Plus de quarante pays participent jeudi à la conférence internationale « She Decides » à Bruxelles

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo accueillera ce jeudi à Bruxelles une vingtaine de délégations ministérielles à l’occasion de la Conférence internationale « She Decides ». Plus de quarante pays au total ont répondu à l’appel. Le Commissaire européen en charge du Développement Neven Mimica, le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP) Babatunde Osotimehin, la directrice exécutive d’ONU Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme Kate Gilmore et la sous-directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé Flavia Bustreo seront présents.
 
La  Conférence internationale « She Decides » de Bruxelles est une initiative du vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement Alexander De Croo, co-organisée avec les Pays-Bas, le Danemark et la Suède. La conférence « She Decides » se veut être le point de départ d’un large mouvement pour que l’on inscrive les droits des femmes et des filles en haut de l’agenda international dans les années à venir. Au total, quelque 400 représentants de gouvernements, organismes internationaux et ONG formeront un front pour la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles lors de la conférence. Outre les quatre co-organisateurs, des ministres notamment en charge du développement, des soins de santé et de l’égalité des droits d’Afghanistan, d’Albanie, du Canada, du Cap-Vert, du Tchad, d’Éthiopie, de Finlande, de France, du Luxembourg, du Mali, de Moldavie, de Mongolie, du Népal, de Norvège, du Portugal et du Vietnam prendront la parole et exprimeront leur soutien à Bruxelles.
 
« Lorsque nous avons pris cette initiative il y a un mois avec les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, nous ne pensions jamais mobiliser autant de pays en si peu de temps. Ce qui importe à présent, c’est de renforcer cette assise. Nous ne pouvons pas accepter que l’on refuse à des filles et des femmes l’accès à l’information sur le planning familial, la prévention du sida et les soins à la mère et à l’enfant. La santé et les droits sexuels et reproductifs sont un pan crucial de l’agenda de développement. J’ai la conviction que nous pourrons mobiliser beaucoup de personnes et de moyens financiers ce jeudi », a déclaré Alexander De Croo.
 
Des représentants d’ONG internationales et d’organismes spécialisés dans la santé et les droits sexuels et reproductifs et le planning familial, comme l’IPPF, l’Institut Guttmacher et Marie Stopes International, seront également présents jeudi à Bruxelles. Ils exposeront l’impact du décret du président américain consistant à ne plus soutenir financièrement les organisations actives dans le domaine du planning familial dans les pays en développement.