droits humains. Les questions prioritaires pour notre pays en matière de droits humains sont la lutte contre l'impunité, l'abolition de la peine de mort, les droits des femmes, les droits des enfants et la liberté d'expression. Notre pays a ratifié les principaux traités relatifs aux droits de l'homme et se porte à nouveau candidat au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour la période 2023-2025.

La Belgique soutient également les activités du Haut Commissariat aux droits de l'homme (HCDH), dont l'indépendance et l'impartialité doivent être garanties afin de promouvoir et de protéger les droits humains. Dans le cadre de la lutte contre l’impunité, la Belgique appuie aussi le travail des tribunaux pénaux internationaux et de courts mises en place avec l’appui de l’ONU, comme la Cour pénale spéciale en Centrafrique, grâce à l’envoi de personnel spécialisé. Notre pays a également assuré le rôle de point-focal pour la CPI durant son récent mandat au Conseil de sécurité.