Voyager en Colombie : Conseils aux voyageurs

En voyage en Colombie ? Découvrez nos conseils de voyage pour cette destination. Les conseils aux voyageurs ont valeur d’avis et ne sont pas contraignants.

Sécurité générale en Colombie

Informations sur la sécurité générale en Colombie.
  1. Toujours valable le
  2. Dernière mise à jour le

Sécurité générale en Colombie

La situation sécuritaire en Colombie s’est améliorée ces dernières années. L’armée et la police ont maintenant un contrôle du territoire plus important qu’il y a environ 15 ans. Ceci ne veut cependant pas dire que la situation est sécurisée partout : outre les membres dissidents de l’ancienne guérilla des FARC, le mouvement rebelle ELN (plus petit) est toujours actif, et ces dernières années, des bandes criminelles, qui sont également une source d’insécurité, se sont constituées.

Il arrive parfois que l’on attire des personnes en Colombie par de fausses promesses, par exemple en leur faisant miroiter une importante somme d'argent. Les billets et l'hébergement sont organisés, mais une fois sur place, la promesse s'avère fausse et on tente d'utiliser le touriste à des fins criminelles, ou bien on l'abandonne à son sort.

Grandes villes

La visite d’attractions touristiques dans les grandes villes telles que Bogotá, Medellin ou Cali ne pose généralement pas de problèmes. Il faut toutefois prendre garde aux agressions qui surviennent fréquemment et dont les touristes imprudents sont victimes, comme des vols à la tire avec violences. Une tendance qui ne cesse de prendre de l'ampleur ces dernières années et qui vise parfois spécifiquement les touristes sont les agressions à la scopolamine, une poudre qui provoque fatigue, sommeil et perte de mémoire.

Il vaut donc mieux être vigilant et respecter un nombre de mesures de précaution :

  • Ne jamais porter sur soi des objets de valeur ou une grosse somme d'argent ;
  • Conserver sur soi une photocopie de son passeport et laisser ses documents dans le coffre-fort de l'hôtel ;
  • Rester sur vos gardes lorsque des inconnus vous adressent la parole dans la rue et surtout ne jamais accepter de boisson ni de cigarette de la part de ces personnes (en raison de la possible utilisation de scopolamine) ;
  • Garder un profil bas dans votre apparence lors de votre séjour, éviter tout signe extérieur de richesse (bijoux, vêtements ou chaussures de sport de marque) ;
  • Retirer de l’argent aux distributeurs automatiques situés uniquement dans des centres commerciaux ou dans des agences bancaires, avec la présence de gardes de sécurité ;
  • Ne jamais prendre un taxi dans la rue. Vous pouvez commander un taxi via l’hôtel ou une centrale de taxis ou encore via une application smartphone. Vous pouvez utiliser des applications telles que Tappsi Easy, Uber, Beat (qui fonctionnent toutefois seulement dans les grandes villes) qui enregistrent les données de votre trajet et celles du chauffeur. Attention : il est arrivé à plusieurs reprises dans les derniers mois que certains chauffeurs de taxi ou des applications susmentionnées droguent leurs clients (avec de la scopolamine) afin de les dérober. Soyez donc vigilants et vérifiez toujours l’identité du chauffeur et la plaque d’immatriculation de la voiture dans laquelle vous montez.
  • Ne pas se promener dans des zones où il y a peu de touristes et, plus généralement, dans les quartiers pauvres des grandes villes.
  • En cas d’agression, n'opposer aucune résistance. Essayez de rester calme et remettez vos effets personnels. Pour ce genre de situations, il est recommandé d'avoir sur soi une petite somme d'argent liquide que vous pourrez remettre facilement et rapidement.
  • Toujours être attentif à votre sac à main et à vos bagages et ne jamais les perdre de vue ;

 

En-dehors des grandes villes

Tous les déplacements non essentiels sont déconseillés vers :

  • le nord du département d'Antioquia et le sud des départements de Córdoba, Bolívar et Cesar ;
  • le nord du département de Santander et le sud du département de Norte de Santander ;
  • le nord-est des départements de Boyacá, Casanare et Vichada ;
  • le département de Guanía (à l'exception de la ville d'Inírida) ;
  • la partie centrale du département de Meta (à l'exception de la ville de Serranía de la Macarena) ;
  • la partie sud du département de Guaviare ;
  • les départements de Vaupés et d'Amazonas (à l'exception des villes de Leticia et de Puerto Nariño) ;
  • l'est du département de Putumayo ;
  • l'est du département de Nariño (à l'exception des villes de Pasto et d'Ipiales) ;
  • l'autoroute panaméricaine (RN25) entre Ipiales, Popayán et Cali.

Tous les voyages sont déconseillés vers :

  • le département d'Arauca ;
  • le nord-est du département du Norte de Santander (à l'exception de la ville de Cúcuta – uniquement les déplacements essentiels) ;
  • la zone frontalière avec le Venezuela ;
  • la zone frontalière avec l'Équateur (à l'exception de la ville d'Ipiales) ;
  • la zone frontalière avec le Panama ;
  • le département du Chocó (à l'exception de Bahía Solano et Nuquí) ;
  • le département de Valle del Cauca (à l'exception de la ville de Cali) ;
  • le département du Cauca (à l'exception de Popayán et de l'autoroute RN25 entre Cali et Ipiales – uniquement les déplacements indispensables) ;
  • l'ouest et le sud du département de Nariño ;
  • l'ouest et le sud du département de Putumayo ;
  • le département de Caquetá (à l'exception de la ville de Florencia) ;
  • le sud du département de Meta et le nord du département de Guaviare (à l'exception des villes de Caño Cristales et de San José de Guaviare).

