Sophie Wilmès demande des efforts supplémentaires en vue du désarmement nucléaire

Ce lundi 22 février, la Vice-Première Ministre et Ministre de Affaires étrangères Sophie Wilmès s’est adressée à la Conférence du Désarmement à Genève, à l’occasion de son segment de haut niveau. La Conférence sur le Désarmement, dont la Belgique est membre permanent, a été constituée en 1979. Elle est à ce jour le seul instrument multilatéral dédié à la négociation d’accords de désarmement. Le désarmement et la non-prolifération sont des enjeux cruciaux pour la paix et la sécurité internationales et constituent à ce titre une priorité pour la politique étrangère de la Belgique.

A l’occasion de ce segment de haut niveau, la Ministre Wilmès a réaffirmé le soutien de la Belgique au Traité de non-prolifération en tant que rempart irremplaçable contre le risque de prolifération. Il constitue l’expression de notre aspiration à un monde sans armes nucléaires. A cet égard, il importe que l'Inde, Israël et le Pakistan se joignent au Traité, sans délai et sans préconditions.

La récente décision de prolonger le seul instrument légal imposant certaines limites sur les armes de longue portée des Etats-Unis et de la Russie, le traité ‘New START’, offre des perspectives rassurantes face à la crainte d’une nouvelle course aux armements. Cette décision démontre que le contrôle de l’armement joue un rôle fondamental en tant que mesure de confiance. La Belgique reste convaincue que des résultats concrets peuvent être atteints, même à un moment où les tensions géopolitiques affectent les relations et les dynamiques entre les parties concernées.

La Belgique encourage les Etats-Unis et la Russie à maintenant entamer des négociations afin de continuer à réduire le nombre d’armes déployées et mettre en œuvre une politique de démantèlement effective. Les autres Etats dotés de l’arme nucléaire, dont la Chine, doivent entreprendre des efforts supplémentaires afin de réduire le rôle des armes nucléaires et le volume de leurs arsenaux.

Un monde sans armes nucléaires comme la Belgique y aspire, ne verra pas le jour dans un monde où des essais nucléaires sont conduits. Il importe dès lors que le Traité d’interdiction complet des essais nucléaires soit universalisé et sa mise en œuvre assurée.

Un désarmement sans contrôle mène à un désarmement sans confiance. La Ministre Wilmès a réaffirmé à cet égard l’engagement de la Belgique au sein du Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire établi par les Etats-Unis