Les anciens dissidents des FARC sont principalement actifs dans les départements de Guaviare, Caquetá, Putumayo, Cauca, Nariño et dans le nord d’Arauca. L’ELN est principalement présente dans les départements de Norte de Santander, Arauca, Chocó, Nariño, le sud de Bolivar, Antioquia, Córdoba, Cauca et Valle de Cauca.

Il est toujours recommandé de faire preuve de prudence. Les centres touristiques importants peuvent être visités en faisant preuve de vigilance, mais les voyageurs doivent s’informer soigneusement auprès des services de sécurité locaux (police) ou des agences de voyage locales avant d’entreprendre un voyage à l’extérieur des grands centres urbains.

Depuis janvier 2025, la situation sécuritaire dans la région de Catatumbo, située dans le nord-est de la Colombie à la frontière avec le Venezuela, est marquée par de violents combats entre groupes armés. Ceux-ci ont fait plusieurs dizaines de morts et causés le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Il est donc déconseillé de se rendre dans cette région et, en général, dans toutes les zones frontalières du pays.

Depuis juin 2025, une série d'attentats à la bombe et d'attaques armées ont été perpétrés à divers endroits dans les départements du Cauca et de la Vallée du Cauca (y compris dans la capitale, Cali), faisant plusieurs morts. Il est important de rester vigilant en permanence dans cette région et de suivre les consignes des autorités locales.

Les attractions touristiques telles que la zone du café autour de Armenia/Pereira/Manizales, Salento, les parcs nationaux qui sont décrits comme « sûrs » sur le site Parques Nacionales Naturales de Colombia, les centres touristiques ou les attractions touristiques dans des villes plus petites comme Carthagène, Barranquilla, Santa Marta, Pereira, Popayán, Pasto, sont en règle générale considérés comme sûrs. Comme dans les grandes villes, il convient d’éviter également les quartiers pauvres des plus petites villes en raison de la criminalité de rue. La côte Caraïbe et les îles de San Andres et Providencia sont aussi généralement sûres, en tenant compte des exceptions (voir ci-dessous)..

Dans d’autres zones du pays, la situation sécuritaire est moins prévisible. Des problèmes de sécurité causés par des confrontations entre l’armée et des groupes rebelles ou causés par des groupes criminels se présentent souvent à une échelle très locale et peuvent vite évoluer, de telle manière qu’il est impossible de donner un avis adéquat pour l’ensemble d’un département ou d’une région. Les attractions touristiques connues dans ces parties du pays peuvent généralement être visitées mais, dans ce cas, il est conseillé de ne pas voyager par ses propres moyens mais d‘organiser plutôt votre voyage à l’avance via une agence de voyage locale ou une personne de confiance. Cela vous permet de toujours savoir précisément vers où vous vous dirigez et comment vous atteindrez votre destination finale. Consultez aussi votre hôtel ou les services de sécurité pour tout déplacement.

Des voyages « alternatifs » et d'aventure à l'intérieur du pays sont possibles (tout en gardant à l’esprit les informations susmentionnées), tout comme la pratique de sports extrêmes comme le rafting, l'escalade, le base jump, parapente, etc. Il est cependant fortement recommandé de seulement procéder à ce type d'activités si l’on est accompagné et, pour éviter les accidents, sous la supervision professionnelle d'un organisme reconnu. Il convient de contracter pour ce type d’activités une assurance spécifique ou complémentaire.

Vous pouvez trouver des indications sur les voyages d'aventure sur le site du 
ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme et sur le site Colombia.travel.

Les liaisons routières entre les grands centres touristiques ne posent généralement pas de problèmes d’insécurité (à l’exception de possibles accidents de circulation ou de barrages lors de protestations sociales), du moment que vous voyagez en journée avec des sociétés de transport reconnues ou avec votre propre chauffeur (éventuellement recommandé par une agence de voyage ou une personne de confiance) et à condition que vous restiez sur les principaux axes de circulation. Louer soi-même une voiture est à éviter, compte tenu d’une mauvaise infrastructure routière (exceptée les grands axes autoroutiers), d’une signalisation insuffisante et de règles spécifiques qui ne sont pas d’application en Belgique (cf. rubrique Transport). Le nombre d’accidents de la route est nettement plus élevé qu’en Belgique. Voyager de nuit avec son propre véhicule est fortement déconseillé. Il est déconseillé d'effectuer tout déplacement non essentiel sur l'autoroute panaméricaine entre Ipiales, Popayán et Cali (RN25). En effet, des groupes armés et des bandes de trafiquants opèrent également le long de cet axe. Les autorités locales sont largement absentes. Ces bandes peuvent bloquer l'autoroute pour dépouiller les voyageurs.

En cas d'urgence, vous pouvez contacter le numéro de la police nationale 123.